Syrie : le cri d’alerte du monde médical
Une cinquantaine de personnalités du monde médical, dont trois lauréats du prix Nobel, ont appelé lundi les parties belligérantes en Syrie à épargner les hôpitaux et le personnel de santé et à lever toutes les restrictions sur l’acheminement des fournitures médicales. « Les attaques systématiques contre le personnel médical, les installations et les patients sont en train de détruire le système de soins syrien et de placer les civils dans la quasi-impossibilité de bénéficier des services médicaux essentiels », écrivent-ils dans une lettre ouverte publiée dans la revue médicale britannique Lancet.
Les signataires relèvent que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 37 % des hôpitaux syriens ont été détruits et 20 % sérieusement endommagés, tandis que 469 médecins ou infirmières sont en prison et environ 15 000 ont été contraints de fuir à l’étranger, selon le Centre de documentation sur les violations en Syrie. « Nous appelons le gouvernement syrien et toutes les parties belligérantes à épargner les hôpitaux, les ambulances, les installations et les fournitures médicales, les professionnels de santé ainsi que les patients, permettre à tous ceux qui en ont besoin d’avoir accès à un traitement et faire en sorte que ceux qui violent ces règles soient tenus pour responsables, conformément aux standards reconnus internationalement », indiquent-ils.
Ils invitent également l’ONU et les donateurs internationaux à « accroître leur soutien aux réseaux médicaux syriens, qu’ils soient situés dans les zones gouvernementales ou dans les zones contrôlées par l’opposition où, depuis le début du conflit, des professionnels de santé risquent leur vie pour fournir des services de santé essentiels dans un environnement extrêmement hostile ». Les signataires incluent l’ancienne directrice générale de l’OMS Gro Harlem Brundtland, Michel Kazatchkine, l’envoyé spécial de l’ONU pour le VIH/Sida en Europe de l’Est, le président international de Médecins sans frontières Unni Karunakara ainsi que les Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann (France) et Harald zu Hausen (Allemagne) et de chimie Peter Agre (États-Unis).
Les médias cherchent à montrer la « barbarie orientale »
Les tortures d’Abu al-Mote, lieutenant d’Assad:
Les médias occidentaux ont récemment publié des photographies des groupes groupes djihadistes effectuant des exécutions aux armes blanches, et voit en cela le sommet de la barbarie, il semble choqué et ses sentiments égratignés, face à une telle cruauté. Mais personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-More» en train de […]
Razan Zeitoun (avocate syrienne des Droits de l’homme)
Community · 3,719 Likesphotographies des groupes groupes djihadistes / صوراً لجماعات جهادية
Les médias occidentaux ont récemment publié des photographies des groupes groupes djihadistes effectuant des exécutions aux armes blanches, et voit en cela le sommet de la barbarie, il semble choqué et ses sentiments égratignés, face à une telle cruauté. Mais personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-More» en train de lier un sac plein d’eau au pénis de l’un des détenus sous la torture. Et personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-mote » vidant la poudre d’une balle sur la poitrine d’un détenu, puis allumant le feu. Et personne n’a de photos du lieutenant colonel « Abu al-mote» qui enflamme les sacs en nylon et en fait couler des goutes sur le corps du détenu. Personne n’a de photos dégageant l’odeur de chair brulée, quand le lieutenant colonel « Abu al-Mote » a été présenté en train de vider le bâton électrique dans le corps du détenu. Et aussi, des photos du détenu avant son exécution, suppliant de boire une goute d’eau. Tous les exécutés sont mort, alors qu’ils ont soifs.
Razan Zeitoun (avocate syrienne des Droits de l’homme)
ينشر الإعلام الغربي مؤخراً صوراً لجماعات جهادية تقوم بإعدامات بالسلاح الأبيض، ويرى في ذلك قمة البربرية ويبدو مصدوماً ومخدوش المشاعر تجاه تلك القسوة. لكن أحداً لا يملك صوراً للمقدم « أبو الموت » وهو يربط كيسا مملوءا بالمياه بالعضو الذكري لأحد المعتقلين أثناء تعذيبه. وأحدا لا يملك صورا للمقدم « أبو الموت » وهو يفرغ بارود رصاصة على صدر معتقل ويشعل بها النار. وأحدا لا يملك صورا للمقدم « أبو الموت » وهو يشعل أكياس النايلون ويجعلها تنقط على جسد المعتقل. أحدا لا يملك صورا تفوح منها رائحة اللحم المحترق حين كان المقدم أبو الموت يفرغ العصا الكهربائية في جسد المعتقل. ولا أيضا صورا للمعتقل قبيل إعدامه وهو يتوسل شربة ماء. جميع من أعدموا ماتوا وهم عطشى.
رزان زيتون
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La photo d’un djihadiste psychopathe qui décapite (à l’arme blanche) un fidèle du régime Assad fait la une dans plusieurs magazines en occident.
Des dizaines de syriens (des civils en majorité) tués chaque jour par l’armée d’Assad depuis plus de deux ans (à l’arme moderne: artillerie, aviation, missiles balistiques), avant et après « l’épisode chimique », est une info qui n’est souvent traité qu’en tant que fait divers.
