Un photographe arrêté à deux reprises vendredi, la fin de la liberté de la presse en Belgique ?


by Thibault Kruyts , 4 comments

Ce vendredi 18 octobre, l’un de nos photographes s’est fait arrêter deux fois dans la même journée. Depuis une vingtaine de jours, dans le cadre de son actuel reportage pour “Press for more” sur la problématique des Afghans sans-papiers, il était régulièrement victime de menaces, intimidations et violences verbales de la part d’officiers de police. Voici son récit :

Des activistes ont lancé de la peinture rose et fermé à l'aide de cadenas les portes de l'Office des étrangers ce vendredi 18 octobre. ©Thibault Kruyts
Des activistes ont lancé de la peinture rose et fermé à l’aide de cadenas les portes de l’Office des étrangers ce vendredi 18 octobre. ©Thibault Kruyts

Cela fait presque deux ans que je travaille régulièrement comme photographe de presse. C’est un métier fascinant, aux multiples facettes et relativement étranger à toute routine. J’ai souvent l’occasion de couvrir les nombreuses manifestations dans la capitale, j’y côtoie entre autres des personnalités politiques, des ouvriers, des militants, des étudiants, des policiers… A force de se croiser, on se reconnait, se serre la main, on échange quelques mots. Les rapports sont généralement courtois entre les différents corps et je n’ai que très rarement subi des pressions avant de m’intéresser au sujet des Afghans.

Cependant, avant-hier, au cours d’une seule journée, j’ai été arrêté deux fois par les mêmes policiers. J’ai été victime de violences physiques et psychologiques, de menaces, d’humiliations et d’intimidations. Mes droits ont été à plusieurs reprises bafoués. J’ai vu mes images être saisies, volées et supprimées par la police. Aujourd’hui, j’ai peur pour ma sécurité et celle des gens que je photographie, ainsi que pour ma liberté à exercer le métier de photographe de presse. Le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles, M. De Coninck, était injoignable dès ma deuxième arrestation et ce malgré les nombreux appels de différentes rédactions.

Tout commence vendredi matin, lorsque je suis réveillé par le message d’un contact : « Action choc à 9 heures. Rendez-vous Gare du Nord ». En quelques minutes, le temps de prévenir l’un ou l’autre collègue et de prendre mon matériel, je suis sur la route. A deux pas des voies se situe l’Office des étrangers, tout y est encore calme à mon arrivée. En quelques instants, des ombres surgissent, cadenassent les portes et projettent de la peinture rose contre celles-ci, avant de disparaître sous les yeux ébahis des quelques badauds présents. Une équipe de TV Brussel, un citoyen-photographe et moi-même prenons alors des images de la scène. Deux minutes plus tard, cinq activistes arrivent, quatre d’entre eux s’allongent sur la chaussée tandis que le dernier, déguisé en Maggie de Block, s’enorgueillit de ces nouvelles victimes de sa politique.

Arrestation violente du photographe indépendant Thibault Kruyts par petite dizaine de policiers, après l'action devant l'Office des étrangers. ©Maxime Van Laere
Arrestation violente du photographe indépendant Thibault Kruyts par petite dizaine de policiers, après l’action devant l’Office des étrangers. ©Maxime Van Laere

De l’une des voitures bloquées sortent trois policiers en civils, interloqués. Après avoir demandé aux militants d’évacuer les lieux, alors qu’un seul portait son brassard, ils déplacent les corps inertes sur le côté de la route. J’ai photographié leur intervention dans sa totalité. L’action, comme les arrestations, se sont – selon moi – bien déroulées, l’ambiance semblait plutôt bon enfant. Cependant, des combis d’intervention arrivent en nombre dans les rues adjacentes. De loin, je remarque que l’équipe de TV Brussel se fait violemment interpeller alors qu’ils rejoignent leur voiture, idem pour le photographe-citoyen. Je vois quelques secondes après que des policiers se dirigent vers moi, accompagnés d’un agent de sécurité. J’ai reconnu le visage de plusieurs d’entre eux, ils étaient en effet venus harceler la semaine précédente les réfugiés afghans au 127, rue du Trône. Certains m’avaient ce jour-là menacé : « Toi, si on t’attrape, on va te niquer ta sale gueule, on va te démonter et détruire ton appareil photo ». Prenant peur, plus pour mon matériel que pour moi, je me mets à cavaler. L’agent de sécurité m’a rattrapé et immobilisé au milieu de la Gare du Nord, j’ai été très brutalement plaqué au sol et menotté par huit à dix agents de police selon les témoins. C’est sous bonne garde, plié en deux et tel un dangereux criminel que l’on me fait rentrer dans un combi. A cet instant, je les ai entendus dire « Tu vois, on t’avait dit qu’on te retrouverait, maintenant, tu vas le regretter ». Ils savaient que j’étais photographe de presse, ils me connaissaient. Le gradé m’avise que je suis désormais en garde à vue, mais refuse de me donner l’heure de mon arrestation (sans doute 9 h 30).

