Les Palestiniens vont « payer cher » le fait de se tourner vers l’ONU


Le Vif

Source: Belga
mercredi 02 avril 2014 à 10h45

Les Palestiniens vont « payer cher » leur décision de relancer leurs démarches d’adhésion aux agences de l’ONU et traités internationaux, a averti mercredi un ministre israélien, les menaçant de sanctions économiques, voire d’annexion de territoires occupés.

Le ministre israélien du Tourisme Uzi Landau. © Belga Image

 

« S’ils menacent maintenant (de se tourner vers les institutions de l’ONU), ils doivent savoir une chose: ils le paieront cher », a déclaré à la radio publique le ministre du Tourisme Uzi Landau.

Ce dernier n’a pas exclu la possibilité pour Israël d’annexer des portions de territoire palestinien occupé.

« L’une des mesures possibles serait pour Israël d’appliquer sa souveraineté sur des secteurs qui feront clairement partie de l’Etat d’Israël dans le cadre de toute solution future », a menacé M. Landau.

Le ministre faisait référence aux secteurs de la Cisjordanie occupée où sont implantés des colons juifs, Israël espérant conserver ces zones après un futur accord de paix.
Israël pourrait aussi prendre des mesures de rétorsion économique en intervenant « pour bloquer leurs aides financières ».
Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé mardi que la direction palestinienne avait décidé de demander l’adhésion à 15 agences et traités internationaux.

Cette décision intervient peu après l’annonce d’un nouvel appel d’offres par le gouvernement israélien pour 708 logements dans le quartier de colonisation de Gilo, à Jérusalem-Est occupée et annexée.

Un accord conclu sous l’égide du chef de la diplomatie américaine John Kerry a permis la reprise en juillet pour neuf mois des négociations de paix, un délai arrivant à échéance le 29 avril.
En vertu de cet accord, la direction palestinienne avait suspendu jusqu’à la fin des pourparlers toute démarche d’adhésion aux organisations et conventions internationales auxquelles le statut d’Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l’ONU lui donne accès.

En contrepartie, Israël s’engageait à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d’Oslo de 1993, dont les trois premiers groupes ont été relâchés. Mais le dernier contingent n’a pas été libéré comme prévu samedi dernier.

A la suite de l’annonce palestinienne mardi soir, M. Kerry a annulé une visite prévue mercredi à Ramallah pour rencontrer M. Abbas.

 

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L’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert reconnu coupable de corruption


lundi 31 mars 2014, par La Rédaction

Un tribunal de Tel-Aviv a condamné lundi l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert dans une nouvelle affaire de corruption. Ehud Olmert, impassible à la lecture du verdict, a été reconnu coupable d’avoir touché des pots-de-vin dans l’énorme scandale immobilier Holyland à Jérusalem, une première pour un chef de gouvernement en Israël. Maire de Jérusalem de 1993 à 2003, Ehud Olmert est considéré depuis 2010 comme le principal suspect dans cette affaire. Il aurait, selon l’accusation, touché 750 000 shekels, soit environ 156 000 euros.

« Nous parlons de corruption et de pratiques obscènes », a déclaré le juge, David Rosen, à la lecture du verdict. Il a dénoncé « un système politique corrompu qui a pourri avec les années (…) et dans lequel des centaines de milliers de shekels ont été transférés à des élus ». Ehud Olmert a menti à la cour pour tenter de ternir l’image du témoin de l’accusation, a ajouté le juge.

Ehud Olmert est devenu Premier ministre en mars 2006, succédant à Ariel Sharon, l’ex-homme fort de la droite, qu’il avait convaincu de créer un nouveau parti centriste, Kadima, en novembre 2005. Leader de Kadima jusqu’en 2008, il a été poussé à la démission du parti et du gouvernement par plusieurs affaires de corruption. En septembre 2012, il a été condamné à une peine légère d’un an avec sursis et à une amende après avoir été reconnu coupable d’abus de confiance dans l’affaire dite du « Centre d’investissement ». La justice l’a reconnu coupable d’avoir favorisé, en tant que ministre du Commerce et de l’Industrie (2003-2006), son ex-associé dans un cabinet d’avocats. Il a été acquitté dans deux autres dossiers de corruption.

source

« Le Diable Occidental s’habille en Prada »,



22 mars 2014

Saddam Hussein a déjà été exécuté, de même qu’Oussama ben Laden. Mais tout n’est pas perdu pour l’Occident éclairé. On a un nouveau diable. Il s’appelle Vladimir Poutine. Il déteste les homosexuels, alors les hauts responsables éclairés ne sont pas allés à Sotchi. Le voilà qui occupe une terre, alors on va lui imposer des sanctions. L’Occident crie partout comme un putois : Comment ose-t-il annexer le territoire de la Crimée ?