C’est donc le « sensationnel » que certains médias cherchent. C’est la « barbarie orientale » qu’ils montrent, confortant ainsi une bonne partie de l’opinion publique dans sa passivité et son égoïsme: « ils sont tous des barbares ! Laissez-les régler leurs problèmes entre eux!»…
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Voir aussi: Décapitation de prêtres en Syrie: le subterfuge d’une fausse Katiba « rebelle », d’agents russes et iraniens.
Armes chimiques : les experts sceptiques sur l’accord américano-russe
Le Monde.fr avec AFP | 15.09.2013 à 17h25 • Mis à jour le 15.09.2013 à 21h05

Salué par la communauté internationale, l’accord américano-russe sur les armes chimiques syriennes, n’enthousiasme pas les experts, qui s’interrogent sur les conditions de son application. « La destruction de l’arsenal chimique à l’horizon novembre 2014, compte tenu de la guerre civile, je n’y crois pas », estime Olivier Lepick, spécialiste de la Fondation pour la recherche stratégique, dont le siège est à Paris.
« Cela paraît parfaitement fantaisiste. Dans une situation de paix, il faudrait plusieurs années. La Syrie n’a aucune infrastructure pour détruire ses armes chimiques. Il faut construire une usine, sans doute à plusieurs centaines de millions de dollars », poursuit-il. Les Etats-Unis et la Russie eux-mêmes n’ont toujours pas fini de détruire leurs propres stocks (respectivement 30 000 et 40 000 tonnes, selon le chercheur), alors qu’ils ont investi des milliards de dollars depuis le milieu des années 1990 pour se conformer à la convention d’interdiction de 1993.
Lire l’entretien avec Jean-Pascal Zanders, spécialiste des armes chimiques : Le désarmement chimique de la Syrie, « un cas unique dans l’histoire moderne »
Washngton et Moscou évaluent tous deux le stock syrien à 1 000 tonnes. Damas a une semaine pour livrer la liste de ses armes. Des inspecteurs doivent ensuite se rendre en Syrie en novembre afin de vérifier le processus de démantèlement, selon l’accord conclu samedi à Genève par les chefs de la diplomatie américaine, John Kerry, et Russe, Sergueï Lavrov. Il devrait s’agir d’inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui prépare « une feuille de route » pour des missions en Syrie, selon un communiqué de cet organisme dont le siège se trouve à La Haye.
UN ACCORD QUI PRÉSERVE LES INTÉRÊTS RUSSES ET AMÉRICAINS
Artisans de l’accord de Genève, les Etats-Unis et la Russie ne sont plus maîtres des échéances qu’il prévoit, affirme l’expert en armes chimiques, Jean-Pascal Zanders. Selon lui, les décisions vont maintenant être prises justement par l’OIAC, dont le conseil exécutif (CE) doit se réunir la semaine prochaine à La Haye.
« Le CE est souverain dans la prise de décisions. Les Etats-Unis et la Russie ne représentent qu’une voix chacun parmi les 41 membres. Je ne serais pas surpris qu’il n’y ait pas de consensus dans la prise de décision », poursuit M. Zanders. La Syrie a récemment annoncé qu’elle rejoignait l’OIAC.
Par la suite, la constitution d’une équipe d’inspecteurs compétents ne sera pas chose facile, même en deux mois d’ici à novembre, juge David Kay, ex-responsable de l’inspection des armes en Irak au moment de l’intervention américaine de 2003. « Il faut trouver des gens qui comprennent la fabrication des armes chimiques et le désarmement. Très franchement, fort de mon expérience en Irak, [je peux dire que] certaines personnes ne voudront pas aller dans une zone de combats », a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision américaine CNN.
Sur le terrain, comment détruire les stocks d’armes chimiques syriens ? « Il y a deux grandes méthodes : soit l’incinération, soit l’hydrolyse (en mélangeant l’eau aux agents chimiques, également à haute température) », souligne Olivier Lepick. Un transfert des armes chimiques de Syrie vers un autre pays est interdit par la convention de 1993. Certes, la Syrie a une frontière avec un pays qui n’a pas ratifié cette convention entrée en vigueur en 1997 – mais il s’agit d’Israël, l’ennemi juré de Damas, où un transfert n’est pas envisageable pour d’évidentes raisons politiques… « L’accord de Genève est un accord diplomatique qui préserve les intérêts des Russes et des Américains », conclut l’expert français Olivier Lepick.
OSLO LES NEGOCIATEURS DU VENT
par K. Selim
14 septembre 2013 – Le Quotidien d’Oran – Éditorial
Si des Palestiniens ont fêté le vingtième anniversaire des accords d’Oslo, ils ne doivent pas être nombreux et l’ont fêté en cachette.
Les plus lucides se désolent que les mises en garde répétées n’aient pas été entendues. Le spectacle est en effet terrible. La « percée historique » présumée du 13 septembre 1993 censée aboutir à un Etat palestinien en cinq ans est un exemple même de marché de dupes. Les seules « percées » ont été faites dans les territoires réduits devant être ceux de l’Etat de Palestine. Ce territoire est en effet percé de toute part de colonies sionistes destinées à devenir une « réalité » avec laquelle les responsables palestiniens doivent tenir compte.