L’arrivée de manifestants afghans, accompagnés par une rédactrice Belga (avec qui je travaille comme freelance), modifie alors leurs priorités. Ils doivent rejoindre leurs collègues devant l’Office des étrangers. La rédactrice, ayant appris mon arrestation, vient trouver le commissaire pour confirmer mon identité, mon statut de photographe de presse et exiger ma libération immédiate. Après un temps certain, de nombreux coups de fil à M. De Coninck (porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles) de la part de la rédaction Belga et la pression d’officiers supérieurs m’ayant reconnu, mon statut passe de « garde à vue » à « témoin » forcé. Contre mon gré et sous de nombreuses menaces (saisie de mon matériel, entrave à une enquête, etc.), je suis emmené au commissariat de Bockstael. Un des policiers détient mon téléphone portable et mon matériel photo, je ne suis manifestement pas « libre » et mes droits sont bafoués. Ma carte mémoire me sera prise une fois sur place.

Libéré aux alentours de midi (soit deux bonnes heures après mon arrestation), je prends le métro pour rejoindre cinq militants devant le commissariat central de Bruxelles. Sur place, je discute avec eux pour avoir des informations quant au déroulement des événements auxquels je n’ai pas pu assister. Je les prends en photo pendant qu’ils scandent « Libérez nos camarades ! », une policière vient gentiment leur demander combien de temps ils comptent rester sur le trottoir en face du commissariat. Cinq minutes après, sans avertissement, ils sont très violemment arrêtés. Le commissaire lui-même vient me chercher, alors que j’étais à dix mètres de là, « Tu n’as pas compris avec ce matin ? Eh bien cette fois, tu vas comprendre et on va bien te le faire regretter », tels étaient ses mots. Aucun motif et de nouveau en arrestation administrative. Mon sac photo est immédiatement confisqué, je suis menotté, déshabillé et fouillé. Certains policiers, surpris de me revoir dans cette situation rocambolesque, ont essayé de demander à ce que je sois libéré, sans y parvenir. Je suis emmené en cellule, où je resterai durant cinq longues heures. Malgré des demandes répétées pour de l’eau ainsi qu’une gaufre, aucun d’entre nous n’a pu en avoir, mais nous avons subi les moqueries gratuites d’agents du commissariat. En sortant, j’ai pu découvrir que la majorité de mes images avait été supprimée et j’ai ressenti des douleurs lancinantes dans mon bras gauche toute la soirée.

Cette journée ubuesque marque un tournant important des rapports entre la Presse et les Forces de l’ordre. Des journalistes ont été volontairement inquiétés et j’ai été arrêté parce que je gênais certains officiers. Dans un pays démocratique, comment est-il possible d’en arriver à une telle situation ? De quel droit la Police peut-elle saisir et se servir des images d’un photo-journaliste alors qu’il n’y a aucun crime, seulement un petit délit qui s’effacera à l’aide d’un jet d’eau ? Photographes, rédacteurs, cameramen, preneurs de sons, sommes-nous encore libres d’exercer nos métiers d’Information, sans pour autant devenir involontairement des auxiliaires de police, ou nous faire arrêter pour refus de leur donner ce qu’ils veulent ? Un goût amer me reste dans la bouche. Je laisserai donc les derniers mots à Victor Hugo, ceux qu’il a prononcés le 11 septembre 1848 devant l’Assemblée :

« La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une c’est attenter à l’autre. Eh bien, toutes les fois que ce grand principe sera menacé, il ne manquera pas, sur tous ces bancs, d’orateurs de tous les partis pour se lever et pour protester comme je le fais aujourd’hui. La liberté de la presse, c’est la raison de tous cherchant à guider le pouvoir dans les voies de la justice et de la vérité. Favorisez, messieurs, favorisez cette grande liberté, ne lui faites pas obstacle ; songez que le jour où, après trente années de développement intellectuel et d’initiative par la pensée, on verrait ce principe sacré, ce principe lumineux, la liberté de la presse, s’amoindrir au milieu de nous, ce serait en France, ce serait en Europe, ce serait dans la civilisation tout entière l’effet d’un flambeau qui s’éteint ! »

source

La Belgique a extradé Nizar Trabelsi


Marc Metdepenningen et C.WE.
Mis en ligne il y a 2 heures

L’ancien footballeur professionnel tunisien a été extradé ce jeudi matin vers les Etats-Unis.

trabelsi

Lire aussi

Nizar Trabelsi a été extradé ce matin vers les États-Unis qui demandaient la livraison de ce Tunisien, condamné en Belgique à 10 ans de prison, pour un projet d’attentat contre la base aérienne de Kleine-Brogel.

Nizar Trabelsi est considéré par les États-Unis comme faisant partie d’Al-Qaïda. Il encourt la perpétuité aux États-Unis. Il avait quitté ce matin sa cellule de haute sécurité de la prison de Bruges pour être transféré vers la prison d’Ittre. Sa destination réelle était l’aéroport de Bruxelles-National.