Les États-Unis est la superpuissance responsable du pire carnage commis depuis la Seconde Guerre mondiale. Les victimes ensanglantées nous implorent, enfouies sous la terre de Corée, du Vietnam, du Cambodge et du Laos, de l’Iraq, du Pakistan et de l’Afghanistan. Pendant des années, Washington s’est ingéré dans les affaires internes de l’Amérique Latine, comme si c’étaient les siennes, installant et renversant les régimes, bon gré mal gré.

Qui plus est, le nombre de détenus dans les prisons américaines et leur proportion par rapport à la population, est la plus élevée du monde, y compris la Chine et la Russie. Depuis 1977, 1.246 personnes, dont certaines étaient innocentes des accusations portées contre elles, ont été exécutées aux États-Unis. Huit états des USA restreignent la liberté d’expression contre l’homosexualité par des moyens qui ressemblent beaucoup à la loi anti-gay promulguée par Poutine. C’est cette superpuissance qui, avec ses alliés et ses états vassaux, crie haro sur le nouveau diable.

Ils protestent contre l’occupation de la péninsule de Crimée, comme si c’était l’occupation la plus épouvantable du monde. Pour ça, ils vont punir la Russie. Peut-être qu’ils vont même s’engager dans une guerre mondiale pour libérer Sébastopol. L’Amérique peut occuper l’Irak – la guerre contre la terreur, et les armes de destruction massive justifient cette action, comme tout le monde sait – mais la Russie n’a pas le droit d’envahir la Crimée. C’est une violation de la loi internationale. Même un référendum est une violation de la loi – que l’Occident observe si scrupuleusement, comme tout le monde sait.

Mais évidemment, la vérité est loin du monde de cette partialité moralisatrice, comme l’orient l’est de l’occident. L’annexion de la Crimée peut poser problème, mais moins que l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Elle est plus démocratique que le projet d’échange de territoires proposé par Avigdor Lieberman. Au moins, la Russie a demandé aux habitants sous quelle puissance souveraine ils voulaient vivre, ce à quoi Lieberman n’a jamais pensé.

Les raisons pour lesquelles la Russie a annexé la Crimée sont plus convaincantes que l’annexion de facto des territoires occupés par Israël. Les Russes et les Israéliens emploient la même terminologie : droits ancestraux et liens historiques. Les Israéliens ajoutent des raisons tirées de la Bible, et y ont incorporé les notions de caractère sacré et de croyance messianique. « La Crimée et Sébastopol retournent vers … leurs propres rivages, leur port d’attache, la Russie » selon Poutine. En Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahou parle du « rocher de notre existence ».

Mais, alors que la plupart des habitants de Crimée sont russes, la plupart des habitants des territoires sont palestiniens – la différence est minime, voire insignifiante…

La Russie est aussi plus honnête qu’Israël : Elle déclare son intention d’annexer le territoire. Israël, qui, à toutes fins utiles, a annexé ses territoires il y a longtemps, n’a jamais osé l’admettre.

L’occupation israélienne ne résonne pas dans le monde – pas de sanctions et sûrement pas de menaces de guerre – comme le fait l’occupation de la Crimée. Netanyahou n’est pas le diable, ni aux yeux des Américains, ni à ceux des Européens, et on ne parle jamais des violations de la loi internationale par Israël. L’occupation israélienne, qui est plus cruelle que celle de la Crimée, n’est pas reconnue comme telle, et l’Occident ne fait rien du tout pour y mettre définitivement fin. Les États-Unis et l’Europe lui fournissent même des fonds et des armes.

Cela ne veut pas dire que la Russie ne mérite pas d’être critiquée. L’héritage de l’Union Soviétique est horrible, et la démocratie en Russie est loin du réel, que ce soit la déclaration de guerre de Poutine contre les médias et la liberté d’expression, ou la honteuse affaire « Pussy Riot ». Il y a une montée de la corruption et, avec elle, le règne des oligarques. Poutine ne parle pas aussi noblement que le président des USA, Barack Obama, mais c’est l’Amérique et non la Russie, qui administre Guantanamo.