Ainsi, pendant que « l’Autorité palestinienne » négociait du vent, Israël avec l’appui permanent des Etats-Unis changeait la « réalité » du terrain. Ceux qui ne ferment pas les yeux le constatent : il n’existe déjà plus de possibilité territoriale même d’un mini-Etat palestinien.
Bien entendu, les Etats arabes, obéissants à Washington, ont laissé les Palestiniens seuls face aux Américains et aux Israéliens. Car, à aucun moment de ce faux processus, pas même sous Obama à ses débuts, les Américains n’ont été médiateurs. Ils ont été constamment et de manière la plus perfide qui soit du côté d’Israël. En contrepartie, l’Autorité palestinienne a apporté une coopération « sécuritaire » honteuse et zélée qui assure la tranquillité à un occupant expansionniste.
Les graines de la division inter-palestinienne à venir ont été semées par l’application unilatérale des accords d’Oslo par l’Autorité palestinienne. Yasser Arafat a résisté à la tendance jusqu’à sa mort. Après lui, la « caste des négociateurs », une vraie création d’Oslo, a appliqué sans retenue son rôle de répression contre les Palestiniens. Le souci, servile et politiquement absurde, de se faire « accepter » par les Américains est devenu la ligne « politique » alors qu’il était manifeste que Washington ne fera rien qui déplairait à Israël.
Tous les Palestiniens des territoires occupés comme de la diaspora le constataient et le disaient, seuls les «négociateurs», enfermés dans leur bulle, flattés comme des enfants d’être « reçus » chez les grands ne le voyaient pas. Ou faisaient mine de ne pas le voir. Encouragés par les monarchies du Golfe et l’Egypte de Moubarak qui assurait le gardiennage de Ghaza.
PLUS PERSONNE NE DOUTE PLUS QU’OSLO, C’EST DU VENT. MÊME LES DIPLOMATES DES MONARCHIES DU GOLFE ! TOUT LE MONDE A FINI PAR DIRE AVEC AU MOINS QUINZE ANS DE RETARD QUE LES ACCORDS D’OSLO SONT MORTS.
LE PLUS FRAPPANT EST DE CONSTATER QU’UNE FOIS DE PLUS, POUR NE PAS DÉPLAIRE AUX AMÉRICAINS, MAHMOUD ABBAS ENVOIE SON « NÉGOCIATEUR EN CHEF » COURIR DERRIÈRE LE VENT. OSLO EST MORT, MAIS L’ILLUSION QUI L’A PERMIS EST ENCORE EN OEUVRE. AGGRAVÉE PAR LE SOUCI D’UN MAHMOUD ABBAS FINISSANT D’ABOUTIR À QUELQUE CHOSE AVANT DE « PARTIR ». QUITTE À CE QUE CE QUELQUE CHOSE SOIT DU RIEN ! CERTES, ON FAIT DIRE QUE MAHMOUD ABBAS « NÉGOCIE » AUJOURD’HUI SANS CONVICTION,
JUSTE POUR APPORTER LA « DÉMONSTRATION » AUX AMÉRICAINS QU’IL N’EST PAS UNE SOURCE DE BLOCAGE. OR, C’EST BIEN CE QUI EST DEMANDÉ AUX DIRIGEANTS DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE DEPUIS VINGT ANS : FAIRE SEMBLANT DE NÉGOCIER, COOPÉRER AU PLAN SÉCURITAIRE ET « DÉLÉGITIMER» LA RÉSISTANCE SOUS TOUTES SES FORMES. DANS CES NÉGOCIATIONS FUMEUSES, CE QU’OBTIENT ISRAËL, SOUTENU PAR LES ÉTATS-UNIS, N’EST PAS DU VENT.
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5187645
SYRIE. Damas disséminerait ses armes chimiques
Publié le 13-09-2013 à 06h50 – Mis à jour à 07h50
Par Le Nouvel Observateur avec AFP
Le régime chercherait à compliquer le travail des enquêteurs chargés de contrôler et de mettre en place le plan de démantèlement de l’arsenal chimique.
La Syrie a commencé à disséminer son arsenal chimique sur une cinquantaine de sites différents, dans le but de compliquer la tâche de ceux appelés à les contrôler, affirme vendredi 13 septembre le « Wall Street Journal ».
Le journal, qui cite des responsables américains anonymes, affirme qu’une unité militaire spécialisée, l’unité 450, déplace depuis des mois, y compris la semaine dernière, ces stocks d’armes chimiques, qui dépassent le millier de tonnes, selon des experts.
Ces armes chimiques ont commencé il y a environ un an à être déplacées depuis l’ouest de la Syrie où elles sont normalement stockées, vers deux douzaines de sites importants à travers le pays.
L’unité 450 a également commencé à avoir recours à des dizaines de sites plus petits, pour un total de quelque 50 sites disséminés à travers tout le pays, selon le journal.
En dépit de cette stratégie, les services de renseignement américain et israélien pensent toujours savoir où se trouvent l’essentiel de ces stocks d’armes chimiques, ajoute le quotidien américain des affaires.