Consternation

Amnesty International et la Ligue des Droits de l’Homme ont appris «avec consternation» et condamnent la décision ministérielle approuvant l’extradition de Nizar Trabelsi vers les États-Unis, ont indiqué jeudi les deux organisations dans un communiqué commun. Elles reprochent au gouvernement belge de pas avoir attendu «la décision de la Cour européenne des droits de l’homme à ce sujet».

«Contrairement à son habitude, le gouvernement belge n’a donc pas attendu ce jugement pour répondre à la demande américaine, annulant ainsi de facto une dernière possibilité de recours pour M. Trabelsi», dénoncent Amnesty International et la Ligue des Droits de l’Homme.

Les associations estiment que «la référence faite par la ministre de la Justice à l’arrêt du Conseil d’Etat n’est pas pertinente» et soulignent que «la décision du Conseil d’Etat est elle-même soumise à l’appréciation souveraine de la Cour européenne des droits de l’homme». Elles condamnent dès lors fermement «cette atteinte grave à la compétence de la Cour européenne des droits de l’homme que notre pays s’est pourtant engagé de longue date à respecter».

Nizar Trabelsi, condamné en 2003 à dix ans de prison pour crimes terroristes commis en Belgique, a été extradé jeudi vers les États-Unis à la suite de l’arrêt du Conseil d’État du 23 septembre qui avait confirmé la décision d’extradition vers ce pays. Les États-Unis ont délivré un mandat d’arrêt international à son encontre le 16 novembre 2007.

La Belgique, inégalitaire ? Il n’y a qu’à !


Béatrice Delvaux
Mis en ligne il y a 9 heures

Ce serait donc une légende. La Belgique ne serait plus cette société égalitaire que nous vantaient nombre d’enquêtes. Les chiffres de la Banque nationale sont très clairs : nous sommes (re)devenus un pays où la concentration d’un maximum de richesses se fait sur un minimum d’individus.

La situation n’est pas la pire d’Europe, mais la sonnette d’alarme avait déjà été tirée par ceux qui reconnaissent que notre pays a mieux résisté que d’autres à la crise économique, mais grâce aux mécanismes redistributifs – sécurité sociale, accès raisonnable aux soins de santé, à l’éducation, à l’indexation – et à l’importance de la classe moyenne. L’évolution spontanée creuse, elle, le fossé entre un noyau dur de 10 % de très pauvres qui cumulent tous les handicaps (chômage, logement précaire, assuétudes…) et les plus nantis qui cumulent les avantages, comme la capacité à payer à leurs enfants les très bonnes unifs, les cours particuliers, les spécialisations. Les inégalités se reproduisent d’une génération à l’autre.

Pour être en riche en Belgique, la voie royale est la détention d’un patrimoine. Qu’on se constitue par la Bourse, en touchant les rémunérations de haut cadre ou de top manager, mais surtout par héritage. Ce constat, non pas belge, mais qui vaut désormais pour nos sociétés, a été réalisé de façon remarquable et très remarquée par l’économiste français Thomas Piketty dans Le capital du XXIe siècle sorti il y a quelques semaines. C’est « le » livre à lire par les politiques.

L’économiste y montre de façon historiquement et économiquement implacable comment la fortune et le nombre des rentiers pourraient dépasser, aujourd’hui, ceux qu’on enregistrait du temps du Vautrin de Balzac, dans Le Père Goriot, au XIXe siècle. «  Le pire des mondes conjuguerait le cynisme de Vautrin et la bonne conscience des discours hyperdémocratiques dont on nous rebat les oreilles, pour justifier les très hautes rémunérations, au détriment de ceux qui ne seront jamais ni héritiers ni supercadres. Soit l’immense majorité de la population.  »

Et tout cela nous mène où ? «  Si vous prolongez la tendance actuelle jusqu’à 2040 ou 2050, prédit Piketty, les inégalités deviennent insoutenables. Même les plus fidèles adeptes du marché doivent s’en inquiéter. Or, les politiques ont les leviers pour résoudre la tension ou éviter l’explosion.  » Il suggère un impôt progressif sur le capital, parallèle à l’impôt progressif sur le revenu. Non pour se venger des riches mais pour garder le contrôle d’une dynamique mondiale explosive.

Une réforme fiscale ? Le sujet est sur la table du gouvernement belge et des différents partis depuis des mois. Personne n’ose sauter le pas, au-delà du bla-bla. Les différences idéologiques s’affrontent et l’approche des élections va sans doute empêcher toute avancée sur ce sujet très délicat pour les électeurs. Il n’y a pourtant, on le voit, plus le choix.

source

Liberté d’expression bafouée en Belgique aussi


A Monsieur Charles Picqué

Bourgmestre

Commune de St Gilles

Bruxelles, le 25 juillet 2013

Monsieur le Bourgmestre,

Cher Charles,

Je viens de recevoir copie d’un courrier émanant de vos services (M.Lemaine, réf 15539, copie jointe) adressé à « Bruxelles Action Palestine », lui refusant l’autorisation de distribuer des tracts au marché de la gare du Midi.