Malgré les pontifiants discours occidentaux sur la justice et le droit international, c’est en réalité le diable occidental qui s’habille en Prada, tandis qu’il en fait bien plus que la Russie pour saper ces valeurs dont il fait l’éloge. »

Gidéon Levy

Lettre ouverte aux acteurs culturels : ne vous mettez pas au service de la propagande israélienne




Dans quelques jours, l’Université de Liège accueillera une manifestation intitulée “Israël Autrement”, consacrée au développement de l’art vidéo en Israël et aux oeuvres de deux vidéastes israéliennes, suivi d’une rencontre avec une responsable du centre d’art contemporain de Tel-Aviv. (www.videographies.be/fr <http://www.videographies.be/fr> )


Les organisateurs proclament qu’ils veulent “

ouvrir des portes inattendues ou de porter un regard différent sur notre société globalisée et ses démons.”… Et annoncent qu’en mars 2015 “les artistes vidéastes palestiniens seront à leur tour invités à Liège”.


Avant d’en venir à l’essentiel, deux questions se posent :
  • Pourquoi n’y a-t-il aucun vidéaste israélo/palestinien, invité?

      N’y en a-t-il vraiment aucun(e) dans ces quelque 25% de citoyens israéliens d’origine autochtone?

  • Pourquoi annoncer dès aujourd’hui une manifestation, à organiser dans un an (!), qui accueillera des vidéastes palestiniens… “Pour, dans un dialogue aujourd’hui impossible, nous livrer leur vision”?
      Les organisateurs ont-ils quelque chose à se faire pardonner… préventivement?

Cet “Israël Autrement”, sous-titré “pour repenser Israël à travers l’art vidéo”, se situe (que les organisateurs liégeois en aient conscience ou non) dans le droit fil de la nouvelle stratégie de propagande, lancée courant 2013 par le régime israélien, pour redorer son image.

Une sourdine a été mise à l’assertion du “petit peuple qui se défend” (Argument peu crédible quand on sait qu’Israël est une des plus importantes puissances militaires de la planète!) et à la diabolisation des sympathisants des Palestiniens… Pour faire place aujourd’hui à un discours visant à faire accroire qu’il s’agit d’un conflit entre deux peuples pour un territoire et que seule la volonté de paix anime le régime israélien.
Cette proclamation d’équidistance (…il n’y a ni oppresseur, ni opprimé) est au centre de l’opération de propagande et, malheureusement, inhérente à la présentation de ”Israël Autrement”.
Elle permet
d’occulter les faits, de nier l’Histoire et d’escamoter les réalités “gênantes”, tels la colonisation violente, le nettoyage ethnique, la politique d’apartheid, les assassinats ciblés, la torture d’enfants de moins de douze ans (
Rapport UNICEF du 14/10/2013), le vol de terres, la destruction du patrimoine culturel palestinien… et autres exactions subies par ce peuple depuis plus de quatre-vingt ans.

Afin d’éviter si possible la multiplication d’événements comme “Israël Autrement”, il est important que les acteurs culturels de notre pays sachent que la culture, et principalement le cinéma, est le principal vecteur de cette

campagne de propagande à laquelle le gouvernement israélien consacre un budget très important.

Simple exemple de la “force de frappe” : la production israélienne de films documentaires financés par l’Etat est actuellement supérieure en nombre à ceux produits par le Benelux et le Danemark… réunis!
Les programmateurs des festivals de cinéma européens peuvent témoigner du déferlement de ces films donnant une image trompeuse des réalités israéliennes.

Pour renforcer encore l’impact de l’action, M. Netanyahu a récemment décidé d’injecter quelques 20 millions d’&euro supplémentaires dans cette campagne de désinformation et de reconquête de l’image médiatique.

Il n’est pas toujours aisé d’identifier et de résister à cet envahissement – guère d’écho et/ou d’analyse dans la presse belge – et il est heureux que d’éminents journalistes israéliens comme Gidéon Lévy, Amira Hass ou Michel Warschawski informent régulièrement sur ces opérations de propagande sournoise.Alors?
Il ne s’agit, en aucune manière, d’exclure systématiquement tout créateur israélien, ils sont nombreux à s’opposer aux agissements de leur gouvernement actuel.
Il s’agit seulement de s’informer et d’être vigilant… ce qui n’a vraisemblablement pas été le cas des organisateurs de “Israël Autrement”.En espérant que cette lettre aura permis d’alerter les acteurs culturels contre cette propagande subtile et insidieuse, qu’elle leur permettra de ne pas collaborer involontairement avec

ce régime dont l’idéologie fasciste était déjà dénoncée il y a plus de soixante ans par des personnalités comme Hanna Arendt et Albert Einstein (“New York Times” du 2/12/1948).


