Depuis mars 2011, le régime syrien arrête quotidiennement des dizaines de citoyens syriens. Le nombre des détenus avoisine aujourd’hui les 200 000. Divers rapports et témoignages montrent qu’ils sont pour la plupart soumis à la torture. Des milliers y ont succombé.
Les 55 000 photos des 11 000 prisonniers décédés, affamés, défigurés ou étranglés, dans les geôles du régime à Damas seule (jusqu’à août 2013) sont à la portée du monde entier depuis déjà six semaines. Elles témoignent de la barbarie et des crimes à échelle industrielle systématiquement pratiqués dans les prisons syriennes.
Nous – écrivains, chercheurs, artistes, anciens diplomates et enseignants – invitons tous les esprits libres et toutes les organisations internationales à exprimer leur solidarité avec les détenus syriens, et à lancer une campagne pour leur libération et pour le jugement des criminels responsables de leur souffrance et de leur mort.
Liberté pour tous les détenus et prisonniers politiques en Syrie.
Selon le département d’Etat américain, des délégués à ces pourparlers ont par ailleurs été désignés comme des « terroristes » par le régime syrien et leurs « biens ont été saisis ».
Louay Safi, porte-parole de l’opposition syrienne Genève, 28 janvier 2014 (Anja Niedringhaus/AP/SIPA)
Les Etats-Unis ont affirmé mercredi 26 février dans la soirée que la Syrie avait arrêté et placé en détention des membres des familles d’opposants qui s’étaient rendus à la conférence de paix dite Genève-2 fin janvier en Suisse.
Le département d’Etat a réclamé dans un communiqué que le régime syrien « libère immédiatement et sans condition tous ceux qui ont été injustement interpellés ». Les Etats-Unis se sont déclarés « outrés par des informations faisant état de l’arrestation par le régime Assad de membres des familles de la délégation de la Coalition de l’opposition syrienne aux pourparlers de Genève 2″.
Cette conférence s’était ouverte le 22 janvier en Suisse et les tractations entre Damas et l’opposition se sont poursuivies jusqu’au 15 février, mais sans produire aucun résultat. Selon le département d’Etat, des délégués à ces pourparlers ont été désignés comme des « terroristes » par le régime syrien et leurs « biens ont été saisis ».
En prenant pour cible des membres des familles des délégués de l’opposition qui avaient participé à Genève 2, le régime [syrien] non seulement défie la communauté internationale, mais cherche aussi à casser les aspirations légitimes du peuple syrien », s’est encore insurgée la diplomatie américaine.
Les Etats-Unis soutiennent l’opposition modérée en Syrie et oeuvrent à mettre sur pied une transition politique selon les contours d’un communiqué signé à Genève par les grandes puissances en juin 2012, mais jamais appliqué.
Sur le web : John Kerry : “Washington et Moscou doivent travailler ensemble sur l’Ukraine”
Les Syriens « sont en passe de devenir les réfugiés les plus nombreux dans le monde, dépassant les Afghans », a souligné mardi le Haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés Antonio Guterres.
S’adressant par vidéo-conférence à l’Assemblée générale de l’ONU, M. Guterres a lancé un nouvel appel à « un fort soutien international » pour les quelque 2,5 millions de réfugiés syriens et en faveur des pays voisins de la Syrie (Liban, Jordanie, Irak, Turquie, Egypte) qui les accueillent en très grand nombre. Il a appelé les autres pays à prendre leur part de cet « énorme fardeau ».
En proportion de sa population, a-t-il expliqué, si la France voulait accueillir autant de réfugiés syriens que le Liban, elle devrait en prendre en charge sur son sol 15 millions, et la Russie 32 millions et les Etats-Unis 71 millions.
Le chômage au Liban pourrait doubler d’ici la fin de l’année et la crise syrienne coûter au pays 7,5 milliards de dollars au total, a prédit M. Guterres, citant une étude de la Banque mondiale.
La Turquie, a-t-il précisé, a déjà dépensé 2,5 milliards de dollars pour aider les réfugiés syriens et elle en a accueilli dix fois plus que tous les pays de l’Union européenne réunis. Quant à la Jordanie, l’afflux massif de Syriens lui a coûté jusqu’à présent 1,7 milliard de dollars.
Selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), plus de cinq millions d’Afghans ont fui la guerre et la pauvreté au cours des trente dernières années, pour se réfugier principalement au Pakistan et en Iran, et il reste environ 2,55 millions de réfugiés afghans.
En 2013, le HCR avait indiqué avoir besoin de 30.000 places pour réinstaller des réfugiés syriens. Au final, 18.800 réfugiés syriens ont pu être réinstallés dans 20 pays, l’Allemagne en accueillant plus de 10.000.
Le conflit en Syrie qui va entrer dans sa quatrième année a fait plus de 140.000 morts et déplacé des millions de personnes.
Près de 2,5 millions de Syriens, dont 1,2 million d’enfants, se sont exilés, principalement dans les pays voisins: 935.000 au Liban, 574.000 en Jordanie, 613.000 en Turquie, 223.000 en Irak et 134.000 en Egypte, selon le HCR.
« Les voisins de la Syrie font d’énormes sacrifices pour protéger ceux qui fuient, contribuant ainsi de manière fondamentale à la stabilité régionale et mondiale », a conclu M. Guterres. Pour les autres pays, aider les réfugiés syriens « n’est pas une question de générosité, c’est dans leur propre intérêt au moment où le monde assiste à la désintégration sanglante de la Syrie ».