Permettez-moi de vous dire mon inquiétude devant ce refus.

Tout d’abord, le motif invoqué : « la forte affluence que connaît ce marché implique que toutes les conditions nécessaire au maintien de l’ordre public soient requises » me paraît consternant.

En effet, ce n’est pas la première fois que « Bruxelles Action Palestine » distribue des tracts sur ce marché et, à ma connaissance, il n’y a jamais eu un quelconque incident. De plus, suivant mes informations, un avis favorable avait été donné par les services de police.

La motivation de ce refus me paraît donc sans fondement et clairement tenir du prétexte.

D’autre part, cette interdiction est inquiétante du point de vue de la déontologie politique.

En effet, les actions de cette association visent à sensibiliser la population belge au drame que vit le peuple palestinien, opprimé depuis des dizaines d’années par un régime colonialiste qui a détruit plusieurs centaines de villages, qui chaque jour vole les maisons, l’eau et les terres, impose des lois d’apartheid, applique le nettoyage ethnique, utilise systématiquement la torture, même sur des gosses de 12 ans (Rapport de l’ONU du 20/6/2013)… tout en se prétendant démocratique.

Comme disait Desmond Tutu : « On est obligé de réagir devant ce drame. Celui qui se veut, ou se prétend neutre a, en réalité, choisi son camp ».

Monsieur le Bourgmestre,

Cher Charles,

Je ne peux croire que le progressiste que j’ai connu naguère entrave la liberté d’expression de ces citoyens belges qui militent pacifiquement pour les Droits de l’Homme.

En espérant sincèrement que cet incident est à mettre au compte d’une erreur administrative et que, dans le futur, cette association recevra un accueil positif à ses légitimes demandes.

Bien cordialement

Rudi

Jeff Bodart


5 ans qu’il s’est fait la malle, ce gredin… Consolons-nous avec 2 inédits MP3 à télécharger gratuitement sur son site et à découvrir (ou télécharger aussi en ligne) sur YOUTUBE avec leurs paroles. “Mourir vivant” et ”Quand je serai grand “, 2 chansons écrites par son ami et confident Thierry Robberecht et mise musique par lui-même et son guitariste de l’époque, Michel Krajewski. Vidéo avec paroles et Mp3 également disponibles aussi sur facebook (Bandpage), myspace, dailymotion, twitter, souncloud… Ecoutez, partagez et diffusez- les!
– “Mourir vivant”
”car le plus important est de mourir vivant.” Mourir jeune? Avant de vivre trop longtemps? Mission accomplie, Jeff.
– ”Quand je serai grand “
son site : http://www.jeffbodart.net/
Intuition précoce, préscience d’enfant? Thierry Robberecht l’a décidément bien compris!

Le Prix Nobel belge est décédé samedi. Il nous avait accordé un ultime entretien (LeSoir)


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C e que je viens de vous dire, c’est pour publier plus tard, quand je serai mort. Car je suis tout proche de la mort, je suis au bout du rouleau. » Nous sommes le lundi 8 avril

Lorsque ses deux filles, Anne –

Ce samedi 4 mai en début de soirée, Françoise nous a appelée pour nous dire que son père était parti le matin même, selon sa volonté, entouré des siens. Elle nous donne le «go» à la publication de cette interview posthume et évoque les derniers instants de son père: «C’était impressionnant. Il n’était que sourire, nous demandant de ne pas pleurer, nous disant que c’était un moment heureux. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui, au moment de sa mort, avait une telle force de vie. Il nous a quittés dans une grande sérénité, refusant la prise de calmants précédant l’injection décisive. Il est parti en nous disant Adieu et en nous souriant. »

Entre notre rencontre du lundi 8 avril et ce 4 mai, Christian de Duve n’avait donc pas changé d’avis. Ses enfants l’ont sondé, à plusieurs reprises: «C’est bien tentant de rester près de vous, leur a-t-il répondu, mais je dois partir maintenant. »

Ce mois précédant sa mort, il l’a mis notamment à profit pour écrire à ses amis, ses anciens collègues, à l’UCL, à la direction de son Institut, aux Etats-Unis, pour leur faire part de sa décision, et leur faire ses adieux. Il a lu leurs très nombreuses réponses, constatant une nouvelle fois la puissance et la densité de ce cercle qui s’est formé autour de lui au cours de ces 95 années d’une vie exceptionnelle. La vie d’un petit garçon né en 1917 qui a fait de la biochimie son arme de conquête de l’inconnu, son sésame pour la découverte des deux organes vivants des structures cellulaires. Ces fameux «