Rudi Barnet
Ancien expert pour l’audiovisuel (Ministère de la Communauté Wallonie-Bruxelles)
Ex-Directeur du Festival de San Sebastian
Concepteur de Wallimage


 

USA : La colère monte contre l’allégeance des politiciens au lobby israélien


jeudi 13 février 2014

Le quotidien Haaretz publie une lettre de Juifs américains qui s’en prennent au nouveau maire de New York pour ses déclarations de paillasson envers l’AIPAC, principal groupe de pression israélien aux Etats-Unis

« Vous n’êtes pas payé pour faire le chien-chien qui répond à la voix de son maître », écrivent 58 citoyens américains dans une lettre ouverte à Bill de Blasio, nouveau maire de New York.

Ce dernier aurait déclaré à l’occasion d’un récent gala à huis clos (presse non admise) de l’AIPAC : « Une partie de mon job consiste à défendre israël » et aurait promis : « La municipalité sera toujours ouverte à l’AIPAC, et si vous me faites signe parce que vous avez besoin de moi à vos côtés, à Washington ou ailleurs, je répondrai présent, avec plaisir ».

Ce à quoi 58 Juifs américains, qui comprennent des rabbins, des philantropes, des militants, journalistes et des écrivains, répondent que « L’AIPAC représente la droite la plus dure et extrémiste en israel et ne parle pas en notre nom »

Texte de la lettre en anglais :

January 29, 2014

An Open Letter to Mayor Bill de Blasio :

We are Jewish residents of New York who read, in the leaked transcript of your private speech to a meeting of AIPAC leaders, the following :

“City Hall will always be open to AIPAC. When you need me to stand by you in Washington or anywhere, I will answer the call and I’ll answer it happily ’cause that’s my job.”

We understand that the job of mayor of New York is a complex one that often calls for your participation on the international stage, and we would not presume to define your job for you. But we do know that the needs and concerns of many of your constituents–U.S. Jews like us among them–are not aligned with those of AIPAC, and that no, your job is not to do AIPAC’s bidding when they call you to do so. AIPAC speaks for Israel’s hard-line government and its right-wing supporters, and for them alone ; it does not speak for us.