Nous en savons nettement moins qu’il y a six mois quant à la localisation de ces armes chimiques », a toutefois reconnu l’un de ces responsables, cité par le journal.
Le président syrien Bachar al-Assad s’est engagé à envoyer aux Nations unies les documents nécessaires pour signer l’accord sur l’interdiction de l’utilisation des armes chimiques, tout en réclamant en échange des concessions importantes à Washington.
Américains et Russes ont entamé jeudi à Genève des discussions, prévues pour au moins deux jours, et auxquelles participent des experts en désarmement, qui portent sur la façon de placer l’arsenal chimique syrien sous contrôle international, une initiative lancée lundi par Moscou qui a éloigné la menace de frappes aériennes occidentales sur le régime de Damas.
Syrie : « Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction » – Yassin Al Haj Saleh
LE MONDE | 11.09.2013 | Propos recueillis par Benjamin Barthe
L’essayiste politique syrien Yassin Al-Haj Saleh est l’un des principaux théoriciens de la révolution anti-Assad. Agé de 52 ans, ancien membre du Parti communiste-bureau politique, il a vécu jusqu’au début du mois d’août dans la Ghouta, la banlieue de Damas touchée par l’attaque chimique du 21 août. Il réside désormais, clandestinement, dans une autre région de la Syrie. Le Monde a pu le contacter.
Que pensez-vous de la proposition russe visant à mettre l’arsenal chimique syrien sous contrôle ?
Yassin Al-Haj Saleh : L’initiative russe a brouillé les cartes et ouvert la porte à des manœuvres diplomatiques qui pourraient s’éterniser. Cette initiative n’aurait pas pu être possible si Moscou et le régime de Damas lui-même n’avaient pas senti l’hésitation occidentale. Ils ont offert à l’Occident ce qui pourrait lui permettre de ne pas intervenir. J’étais convaincu, depuis que l’on a évoqué la frappe à la suite du massacre à l’arme chimique commis par le régime Assad, qu’une telle réaction était trop morale et dénuée d’intérêts pour que les Américains l’adoptent.
Vous sentez-vous à nouveau abandonné par la communauté internationale ?
L’initiative russe et l’aval de principe des Occidentaux montrent l’immoralité du système international qui ne se préoccupe pas de la mort de dizaines de milliers de Syriens depuis trente mois. Dépouiller le régime de son arsenal chimique tout en le laissant en place, ce n’est pas faire justice. Depuis quand laisse-t-on un criminel libre s’il se contente de rendre l’arme du crime ? Les observateurs évoquent la satisfaction de « tout le monde » à la suite de cette initiative. Tout le monde peut-être, sauf le peuple syrien !
L’hypothèse de frappes contre le régime syrien a suscité et continue de susciter beaucoup de peurs en France, notamment celles d’un embrasement régional et d’une montée des djihadistes. Que répondez-vous ?
L’après-frappe suscite nos peurs aussi. C’est pour cela que si une attaque était finalement déclenchée, il faudrait qu’elle s’intègre dans une stratégie plus large, qui inclue de renverser le régime ou du moins de faciliter son renversement par les révolutionnaires. Si tout cela avait été fait il y a un an, la situation, aujourd’hui, aurait été meilleure pour tout le monde. Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction. Un pays entier, situé dans une région cruciale de la planète, est laissé en ruine. Les groupes djihadistes sont les seuls à bénéficier d’une situation de chaos généralisé. Le régime n’est pas un rempart contre eux, au contraire. Ils se légitiment l’un l’autre et coexistent parfaitement.
Au sein des gauches arabes et occidentales, beaucoup estiment que la révolution syrienne est instrumentalisée pour affaiblir le camp de la résistance à Israël. Votre avis ?
J’ai été membre de la branche du Parti communiste qui s’est opposée à Hafez Al-Assad [le père de l’actuel président syrien]. Puis j’ai été emprisonné de 1980 à 1996, et durant cette période, j’ai cessé d’être communiste. Il me semblait que le communisme étouffait les demandes de liberté et de justice. Je constate qu’en Syrie et ailleurs, beaucoup de communistes ont fait le contraire. Ils ont sacrifié la dimension morale, pour s’attacher au rite. Ces milieux sont restés en retrait de la révolution, car ils sont enfermés dans une mentalité de clan. Ils sont à l’écart de la lutte réelle des gens et compensent cette distance par des considérations externes, comme une pseudo-lutte contre les Etats-Unis.
Les Américains et les Israéliens ont sûrement des plans. Mais qui, sinon le régime, a détruit la Syrie, une destruction qui dépasse les rêves les plus fous de la droite israélienne ?
Quelles sont les conditions de vie dans la Ghouta ?
Depuis la libération de cette zone, le régime a coupé l’électricité, les réseaux de communication et l’eau, pour la punir. La population s’éclaire grâce à des générateurs électriques chinois. Le litre d’essence vaut presque 2 dollars et les générateurs consomment 1 litre par heure. Les plus pauvres se contentent de lampes de poche. Les gens vivent la plupart du temps dans les sous-sols, pour des raisons de sécurité. L’eau est utilisée d’abord pour boire ou se laver, et ensuite pour les toilettes. Mais la vie continue. Les gens cultivent des légumes sur des petits lopins, à un mètre de l’endroit où les corps sont enterrés. Le voisinage entre la mort et la vie est l’une des caractéristiques de la Ghouta.