Etonnante décision que cette mort, pour ceux qui ont entendu et vu notre Prix Nobel en grande forme, à de multiples reprises ces dernières semaines en télé ou en radio. La sortie de sa passionnante autobiographie Sept vies en une chez Odile Jacob, sa fidèle éditrice, avait suscité un immense intérêt. A 95 ans – il en aurait eu 96 le 2 octobre

Lorsque nous le contactons cette semaine-là, sa fille le consulte et nous rappelle. Son père tient absolument à donner une interview au Soir mais me presse: puis-je venir très vite et publier aussi vite, de manière à ce qu’il puisse encore la lire? Elle me met dans la confidence de l’état de santé dégradé de son père mais rassure: il est devant son ordinateur, travaille. «La seule chose qui l’ennuie, c’est qu’il va devoir vous recevoir en robe de chambre, il demande si cela ne vous pose pas de souci? »

Nous accourons, le fameux lundi 8 avril, à Nethen, dans la maison où il a vécu avec sa femme, aujourd’hui disparue, et ses quatre enfants – dont Alain, professeur de bridge. Il fait grand soleil, ses filles me conduisent à l’étage. Le Prix Nobel est là, devant son bureau, face à cette fenêtre qui donne sur la nature brabançonne. Il sera durant deux heures malicieux, précis, patient, un peu essoufflé mais sans aucune trace de son malaise, passionné de bout en bout, attentionné. Il va réévoquer sa vie, la mort, les siens… Il va soudain nous livrer, avec une sérénité totale et une détermination absolue, son «scoop » comme il dit (lire ci-contre).

A la fin de l’entretien, il se lève, nous dit son bonheur d’avoir pu donner cette interview au Soir. Cet homme, qui vient de fixer la date de sa mort, est bouleversant de générosité et de dignité.

Il a été un géant, dit aujourd’hui sa fille Françoise. Le mot est faible. Samedi soir, elle nous a téléphoné pour nous libérer du secret dont nous étions dépositaires. Et donner le «go» à cette publication que son père avait planifiée, comme un point vraiment final à cette vie de 95 ans.

« 

BÉATRICE DELVAUX

source 

pour ledit entretien, il faudra attendre que LeSoir le mette en ligne

Ducarme: «Ce ne sont pas les mosquées qui recrutent les combattants belges en Syrie»


Ricardo Gutiérrez
Mis en ligne Vendredi 29 Mars 2013, 13h58

Le député MR Denis Ducarme dénonce « l’amalgame » opéré par son collègue CDH Georges Dallemagne, ce matin, sur les ondes de Bel RTL. « Stigmatiser les lieux de culte musulmans, ce n’est pas rendre service aux familles affectées par le départ de leurs enfants au combat ».

Le sang de Denis Ducarme n’a fait qu’un tour, ce matin, quand il a entendu le député CDH Georges Dallemagne mettre en cause, sur les ondes de Bel RTL (voir l’interview en vidéo ci-dessus), les mosquées bruxelloises dans le processus de recrutement des combattants belges en Syrie. «  Ceux qui connaissent le dossier savent que ce n’est pas du tout la filière, pour la simple raison que les mosquées radicales sont très surveillées. Les imams ne sont pas concernés ; ce sont d’autres lieux de radicalisation qui sont en cause : des maisons particulières, clandestines, sous la coupe d’activistes salafistes  ».

«  Si M. Dallemagne est si sûr de son fait, qu’il transmette donc la liste des mosquées radicales bruxelloises à la ministre CDH de l’Intérieur, Joëlle Milquet, afin qu’elle ordonne leur fermeture… Mais il ne le fera pas, car il fait dans le slogan populiste en ciblant de la sorte les lieux de culte islamique, et à travers eux, les communautés musulmanes. Les familles qui ont vu partir un enfant au combat sont victimes ; inutile de les accabler davantage  ! ».

Denis Ducarme estime que ce ne sont pas les mosquées qu’il faut viser, mais bien les recruteurs : «  La loi de 1979 sur le recrutement extra-terroriste punit les recruteurs de 3 mois à deux ans de prison ; le gouvernement fédéral peut, par ailleurs, prendre un arrêté royal pour interdire les engagements individuels. Les vraies pistes sont là  ».

Pour l’heure, 50 à 80 jeunes musulmans, originaire principalement d’Anvers et de la région bruxelloise, ont rejoint les rangs des milices qui combattent le régime de Bachar al-Assad, en Syrie. Une centaine de volontaires néerlandais participent également au combat. Jeudi, le président démissionnaire de la Coalition nationale syrienne (CNS), Moaz Al-Khatib, a demandé aux combattants étrangers de rentrer dans leur pays : «  Je dis à tous ces gens : si votre famille a besoin de vous, ne venez pas ici ».

source

Lettre ouverte au Secrétaire général du Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles


Lettre ouverte au Secrétaire général

 du

 Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles

Que s’est-il donc passé, Monsieur le Secrétaire général ?

C’est vrai ce qu’on peut lire dans la presse en ce moment ?