Sincerely yours,

Ruth J. Abram

Karen R. Adler

Arlene Alda

Anita Altman

Esther Ann-Asch

Emanuel Ax

Peter Beinart

Andrew Berger

Loren Bevans

Martin I. Bresler

Kenneth David Burrows

Howard Clyman

Rabbi Rachel Cowan

Barbara Deinhardt

Barbara Dobkin

Eugene Eisner

Laurel W. Eisner

Daniel Engelstein

Eve Ensler

Danny Goldberg

Sally Gottesman

Linda Gottlieb

Laurence Greenwald

Jane Hirschmann

Erica Jong

Peter A. Joseph

Alice Kessler-Harris

Rabbi Sharon Kleinbaum

Gil Kulick

Martha Weinman Lear

Bobbie Leigh

Jonathan Leigh

Alan H. Levine

Rabbi Ellen Lippmann

Rabbi J. Rolando Matalon

Marilyn Kleinberg Neimark

Donna Nevel

Kathleen Peratis

Letty Cottin Pogrebin

Bertrand B. Pogrebin

Michael Ratner

Anne Roiphe

Betty Rollin

Al Ruben

Marlene Sanders

James Schamus

Dan Silverman

Beverly Solochek

Carla Singer

Rabbi Felicia Sol

Alisa Solomon

Gloria Steinem

Herbert Teitelbaum

Rebecca Vilkomerson

Rabbi Burton Visotzky

Peter Weiss

Jack Willis

Eugenia Zu

Source : http://www.haaretz.com/jewish-world…

CAPJPO-EuroPalestine

Boycotter Israël, une idée qui gagne du terrain


Boycotter Israël. Serait-ce le moyen pacifique ultime pour convaincre les Israéliens et leurs autorités d’accepter la légalité internationale et d’évacuer les territoires palestiniens occupés? Les partisans les plus zélés des droits des Palestiniens en sont persuadés depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est que l’idée progresse ces derniers temps dans le monde au point que d’aucuns en Israël, dont des ministres, s’en inquiètent très sérieusement.
De nombreuses voix au sein de la société civile palestinienne, lasses de voir les colonies juives dans les territoires occupés s’étendre sans réactions tangibles du monde extérieur, promeuvent ce type de pressions. Le 9 juillet 2005, une grosse centaine d’ONG, associations, syndicats et partis palestiniens avaient signé un appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël, sur le modèle de ce qu’a subi l’Afrique du Sud raciste naguère. Le texte appelait aussi à l’égalité pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël et demandait le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Dans le monde, les progrès des partisans du BDS ont d’abord été lents mais ensuite réguliers. Assez en tout cas pour décider la Knesset d’adopter le 11 juillet 2011 une loi qui autorise les poursuites judiciaires contre ceux qui prônent le boycott économique, culturel ou académique d’Israël. La légalité du boycott vu d’ailleurs dans le monde recouvre en revanche des réalités fluctuantes (1).
Des initiatives se sont en tout cas multipliées ces derniers mois, aux Etats-Unis et en Europe. Ainsi, dans un geste spectaculaire, plusieurs importants fonds européens, néerlandais et norvégien ont tout récemment retiré leur participation dans des banques israéliennes qui financent la colonisation. En tout, une dizaine de compagnies publiques et privées ont récemment rompu leurs liens avec des firmes israéliennes impliquées dans les colonies, selon un encadré publié la semaine dernière dans le grand quotidien israélien Yediot Aharonot.
La prise de position de l’ASA, aux States, a également frappé les esprits. Il s’agit d’un influent syndicat du monde universitaire américain qui a décidé en décembre 2013 de boycotter les institutions universitaires israéliennes – mais pas les individus qui y travaillent -, provoquant un choc dans la communauté américaine des universités, même si cette décision reste très minoritaire. Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a vivement réagi à cette nouvelle, estimant qu’elle démontrait «l’antisémitisme orwellien» de ses auteurs.
Le ralliement du fameux physicien britannique Stephen Hawking, en mai 2013, au boycott universitaire d’Israël, avait déjà jeté la stupeur dans ce pays: le professeur de mathématique de l’université de Cambridge avait adressé une lettre au président israélien, Shimon Peres, pour expliquer sa décision de ne pas assister de la conférence qu’il organisait en juin en Israël…

Les artistes, aussi…

La campagne BDS réunit aussi un certain nombre de personnalités du monde artistique, qui relaient le mot d’ordre de boycott dans leur domaine. Ainsi en est-il, par exemple du célèbre metteur en scène Ken Loach. Répondant aux questions du site lemuradesoreilles.org/ le 24 octobre dernier, le Britannique regrettait que l’Occident soutienne «un pays qui prétend être une démocratie, nous le soutenons à tous les niveaux, et pourtant, il est impliqué dans des crimes contre l’humanité. (…) Un boycott, c’est une tactique. Celle-ci est efficace contre Israël parce qu’Israël se présente comme un pilier culturel. Le boycott culturel le gêne donc beaucoup. Nous devrions n’être impliqués dans aucun projet soutenu par le gouvernement israélien. Les individus ne sont évidemment pas concernés, ce sont les actions de l’État israélien qu’il nous faut cibler».
Jean-Claude Lefort, ex-député communiste français et président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, insiste lui sur le droit des Palestiniens à établir un Etat. «Depuis plus de 40 ans, nous dit-il, pour ne pas remonter plus loin, le droit édicté par l’ONU est bafoué, refusé, défié cyniquement par les dirigeants israéliens qui ne s’en cachent pas: ils refusent l’existence d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Dans pareil cas, la communauté internationale devrait en tirer les conclusions et agir. (…) Le boycott c’est créer un mouvement citoyen pacifique visant à faire bouger les lignes jusqu’à rendre intenable l’inaction des autorités qualifiées. C’est contraindre les dirigeants israéliens à respecter le droit. Qu’ils le fassent et cette campagne s’arrêtera aussitôt.»

Bruxelles clarifie sa position

Même l’Union européenne s’y est mise. Non pas en adoptant les consignes du BDS, loin de là, mais au moins en clarifiant ses positions par rapport aux colonies juives. Le 19 juillet 2013, Bruxelles a ainsi promulgué au grand dam du gouvernement israélien ses «lignes directrices» qui excluent, à partir de 2014, la coopération de l’UE avec Israël les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza) et syrien (Golan) occupés depuis 1967.
Comme beaucoup de voix critiques d’Israël, l’UE entend concentrer son effort sur les colonies, illégales aux yeux du droit international. Un avis qui satisfait un pacifiste israélien vétéran comme Uri Avnery, qui nous donnait son avis chez lui à Tel-Aviv en novembre: «Nous voulons isoler les colons par rapport au public israélien, c’est une précondition avant de les déloger d’où ils sont. Mais si on boycotte tout Israël, le grand public israélien va au contraire se ranger dans le camp des colons, c’est donc contre-productif».
Une opinion partagée par… Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, telle qu’il l’a exprimée le 10 décembre et qui lui a valu une volée de bois vert en Palestine. Omar Barghouti, l’un des principaux porte-voix du mouvement BDS lâchait ainsi en réponse: «Il n’y a pas de parti politique palestinien, syndicat, réseau d’ONG ou organisation de masse qui ne soutienne le BDS. Aussi, un responsable palestinien dépourvu de mandat démocratique et de tout soutien public réel ne peut prétendre parler au nom du peuple palestinien quand il s’agit de décider de nos stratégies ou de notre résistance au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid israéliens».