Vous avez écrit très tôt que cette révolution était « impossible ». Pourquoi ? Une issue heureuse est-elle encore possible ?
Impossible parce que le régime n’est concerné que par sa perpétuation et qu’il est prêt à tout faire pour maintenir le clan Assad au pouvoir. Impossible aussi parce que la société est chargée de tensions, tant le régime l’a fracturée et a empêché l’émergence de forces alternatives. Mais la révolution impossible a eu lieu malgré tout. Je ne parlerai pas d’une fin heureuse. La seule chose qui pourrait apaiser un peu les douleurs des Syriens et qui permettrait d’ouvrir une nouvelle page, où tout sera difficile, est la chute du régime.
Benjamin Barthe
http://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/11/syrie-les-trente-derniers-mois-ont-demontre-que-la-pire-action-est-l-inaction_3475549_3218.html

Maysaloon : Elégie pour la bourgeoisie damascène
Ayez une pensée pour ces pauvres Syriens qui , dans leur voiture de luxe, chaque fois qu’il y a un regain de tension, font la navette entre Damas et Beyrouth. Quelle horreur pour eux : quitter leur luxueuse vie mondaine dans les quartiers chics bien protégés de Damas et se trouver confrontés aux types de Syriens qu’ils ont ignorés pendant les 40 dernières années.
Vous savez certainement de qui je parle. Je parle de ces petites gens qui ont nettoyé vos maisons, lavé vos voitures, livré vos courses , et qui , sans le vouloir, sont les sujets de vos médiocres talents de photographe et de vos écrits nostalgiques.
Oui, ces Syriens, ceux qui n’ont pas assez d’argent pour traverser directement le poste de Masnaa’ et qui doivent s’accroupir dans le soleil pendant que les gardes-frontières libanais les matraquent pour qu’ils restent dans les rangs.
Votre Syrie, c’ est la Syrie du jasmin et de la cardamome, des « mosaïques » et des temples millénaires construits par des civilisations mortes depuis longtemps.Rien à voir avec vous.
Leur Syrie, c’est celle des bidonvilles, du plastique et des vapeurs de diesel. Vous ne le savez pas, mais les Syriens sont les Mexicains du Liban. Accroupis ou debout au coin des rues ,ils attendent que quelqu’un les ramasse en voiture pour le nettoyage d’ une cour ou toute autre vile besogne.
Mais vos narines ne palpitent que lorsque c’est vous qui êtes en butte à la discrimination:on refuse votre visa ou votre démarche subit un retard. Alors seulement vous sortez votre mythe selon lequel si les Syriens sont méprisés ,c’est parce que de tous les peuples arabes ils sont les seuls à refuser de baisser la tête.
Eh bien j’ai du nouveau pour vous fiers Syriens qui refusez de courber la tête. Nous avons baissé la tête pendant 40 ans pendant que vous sirotiez votre café noir sur votre balcon à Damas et que vous écriviez de mauvais poèmes – et nous continuons à courber la tête parce que les Syriens ont toujours été traités comme de la crotte dans leur propre pays.
Vous ne l’avez pas remarqué parce que vous pouviez graisser les pattes pour ne pas avoir à incliner la tête du moins pas physiquement.
J’ai encore du nouveau pour vous. Le Damas dont vous pensez qu’il est le centre de l’univers est en fait une poussière insignifiante dont personne n’a entendu parler jusqu’à ce que la révolution montre au monde entier nos verrues et notre linge sale. Personne ne se soucie ni des remarques de Mark Twain sur Damas ni des mondains qui se sont arrêtés ici ou là. Vous étiez une jolie escale qu’ils ont oubliée aussitôt partis. Les gens veulent se souvenir de tout ce qu’ils ont dit et ça les intéresse peu de savoir que ce qu’ils ont dit était quelque chose d’important ou non sur votre ville.
Si on creuse assez profondément , on constatera que vous n’êtes même pas de cette ville. Personne ne l’est véritablement. La ville a été violée et pillée un si grand nombre de fois dans l’histoire que vous n’êtes en fait que les descendants des paysans qui ont maintenant le luxe de mépriser les nouveaux travailleurs venus de la campagne dans la capitale.
Et vous ne voyez même pas l’ironie de la situation. Comme ça vous plaisait de vous attabler à Bab Touma avec ces étrangers et parler entre égaux de politique ,d’art et de société !
Vous disiez que la Syrie est le pays des églises et des minarets, vous parliez de notre merveilleuse tolérance, vous disiez combien nous étions des Levantins courtois dans « la plus vieille du monde continuellement habitée »et riche d’une histoire de 5000 ans !
Vous êtes-vous jamais rendu compte que toute votre vie, vous vous êtes parés des plumes du paon ? Ça ne vous a jamais semblé bizarre que vous et tous ceux qui vous entouraient ne pouviez exister que parce que vos parents avaient des relations et de l’argent ? Vous n’avez jamais pensé qu’il était bizarre que, quoi que vous fassiez, si vous aviez la malchance de n’avoir que ce passeport syrien dont vous êtes si fiers, vous n’auriez pu trouver du travail que dans l’affaire de votre famille ?