Que le coût de la remise en état du “Pathé-Palace” sera de 2,5 millions d’€ ?… Alors qu’un entrepreneur spécialisé s’engageait à le faire pour un million, il y a un an !

Que ces travaux qui attendent depuis mai 2004, ne débuteront pas avant un an et que le “Cinéma Palace” n’ouvrira ses portes que fin 2008, au mieux ?… Soit quatre ans de plus que ce qui était envisagé initialement !

Et si j’en crois votre interview d’il y a quelques mois dans le tram de TLB, le budget annuel de fonctionnement sera important… Alors que les responsables du “Consortium” (c’est le “petit nom” qu’ils s’étaient eux-mêmes donné) que vous aviez désignés pour la gestion du bâtiment, annonçaient qu’ils ne voulaient pas d’argent, seulement le bâtiment en état de marche, rien de plus !

Ça n’a pas l’air de baigner, non ?

On croyait pourtant que tout était bétonné quand, en avril 2004, vous avez proclamé que le projet présenté par le “Consortium” était le meilleur : ”Projet très réaliste et basé sur une analyse pertinente du cinéma en général, respectant totalement le cahier des charges, les recettes présentées sont prudemment estimées, la demande de subsides est réaliste… etc”

Un beau et gros bouquet de fleurs !

Un membre éminent du groupe élu déclarait même fièrement sur les antennes de la RTBF : “Nous étions les moins chers. Nous sommes bien heureux de recevoir le bâtiment et ne demandons pas d’argent !”

On n’attendait donc plus que l’ouverture de ce nouveau “Cinéma Palace”, après les quelques mois nécessaires pour la remise en état, bien entendu !

Et on a attendu, attendu…

Et aujourd’hui, plus d’un an après, vous nous dites qu’il faudra encore attendre au moins trois ans ?

Que s’est-il donc passé, Monsieur le Secrétaire général ?

Vous avez paumé votre calculette ?

Le disque dur de votre PC s’est scratché ?

Le Gouvernement a dépensé ses sous à autre chose et ne pourra rattraper le budget qu’en 2007 ?

Vous n’aviez pas bien lu le projet et ses conséquences concrètes ?

Elles étaient pourtant facilement déchiffrables dans les propositions budgétaires du “Consortium”.

Des dossiers se sont égarés dans les couloirs de votre Ministère ?

Si ça peut vous aider, je vous passerai copie de quelques-uns – assez curieux et intéressants – conservés dans mes archives.

Quand on pense que dès 2002 – c’est pas croyable comme le temps passe vite – vous avez fait le maximum pour que le “Pathé-Palace” soit attribué à “Cinéart” et consort.

Deux années de persévérance qui, il faut le reconnaître, n’ont pas toujours été faciles pour vous.

Il vous a d’abord fallu faire taire votre propre expert audiovisuel (moi-même) dont l’étude, demandée par le Directeur de Cabinet d’alors, et dont vous étiez informé en permanence avant tout le monde, aboutissait, après consultation de multiples spécialistes du cinéma (sans oublier vos propres services) à une conclusion qui n’allait pas dans le sens que vous vouliez.

Pensez donc ! Comme meilleur moyen de soutenir notre cinéma, cette étude proposait de créer, sous l’égide du Ministère (!), une “Maison de l’Image”, en collaboration avec l’ensemble des sociétés belges de production et de distribution… Et les organismes de cinéma des pays et régions de l’Union européenne.

En plus, le projet était soutenu par un bon paquet d’éminents professionnels, belges et étrangers.

Certains organismes européens envisageaient même d’investir financièrement en assumant le coût d’événements cinématographiques.

Dernier emmerdement : cette option avait été, dès août 2003, publiquement désignée par le Ministre Président de l’époque. Il voulait même que cette “Maison de l’Image” soit réalisée immédiatement après le départ du Théâtre National en juin 2004.

On aura tout vu : un projet  conçu par des gens “de gauche”, même pas membres du Parti, soutenu par des libéraux et des étrangers qu’on ne connaît même pas.

Je vous comprends, c’était assez emmerdant… Et, disons-le tout net : inadmissible !

Ça n’a pas été simple de vous débarrasser de votre expert indocile, mais – les astuces administratives ne sont pas faites pour les chiens, non ? – vous y êtes arrivé !

Fin 2003, les “compteurs” étaient remis à zéro.

Ouf !

Après ça, il a fallu créer un “Comité de sélection” qui aille dans le “bon sens”, avec vous-même comme Président (ça va de soi !) et concocter un “appel à propositions” praticable par le “Consortium”.

On ne se rend pas compte, mais c’est du boulot tout ça !

Ah! Il y a bien sûr eu quelques petits problèmes pour emporter la décision.

D’abord, il y avait les projets concurrents.

Mais pour les éliminer, la bonne vieille méthode des jugements lapidaires assénés sur un ton péremptoire est toujours efficace. Qui oserait douter de votre haute compétence et de celle de votre comité de sélection ? Qui oserait contester la pertinence de vos avis ?