«L’économie israélienne en pâtira»

En Israël même, la perspective d’un boycott croissant commence à faire réfléchir. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou va bientôt convoquer une réunion ministérielle qui y sera consacrée. Tzipi Livni, la ministre de la Justice qui est aussi en charge des négociations avec les Palestiniens, ne l’a pas attendu pour prévenir le 31 décembre: «Le boycott progresse de façon exponentielle. Ceux qui refusent de le voir vont finir par le ressentir».
Et elle n’est pas la seule responsable à tenir ce discours: en date de ce 31 janvier, cité sur le site de la Chambre de commerce France-Israël Israelvalley.com, le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid ne prend pas non plus de gants: «Si les négociations avec les Palestiniens échouent, dit-il, et que le boycott européen intervient, même partiellement, l’économie israélienne en pâtira et tout Israélien sera directement affecté, d’un point de vue économique. S’il n’y a pas de règlement politique entre l’Autorité palestinienne et Israël, alors l’économie israélienne connaîtra une phase de récession importante, préjudiciable à tout Israélien».
L’Américain John Kerry lui-même a saisi cette balle au bond pour faire pression sur l’Etat hébreu quand il a fait une allusion à cette perspective ce week-end en Allemagne: «Les risques pour Israël sont très grands, a-t-il déclaré à propos d’une faillite possible des pourparlers de paix israélo-palestiniennes dont il est l’initiateur. Les gens parlent de boycott. Cela s’intensifiera en cas d’échec. Nous avons tous intérêt à la solution de ce conflit. »
BAUDOUIN LOOS

(1) Nous avons interrogé François Dubuisson, chargé de cours de droit international à l’ULB, sur la légalité d’un boycott d’Israël.
«Les appels au boycott des produits originaires d’Israël lancés par des associations militantes s’inscrivent dans l’exercice de la liberté d’expression et sont dès lors légales, indépendamment de l’avis que l’on peut avoir sur leur opportunité. Il existe une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme accordant aux ONG une protection renforcée de leur liberté d’expression, compte tenu de leur rôle essentiel dans le débat public, et les autorisant même à recourir à une certaine dose d’exagération. En Belgique, il n’y a jamais eu de poursuites à l’égard des campagnes de boycott menées par diverses associations. En Europe, seule la France fait exception puisque plusieurs militants y ont été condamnés pour « incitation à la discrimination ». Mais les juges sont divisés, plusieurs décisions ayant acquitté les personnes poursuivies, considérant que l’appel citoyen au boycott est couvert par la liberté d’expression.»

NB Une version plus courte de cet article est parue dans Le Soir du samedi 1er février 2014 sous le titre «De plus en plus d’Européens et d’Américains conscientisés», en complément d’un reportage de Serge Dumont en Israël et dans les territoires occupés.

Exhortez l’ambassadrice d’Oxfam mondial à cesser de soutenir SodaStream


 

 

                      Le 10 janvier 2014, le profiteur de l’occupation SodaStream a annoncé que l’actrice d’Hollywood, Scarlett Johanson était devenue leur première ambassadrice mondiale de la Marque. Sa première action dans ce rôle sera d’être la vedette dans la publicité de SodaStream’s Super Bowl (football américain), qui sera diffusée pendant le quatrième quart du jeu le 2 février.

 

                                       Il se fait que Scarlett est aussi ambassadrice mondiale pour Oxfam, un rôle qui implique une responsabilité pour « accentuer la lutte contre la pauvreté et l’injustice. »

 

           Signez ici notre pétition à Scarlett : Ne soyez pas le visage de l’Occupation !  Sign our petition to Scarlett: Don’t Be the Face of Occupation! <http://org.salsalabs.com/dia/track.jsp?v=2&c=F0pG5igef2%2F2aku7UnVShRtITqcwVdzn>

                                                            

  SodaStream fabrique et distribue des produits carbonatés à domicile et des arômes pour limonades. Le site de production principal de la   compagnie se situe dans les colonies illégales de Cisjordanie, où la compagnie dissimule le fait que ses produits sont fabriqués dans une colonie en utilisant le label « Made in Israël ». En tant que fabricant d’une colonie israélienne, il exploite la terre le travail et les ressources palestiniennes.