Non cela n’était absolument pas bizarre ? Peut-être étrange ?Comme je suis bête ! Bien sûr ,ce n’était pas étrange puisque c’était tout ce que vous aviez jamais connu. Vous étiez peut-être allés à l’étranger pour étudier et découvrir un peu le monde, mais vous reveniez directement à ce petit monde sûr parce que au fond de vous-même vous aviez peur de vous lancer tout seul.
Vous bombiez le torse pour votre première dame « éduquée en Grande-Bretagne » qui traitait le pays comme si c’était un grand accessoire de mode. Vous parliez du « docteur » , de sa sagesse , de son humilité et de comment il entrait dans les restaurants et frayait avec les gens normaux.
Quand quelqu’un parlait de la Syrie, vous disiez toujours « nous » et vous n’avez jamais pensé un instant, pauvres mecs, que ce n’était jamais « nous » mais seulement «eux ». Vous étiez un accessoire que l’on insérait dans la petite maison de poupée de Syrie qui était une « mosaïque ». Leur Syrie était un gentil petit endroit à mentionner dans une brochure de voyage. Un pays dont on vous disait depuis votre âge le plus tendre qu’il avait eu une destinée particulière et importante.Une blague comme toutes les autres blagues sur les états arabes qui nous entourent.
C’est peut-être la raison pour laquelle les gouvernements arabes se détestent tellement ? Ils voient chez les autres les escrocs qu’ils sont devenus.
Donc, je regrette pour votre jasmin et vos nuits damascènes ,longues et magiques. Pour votre arak frais et pour les brochettes de kebab. Pour la tolérance religieuse et la mosaïque de cultures dont vous vous vantiez comme si elles vous appartenaient.
Je regrette également pour vous de n’avoir jamais vu les bidonvilles, les queues pour le pain et les miettes distribuées par le gouvernement ,les gens désespérés amassés devant les hôpitaux officiels, attendant d’y être soignés ou d’en voir sortir leurs êtres chers, la petite fille vendant des chewing-gums au feu rouge ou les jeunes travailleurs qui ont dû quitter leurs villages desséchés pour devenir des travailleurs occasionnels au Liban. Peut-être que si vous aviez vu tout cela avant le début de la révolution, vous auriez un tout petit peu réfléchi à votre vie et à la raison pour laquelle les choses étaient ainsi.
traduction : anniebannie /cc
La dernière histoire belge de Pierre Piccinin au secours d’Assad le chimique
anniebannie a eu l’occasion d’entendre Pierre Piccinin en personne et il lui inspire une grande confiance. Elle ne comprend pas comment il peut raconter nde tels « cracks ».(Bashar innocent)
Le « témoignage » qui vient au secours de Bachar le jour du vote du congrès américain, de la bouche de Pierre Piccinin da Prata. L’enseignant Belge et le journaliste italien Domenico Quirico ont été libérés après cinq mois de disparition en Syrie. Piccinin affirme à sa libération que « ce n’est pas le gouvernement Al-Assad qui a utilisé le gaz » toxique contre la population de Ghouta le matin du 21 août 2013:
« C’est un devoir moral de le dire. Ce n’est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat dans la banlieue de Damas. Nous en sommes certains suite à une conversation que nous avons surprise. Même s’il m’en coûte de le dire parce que depuis mai 2012 je soutiens férocement l’armée syrienne libre dans sa juste lutte pour la démocratie », a-t-il déclaré à Luc Gilson dans une interview enregistrée à Gembloux pour RTL-TVi (vidéos).
Pierre Piccinin avance un « argument » conspirationniste:
Selon ces officiers de la « rébellion » et ce qu’ils ont dit, ce n’est pas le Régime [Assad]. Ce qui aurait d’ailleurs été suicidaire de sa part. Je pense que certains Etats n’attendent que cela pour en découdre, pour des raisons qui sont peut être pas toujours très claires non plus. Euuuuh, le Régime [Assad] ne pouvait pas leur faire plus beau cadeau que d’utiliser cette arme qui de toute façon militairement en banlieue de Damas ne leur rapportait pas grand chose en terme de guerre.
Comment était-il au courant de la situation militaire au soir du 20 août à Ghouta Est? Le 21 août à 3h, le Régime lançait une offensive militaire contre Ghouta Est. Parmi les 1700 civils tués, la plupart l’ont été par les bombardements, des centaines par les Gaz (vidéos des explosions des missiles chimiques, et des habitants filmant l’empoisonnement massif). Du côté de l’opposition, des rumeurs disent que les missiles ont été tirés du mont Qassioun, une position occupée par les artilleurs de la 4eme division commandée par l’incontrôlable Maher Al Assad. Ils bombardent les faubourgs de Damas depuis plusieurs semaines. Du côté de la propagande du Régime, depuis Damas, le 22 août Thierry Meyssan confirmait lui même aux médias iraniens francophones, que le Régime lançait depuis la nuit une offensive contre Ghouta, concernant les auteurs de l’attaque chimique Meyssan, Piccinin et la propagande iranienne s’accordent une fois de plus.