En plus, la dialectique, ça vous connaît et pour évacuer les objections  vous ne craignez personne.

Petit dialogue imaginaire :

•   Le “Consortium” ne répond pas à plusieurs points, pourtant stipulés dans le cahier de charges ?

–  C’est nous qui décidons de la bonne lecture des textes officiels !

•   Des documents, légalement demandés, sont absents de son dossier de présentation ?

–  Sans importance !

•   Son projet ne fait aucune référence aux aspects européens et francophones, comme spécifié dans le 1er point

de l’appel à propositions ?

– Pas important non plus !

•   Il ne répond pas à certaines obligations, également exigées, comme la présentation d’un projet pédagogique ?

– Il s’est engagé à le faire plus tard !

•   Certaines propositions budgétaires sont visiblement bidon ?

–  C’est vous qui le dites. Moi, j’ai pas remarqué !

•   Certains membres du comité de sélection sont “en cheville” avec les promoteurs ?

–  Conflits d’intérêts ? Où ça ?

… Etc.

Il y a bien eu aussi quelques protestations. Toujours ces mauvais coucheurs qui sous prétexte d’éthique et de légalisme tentent d’empêcher les “arrangements”, pourtant tellement habituels dans notre beau pays de consensus.

Il y a même deux qui ont envisagé d’aller au Conseil d’Etat… Avec de très bonnes chances de gagner.

Mais quand ils se sont rendu compte que, s’ils faisaient ça, ils risquaient fort de pouvoir faire une croix sur leurs futures subventions et n’auraient sans doute plus un clou pour leurs prochains films… Ils ont préféré y renoncer.

Finalement, malgré le fait que vous considériez vous-même le projet comme un simple nouveau “Kladaradatsch” : “… un cinéma d’Art et Essai peu différencié de ceux qui existent déjà”… La décision est passée comme une lettre à la poste,

Votre constance était récompensée ! Tout allait bien dans le meilleur des mondes !

Silence dans les rangs ! Circulez, y a rien à voir ! Je te tiens, tu me tiens par la barbichette !

La routine, quoi !

Et puis… Bardaf, patatras !

Les réalités, ces conneries de réalités, sont revenues pointer leur nez quand il a fallu passer à la concrétisation et appliquer les structures et budgets proposés par le “Consortium”… Et acceptés par le Ministère !

La réunion de concertation a dû être assez cocasse.

N’y ayant pas été invité, je ne peux que me baser sur les propositions du dossier pour imaginer le dialogue :

•  Nous sommes donc d’accord concernant le budget de fonctionnement que vous avez proposé !

–        Minute ! Minute ! Bien sûr, on avait dit qu’on ne voulait pas d’argent, excepté un petit viatique de ± 100.000 € par an et, bien entendu, nos honoraires pour la conception de ce génial projet (150.000 € !).

On rigolait, c’était pour la promo ! Vous saviez quand même que ce budget ne tenait pas la route et qu’un

complexe de cinémas “art et essai” ne peut pas s’en sortir avec ça, non ?

•  Et concernant les recettes prévues pour le bar/restaurant ?

–        Faut avouer qu’on a un peu poussé – ne nous dites pas que vous ne l’aviez pas vu – en annonçant un chiffre d’affaires de plus d’un million d’€ par an. D’ailleurs un copain qui tient un restaurant dans le coin a bien rigolé quand il a su que nos estimations étaient “prudemment estimées” par vous !

… Et “grand merci” pour cette déclaration !

•  Mais pour la fréquentation, les chiffres mentionnés dans le cahier de charges sont corrects eux, non ?

–        Ben, là aussi faut avouer qu’on a un peu exagéré en annonçant que le “Cinéma Palace” attirerait rapidement 180.000 spectateurs par an (presque le double de l’Arenberg-Galeries) et générerait une recette d’environ un million d’€ !

Mais, relisez le dossier, on a seulement écrit que c’était un chiffre “prévisionnel” !

•  Il faudra monter une asbl ! Le Gouvernement n’est plus d’accord avec la création d’une société coopérative dans

laquelle le Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles ne pourrait siéger que de manière minoritaire.

–        Ah, bon ? Pourtant vous aviez justement exclu la “Maison de l’Image” parce que, notamment, elle proposait une asbl : “La structure asbl signifie qu’aucun profit n’est recherché et que le projet n’a aucune vocation commerciale“.

… Mais pas de problème, on s’arrangera !

•  Que va-t-il se passer avec l’Arenberg-Galeries qui ne se trouve qu’à quelques centaines de mètres de votre

complexe et propose également une programmation de films d’auteurs  ? Qu’allez-vous faire ?

–        C’est évident que la création du “Cinéma Palace” risque d’entraîner la faillite de l’Arenberg. Mais, rassurez-vous, “Cinéart” lui laissera quelques films du catalogue (ceux qu’on ne projettera pas chez nous) et on lui proposera aussi de collaborer à l’une ou l’autre manifestation.