 

En annonçant sa décision de faire équipe avec SodaStream, Scarlett a expliqué comment ce produit l’aidait à ne pas se sentir coupable parce qu’elle adore le goût de l’eau gazeuse mais déteste le gaspillage de bouteilles.

Click here <http://org.salsalabs.com/dia/track.jsp?v=2&c=ui1PItNd%2FGtZS5g5jdBgrBtITqcwVdzn>  pour faire savoir à Scarlett que l’occupation n’est pas verte ! En choisissant de situer sa fabrique dans une colonie israélienne, SodaStream soutient activement l’occupation militaire israélienne de la Cisjordanie, y compris la destruction environnementale que cette occupation a apportée aux terres palestiniennes.

La Super Bowl a lieu dans moins de deux semaines, vous devez donc agir maintenant pour envoyer le message que d’être vedette ( ??? shilling) pour des profiteurs de l’occupation est inacceptable.

 

 

De:                                                                      uscampaign=endtheoccupation.org@mail.salsalabs.net de la part de Ramah Kudaimi, US Campaign to End the Israeli Occupation [uscampaign@endtheoccupation.org]

Envoyé:                                                              mardi 21 janvier 2014 19:02

Miko Peled : dernières paroles sur Sharon


Je n’ai jamais compris comment l’on pouvait se réjouir de la mort de quelqu’un. Je me trouvais au Royaume-Uni lors du décès de Margaret Thatcher et j’ai donc été témoin des   réjouissances. Ces manifestations de joie à mesure que la nouvelle de la mort de la Dame de Fer se répandait dans le pays m’ont d’abord choqué car de fait  certains organisaient des fêtes pour célébrer son décès. En parcourant les différents parties du Royaume, surtout au pays de Galles et en Irlande, je me suis dit que lorsque Ariel Sharon mourra nous assisterons à des explosions de joie similaires.

 sharon-pic

Sharon est dans le coma depuis janvier 2006, plusieurs hémorragies cérébrales l’ayant laissé dans un état végétatif. Mais à présent,  on nous dit que ses reins lâchent et en Israël on craint sa mort imminente.

Je peux imaginer les longs éloges que nous devrons endurer à son enterrement : « un héros », « un grand dirigeant », « un génie militaire »; on  dira tout ceci et bien davantage. La presse récapitulera tous ses exploits militaires, toutes les batailles qu’il a gagnées, tous les ennemis, aussi bien militaires que politiques,  sur lesquels il l’a emporté. Sa fermeté de dirigeant israélien sera trompetée et on nous dira qu’il laissera le souvenir d’avoir tout donné à son pays.

Dans mon livre, le Fils du Général, parcours  d’un Israélien en Palestine, j’ai mentionné Sharon à plusieurs reprises en sa qualité de militaire cruel,  brillant et sans scrupules ainsi que de ministre de la défense et enfin de premier ministre.

Il est toutefois important de rétablir la vérité au sujet de cet homme avant que le flot nauséabond de condoléances, hypocrites et mensongères, ne déferle après sa mort.

Ariel Sharon était ambitieux. Il était brutal, avide, inflexible et malhonnête. Il avait un appétit insatiable du pouvoir, de la gloire et de la fortune. Ce caractère de tueur de sang-froid , sans pitié il l’a manifesté dès le début de sa carrière lorsqu’il commandait l’unité 101 de l’armée israélienne dans les années 50. L’unité 101 était  une brigade de commandos notoire ayant l’autorisation spéciale de tuer et de terroriser les Palestiniens. Elle a opéré principalement à Gaza,  mais également dans d’autres parties du pays et au-delà. L’unité 101 était si brutale et elle a causé tellement de morts innocentes que même d’après les normes israéliennes on  a estimé qu’elle était allée trop loin,  et elle a finalement été dissoute.

Sharon eut  des promotions et prit la tête d’autres unités dans l’armée israélienne se faisant un nom en tant que commandant prometteur ; tout le monde comptait qu’il serait un jour à la tête de l’armée israélienne ou chef d’état-major. Mais ce poste il ne l’eut jamais;  il fit beaucoup mieux. Sharon se lança dans la politique et fut proposé comme ministre de la défense lorsque Menahem Begin était premier ministre. En cette capacité,  il dirigea  l’invasion catastrophique du Liban en 1982.