La Revolution Syrienne en Français
SYRIE : Si ce n’est pas lui, c’est donc son frère…. Impulsif et cruel… Ainsi décrit-on cet homme de 45 ans féru de kickboxing. « Il est celui qui fait la sale besogne », témoigne depuis un pays du Golfe un ancien du régime. « Il est psychologiquement perturbé », avance même le politologue Antoine Basbous, spécialiste du monde arabe.

Pierre Piccinin termine par:
Aujourd’hui la révolution est submergée par un banditisme structuré […] ces katibas islamistes de combattants qui viennent d’Afghanistan d’Asie centrale […] je pense qu’il serait suicidaire pour l’occident de soutenir ces gens là.
Bizarrement Pierre Piccinin qui se présente comme politologue, devrait savoir que l’ »Occident » n’est pas uni, et ne cherche pas à armer « ces gens là« , au contraire, l’occident les crains. Des occidentaux ont choisi de répondre à certaines demandes révolutionnaires syriennes (pas jihadistes étrangères): armer la révolution syrienne et détruire les forces militaires du Régime Assad. Depuis un an, Piccinin le sait pourtant: « Nous demandons une zone d’exclusion aérienne ». » We demand a no-flight zone »: Activist Khaled Abou Salah in Paris (6 juillet 2012). Et Appel de l’Armée Syrienne Libre à la France. Appel du Conseil National Syrien a la communauté internationale (22 juin 2012).
Ce qui est intéressant c’est qu’un des prisonniers libérés aujourd’hui, n’est pas dupe (Domenico Quirico); l’autre (Pierre Piccinin) l’est totalement, à moins qu’il ne fasse mine de l’être…
La Stampa, en anglais publie aujourd’hui: « Quirico: “It is madness to say I knew it wasn’t Assad who used gas” »
Le journaliste italien de La Stampa Domenico Quirico a indiqué lundi au site internet de son journal qu’il n’avait aucune preuve de la provenance de l’attaque chimique en Syrie, alors que son compagnon d’infortune Pierre Piccinin affirme avec certitude que le gouvernement de Bachar al-Assad n’a pas utilisé de gaz sarin. « Je ne suis pas habitué à donner valeur de vérité aux discours écoutés à travers une porte », clarifie le journaliste. Pierre Piccinin et le journaliste italien Domenico Quirico, détenus en Syrie depuis le 8 avril, ont été libérés dimanche. A son arrivée en Belgique, l’enseignant belge a indiqué à plusieurs médias que les deux otages avaient surpris une conversation prouvant que le gouvernement syrien n’était pas à l’origine de l’attaque chimique du 21 août près de Damas.
Interrogé par le site internet de La Stampa, le journaliste italien précise cependant qu’il ne dispose d’aucune preuve qui confirme cette thèse. « Un jour, depuis la pièce dans laquelle nous étions retenus prisonniers, à travers une porte entrouverte, nous avons entendu une conversation en anglais via Skype entre trois hommes », raconte-t-il. « Lors de cette conversation, les hommes disaient que l’opération au gaz dans les deux quartiers de Damas avait été commise par les rebelles comme provocation, pour pousser l’Occident à agir. »
Domenico Quirico souligne cependant avec insistance qu’il n’a « aucune idée ni de la fiabilité ni de l’identité des personnes. Je ne suis absolument pas en mesure d’affirmer que cette conversation est basée sur des faits réels ou sur une rumeur. C’est une folie de dire que je sais que ce n’est pas Assad (Bachar al-Assad, le président syrien, ndlr) qui a utilisé le gaz.
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Évidemment, les deux otages n’avaient pas accès à l’information, mais ce qui est étonnant, c’est la nature des rares « informations » qui leur soient parvenues: la désinformation pro-Assad. Cela permet déjà d’avancer deux hypothèses:
_ Les kidnappeurs ont réalisé une mise en scène pour intoxiquer les otages.
_ Les kidnappeurs croient en la propagande d’Assad, de la Russie et de l’Iran au sujet de l’attaque de Gouta. Auquel cas ils devraient combattre les « rebelles à la solde du complot étranger« ? Donc pour Assad.
C’est la voix officielle du Kremlin qui avait lancé la première la rumeur de « provocation des rebelles« , qui s’est étoffée depuis. Le 23 août Le Parisien rapportait les mots choisis du Kremlin à l’attention les masses populaires mondiales. Le cynisme et les menaces du Kremlin étaient encore assumées deux jours après l’attaque:
13h35. Pour Moscou, l’attaque chimique était «clairement une provocation», mais les rebelles «empêchent» toute enquête objective.
13h53. La Russie juge «inacceptables» les appels en Europe à faire pression sur l’ONU. «Dans ce contexte de nouvelle vague de propagande anti-syrienne, nous pensons que les appels de quelques capitales européennes à faire pression sur le Conseil de sécurité de l’ONU et décider dès maintenant de recourir à la force sont inacceptables», indique le ministère russe des Affaires étrangères.
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La désinformation:
L’idée qui circule dans ces moments de buz médiatique, ce n’est même pas le modus operandi (écoute de la conversation qui révèle le « complot« ), mais un effet d’annonce plus basique:
deux journalistes otages // kidnappés par l’opposition barbare syrienne ont été libérés après 5 mois de torture // les tortionnaires reconnaissent que leur camp est l’auteur de l’attaque chimique // le Régime Assad est accusé injustement.