Et puis, si l’Arenberg-Galeries devait fermer, on récupérerait son public, non ? Où est le problème ?

•  Comme nous n’aurons sans doute plus l’apport du sponsor qui proposait, pour le projet “Maison de l’Image”, un

investissement en projection numérique, le budget d’équipement audiovisuel sera important.

–        Ça, c’est pas notre problème ! Tout augmente si vite, n’est-ce pas !

•  Quelle sera la place des films de la Communauté Wallonie-Bruxelles ?

–        Réduite, évidemment !

C’est pas à vous qu’il faut expliquer que “Cinéart”, principal meneur de notre “Consortium”, est avant tout un

importateur de films étrangers !  Il n’y aura donc la place que pour quelques films autochtones !

C’est d’ailleurs pas à vous non plus qu’il faut apprendre qu’on ne produit, qu’une petite dizaine de longs-

métrages par an dans la Communauté, non ?

Mais rassurez-vous, on leur trouvera une “niche”… Et les apparences seront sauvegardées !

… Bref, on a du constater que la proposition de l’heureux élu ne tenait pas la route et que la Communauté Wallonie-Bruxelles allait devoir douiller !

On n’était pas sorti de l’auberge !

Mais, votre sens de la navigation à vue est bien connu.

Vous alliez certainement trouver les solutions pour que la boîte de Pandore reste fermée.

D’abord, et avant tout, appliquer vos leitmotivs préférés : “calmer le jeu”, “pas de vagues”, “profil bas”.

Pendant plus d’un an, on n’a quasiment plus parlé du projet !

Toujours ça de gagné !

Ensuite, comme tout passe par l’image – on en sait quelque chose dans certains appareils politiques qui vous sont proches – valoriser celle des promoteurs : octroi d’un subside de 50.000 € (plus 50.000 € du Pouvoir fédéral) pour une petite fête à Cannes en l’honneur du 30ème anniversaire de “Cinéart”… Sous le couvert d’une fête de la Communauté.

Très utile pour les “bonnes relations commerciales” de cette société privée avec ses fournisseurs étrangers… Pas évident pour la promotion de notre cinéma !

Personne n’a, apparemment, relevé le paradoxe.

Bien joué !

Enfin, en attendant de trouver une solution, occuper le terrain !

Poursuivre, comme vous le faites, la mise à disposition des parties utilisables du bâtiment à l’une ou l’autre manifestation (de préférence progressiste, c’est meilleur pour votre image).

Et comme ça, on aura l’impression que le “Cinéma Palace” fonctionne !

Continuez comme ça !

Ignorez les mauvais coucheurs qui parlent de déontologie et de démocratie !

Baratin tout ça !

Proclamez que ce sont de mauvais perdants ou qu’ils font le jeu de l’opposition réactionnaire (vous trouverez bien laquelle).

Ça marche à tous les coups !

Fusillez du regard les impudents qui oseraient poser des questions et demanderaient des comptes !

Clouez le bec à ces ingrats de cinéastes qui se réveilleraient et critiqueraient votre manière d’appliquer votre mission de service public !

Et n’oubliez pas de lancer d’autres initiatives pour maintenir le couvercle sur la marmite et “faire durer” !

Déjà deux ans de gagné !

D’ici 2008 ou 2009, beaucoup d’eau aura coulé dans le canal près de chez vous et d’ici là, le gouvernement actuel trouvera peut-être l’argent nécessaire pour le fonctionnement.

Faites gaffe quand même ! Evitez – ça fait mauvais genre – que ce “Cinéma Palace” ne devienne un petit  “Francorchamps culturel” ou un autre dossier du genre “Complexe Cinématographique Kihuy”, actuellement aux mains de la Justice et assez gênant pour votre camarade Mme Anne-Marie Lizin.

De toute façon, si Mesdames les Ministres Arena, Laanan et vous-même n’arrivez pas à trouver une porte de sortie, vous passerez la “patate chaude” au suivant.

Courage !

En traînant encore un peu, vous serez peut-être même à la retraite.

Ce ne sera plus votre problème !

Bien à vous

Rudi Barnet

(14/9/2005)

PS : Derrière cette protestation en forme de pamphlet, il y a surtout une profonde tristesse devant les pratiques “mandarinales” qui conduisent à ce genre de gâchis.

Aujourd’hui volontairement retiré des activités audiovisuelles de ce pays et collaborant exclusivement avec des professionnels et institutions étrangers, je garde le ferme espoir que ce bâtiment sera bientôt retiré au “Privé” – une asbl de façade n’abuse personne – et restitué aux professionnels du cinéma de la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Ils en ont bien besoin.

J’espère qu’ainsi nos créateurs pourront développer les collaborations, indispensables pour leur futur, avec les cinéastes indépendants des pays et régions d’Europe.

Reconnaître ses torts ou ses erreurs et tenter de les réparer grandit l’homme.

Je vous souhaite sincèrement d’avoir cette envergure.

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