L’invasion causa la mort d’innombrables Libanais et de Palestiniens, et de nombreux blessés et de personnes déplacées. Sharon a également commandité les massacres qui ont eu  lieu en septembre de la même année dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila près de Beyrouth, et ici encore, même d’après les normes israéliennes, Sharon était allée trop loin et il fut renvoyé.

Sharon a été blâmé pour son rôle dans le massacre de Sabra et Chatila et n’a pas pu accéder au poste de ministre de la défense, mais il a poursuivi sa carrière politique et sa sphère d’influence s’est étendue. En tant que ministre du logement et du développement,  il a contribué plus que tout autre aux politiques racistes et anti palestiniennes et à la corruption dans son ministère. On prétend que sous  son mandat, le budget du ministère était sans limite, et dépassait celui de la défense. Il pesa de tout son poids sur la colonisation et le déplacement de Palestiniens de ce qui avait été la Cisjordanie.

La chose la plus absurde qui ait jamais été dite au sujet de Sharon est qu’il était un homme de paix. Il avait « quitté » Gaza et « rendu » Gaza aux Palestiniens. Il avait agi pour la paix et en retour tout ce que reçut  Israël ce furent les roquettes tirées depuis Gaza. Le désengagement israélien de Gaza était une mesure cynique et unilatérale. Sharon a pu ainsi faire sortir les colons israéliens de Gaza, enfermer Gaza dans une prison et marquer quelques points auprès de l’administration étasunienne. Ce fut une initiative cruelle qui lui permit de suffoquer plus avant le peuple de Gaza qu’il avait décidé de détruire depuis le début de sa violente carrière. Mais les fiers Palestiniens ne se sont pas rendus et ils sont le rappel constant du sang qu’il a sur les mains.

On pourrait poursuivre le récit des crimes de Sharon ad infinitum. Maintenant qu’il est sur son lit de mort, et qu’il est près de pousser son dernier soupir, nous devons tous nous souvenir de ses victimes, des innombrables morts, des blessés et des personnes déplacées et rappeler au monde que cet homme n’était pas un héros mais un criminel.

Alors que j’écris ces lignes Ariel est toujours en vie,  si on peut appeler cela en vie et à beaucoup d’égards l’état dans lequel il se trouve pourrait être l’enfer qu’il mérite si abondamment

source

traduction : anniebannie

Israël décrète illégal un groupe de parlementaires européens


vendredi 3 janvier 2014

Le gouvernement israélien vient de déclarer illégal de Conseil européen pour les relations avec les Palestiniens, et les parlementaires européens qui en font partie risquent d’être arrêtés s’ils atterrissent à l’aéroport de Tel Aviv. On attend les réactions de nos gouvernements et de l’UE. Le député européen Geri Müller (Verts, Suisse), qui fait partie des « terroristes » ciblés par Israël, souligne que cela montre à quel point Israel est aux abois.

Le Council for European Palestinian Relations (CEPR) organise des voyages dans les territoires palestiniens pour des parlementaires européens, a expliqué vendredi à l’ats Geri Müller, revenant sur une information publiée par l’« Aargauer Zeitung » et la « Südostschweiz ». Le conseiller national n’a pris connaissance de l’interdiction du CEPR en Israël que via les médias.

La décision israélienne est un « acte désespéré d’un pays qui subit toujours davantage la critique internationale », a commenté M. Müller. Si les autorités israéliennes interdisaient d’entrée des parlementaires européens, cela constituerait une infraction au droit international.

Geri Müller est conseiller national depuis 2003, membre de la commission de politique extérieure. Israël l’a fortement critiqué lorsqu’il a été aperçu en janvier 2012 en compagnie de responsables du mouvement islamiste de libération palestinien Hamas au Palais fédéral. L’écologiste a été élu en mars maire de Baden (AG).

Source : http://www.romandie.com/news/n/Le_p…

Ce conseil commet entre autre le « crime » de demander la levée du siège de Gaza. Il a par ailleurs le culot de demander plus de transparence concernant les relations entre Israël et l’Europe, ainsi que le respect du droit international.

Le CEPR a organisé 6 délégations de députés européens au cours des trois dernières années. Celles-ci se sont rendues en Israël, en Cisjordanie et à Gaza.

Désormais tous ceux qui font partie de ce groupe européen, accusé d’avoir des relations avec le Hamas, et ceux qui ont des liens avec lui, peuvent se voir confisquer leur argent par Israël et être arrêtés, a rapporté le quotidien Haaretz.

Parmi ses membres 4 députés européens : les Britanniques Richard Howitt et Norman Warner, l’Allemande Alexandra Thein, et le Suisse Geri Müller.

 

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