C’est l’idée principale qui circule avec ce genre d’effet d’annonce. La rumeur continue de circuler alors même que Domenico Quirico a démenti les paroles que la rumeur lui prête. Un peu comme un mail sincère que j’avais reçu: « t’as vu la vidéo des rebelles qui décapitent le père Mourad?« . La désinformation étant l’art de faire dire par l’ennemi ce que l’on souhaite lui faire dire.
Or, Pierre Piccinin en 2010 était déjà publié par les sites de propagande de l’axe Iran/Poutine/Hezbollah/Chavez. Sana, l’agence syrienne de désinformation aux ordres du système Assad, mettait en ligne sur son site sana.sy ce qui suit à propos de Pierre Piccinin:
Dans une interview avec le journal « La nouvelle République », le politologue Piccinin a critiqué l’image simpliste véhiculé par les médias sur les événements en Syrie, les qualifiant de « tout à fait fallacieuse », ajoutant qu’il y a plusieurs indices que l’opposition syrienne fournit aux médias occidentaux les informations trompeuses sur ce qui se passe dans le pays.
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Réactions sur les réseaux sociaux aujourd’hui:
_ Le morcellement des brigades al Farouq existe depuis longtemps. Les problèmes d’insubordination dans les rangs également. Mais faire croire que la révolution est terminé, s’est transformée en barbarie , lak shou a2oul la a2oul …. […] Mais encore une fois, c’est la meilleure du siècle celle là, un homme en détention qui ne sait même pas où il est, et ne connait [peut être] pas la date, et dont l’arabe est médiocre, innocente Bachar el assad. C’est une véritable histoire de dingue. Et enfin pour finir, le top du top, avec une histoire aussi sérieuse que des milliers de personnes qui meurent d’armes chimiques, il nous parle de « SCOOP » qu’il divulguera en temps approprié, lak alf ….
_ Le plus hallucinant c’est que la presse titre en reprenant son annonce, et comme 70% des gens sur internet commentent sans lire les articles, c’est son histoire belge qui va être reprise sur la blogosphère qui n’avait vraiment pas besoin de ça!
« Le pitoyable et déshumanisé Michel Collon a manqué de respect hier à toute l’humanité souffrante »
Qui peut encore croire à la sincérité de Frédéric Taddeï sachant que Michel Collon ne produit pas un travail de journaliste? C’est Taddeï qui a popularisé dans l’espace télévisuel francophone des employés du système de désinformation de l’axe KGB-Iran-Hezbollah-Assad: Alain Soral, Michel Collon, Bassam Tahhan… des conspirationnistes, diffuseurs francophones de propagande de guerre, haine, et désinformation, des provocateurs radicaux… et de nombreux idiots utiles et opportunistes démagogues qu’il serait contre-productif de citer ici.
France2 assure sa part d’audience pour le vendredi soir, en dégueulant sur des luttes menées par d’autres, et participant à leur isolement médiatique: Le titre malhonnête de l’émission d’hier » Capitalisme et guerre en Syrie » annonce la couleur du discours propagandiste. Ce hors sujet ne concernera que les pro-Assad: ceux qui s’assument ou qui s’ignorent.
L’émission a réalisé quelques montages qui mettent en doute la réalité chimique de l’attaque du 21 août et la culpabilité d’Assad, et cite notamment les fumeuses « photos satellites russes » annoncées par Thierry Meyssan le 22 août sur les chaines satellites iraniennes en français. Dans l’émission de Taddeï, c’est un manifestant britannique qui annonce la désinformation en anglais (les photos russes), re-traduite en français pour nos besoins: faire croire qu’il s’agit d’une information crédible. Le montage montre le révisionniste Jean-Luc Mélenchon: Qui se trouve mieux depuis qu’on [la France] a tout cassé en Libye? –
Ce sont les mercenaires et les loyalistes de Kadhafi qui ont tout cassé en Libye, la révolution c’était les civils qui se défendent, la coalition internationale était l’OTAN au service de la révolution. Seuls des ultra-conservateurs sont incapables de comprendre un concept aussi simple que la liberté, et les corrompus. Ce sont les libyens qui dénonçaient les bombardements kadhafistes tout au long de la libération: je le sais pour avoir diffusé des milliers de LEURS tweets et statuts Facebook. La Méluche préférait la désinformation kadhafiste élaborée pour l’étranger depuis Damas, Téhéran et Moscou, par la pire racaille propagandiste depuis le pacte germano-soviétique. Pour interroger les libyens sur les responsables des destructions dans leur pays, suivez ce lien et posez leur la question, ou celui-ci.
Sur « la guerre de Libye », évitez absolument les pages en français et en serbe! Mélenchistes et autres reliques de la Jamahiriya kadhafiste au troisième millénaire, pourront poster cette lettre type aux libyens: « Dear Al Qaïda, I’m a French so-called anti-imperialist, and I would like to know who « broke everything » in Libya in 2011? French army or pro-Gaddafi forces? thank you ».
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