Il y a le constat par définition froid, et la réalité qui est elle abominable; totalement intolérable, mais honteusement tolérée. Le constat est que le deuxième round des négociations sur la Syrie s’est achevé ce WE sans l’ombre d’un quelconque progrès et sans qu’une date n’ai pu même être fixée pour une reprise des discussions.
Ces négociations ont deux parrains, les Etats-Unis et la Russie, elles sont menées sous l’égide de l’ONU, c’est à dire de l’ensemble des pays du monde. Le monde entier vient de laisser le pouvoir Syrien refuser, bloquer toute avancée sur la voie d’un compromis permettant de mettre un terme, à bientôt trois années d’horreur.
C’est un scandale en soit, mais le pire est que depuis l’ouverture de ces négociations, en moins d’un mois, la répression a fait 5000 morts de plus, que l’on continue en Syrie à torturer des enfants devant leurs parents. Que le largage sur les zones d’habitations, de barils explosifs par l’aviation du Régime s’est maintenant étendue à une dizaine de villes et d’agglomérations, et que l’opération humanitaire, que le pouvoir a finalement acceptée à Homs, se solde par une abjecte comédie!
Non seulement la dictature n’a laissé entrer dans cette ville affamée que très peu de secours alimentaires, non seulement elle a interdit le passage de tout matériel médical, mais elle a arrêté les hommes qui sortaient de cet enfer avec leurs familles. Elle a arrêté des civils auxquels étaient accrochés des enfants. Sous le prétexte, de leur dispenser_ c’est une citation de porte-parole officiel_ je cite donc:
« »des cours d’instruction religieuse afin de modifier leur interprétation erronée de l’Islam. » »
La dernière fois que des hommes ont ainsi été publiquement séparés de leurs familles c’était à Srébrénica. Et les corps de ces hommes avaient été retrouvés dans des fosses communes.
Avant qu’il ne soit trop tard on voudrait entendre le monde entier exiger séance tenante, la libération de ces pères de famille. On voudrait que ces obscénités sur les cours d’instruction religieuse provoque un tollé mondial mais, tendons l’oreille, cherchons un mot de protestation où que ce soit, et RIEN!
Rien qu’un silence général, celui de l’impuissance et de lâcheté, qui un jour écraseront de honte ces nouveaux témoins sourds et aveugles d’une nouvelle barbarie. Devant cette réalité là, l’analyse a quelque chose de dérisoire, et même indigne, mais il faut pourtant la tenter pour essayer de comprendre:
Des deux côtés de l’Atlantique les capitales occidentales condamnent l’obstruction organisée par le pouvoir syrien. Sortant de sa neutralité exigée, le médiateur de l’ONU lui même Lakhdar Brahimi a publiquement déploré que ce régime ait refusé d’aborder l’objet même de ces négociations: la mise en place d’une autorité gouvernementale de transition. Mais comme personne, à l’exception de la France, ne veut ni armer l’insurrection, ni frapper les installations militaires de la dictature, personne, ne veut admettre, que ces négociations ne servent aujourd’hui qu’à permettre au pouvoir, de gagner du temps.
Les occidentaux haussent le ton, mais espèrent seulement que la Russie voudra bien faire pression sur Bachar Al-Assad, et pendant ce temps les massacres continuent, impunément.
Quinze jours après un premier échec, une deuxième session de négociations à Genève entre l’opposition et le gouvernement syriens n’a permis aucune avancée pour trouver une issue politique au conflit en Syrie.
Le médiateur de l’ONU, Lakhdar Brahimi s’est dit « tout à fait désolé » et s’est excusé « auprès du peuple syrien dont les espoirs étaient si grands ».
Il a mis fin aux discussions, dans l’impasse depuis trois semaines, et n’a fixé aucune date pour une reprise.
« Je pense qu’il est préférable que chaque partie rentre et réfléchisse à ses responsabilités, et (dise) si elle veut que ce processus continue ou non », a déclaré M. Brahimi à la presse.
Il était prévu que ce deuxième cycle de discussions, commencé lundi dernier, s’achève samedi mais le médiateur en accord avec les deux délégations devait fixer une date pour une nouvelle réunion.
Le conflit en Syrie a fait plus de 140.000 morts depuis près de trois ans, a rapporté samedi une ONG syrienne qui s’appuie sur un large réseau de sources médicales et de militants à travers le pays.
Après le refus d’appliquer l’ordre du jour par la délégation du gouvernement syrien M. Brahimi a choisi de renvoyer tout le monde sans date de retour pour donner à chacun un temps de réflexion.
La dernière réunion à Genève entre l’opposition et le régime avait également échoué avec toutefois une avancée notable puisque pour la première fois les ennemis s’étaient parlés.
Cette fois aucun progrès n’a été enregistré après des discussions particulièrement difficiles.
Rendant compte de l’ultime rencontre, le médiateur a expliqué que les deux parties avaient adopté des positions difficilement conciliables.
« Le gouvernement considère que la question la plus importante est le terrorisme, l’opposition considère que la question la plus importante est l’autorité gouvernementale de transition », a-t-il dit ajoutant qu’il avait proposé d’évoquer d’abord « la violence et le terrorisme » pour passer ensuite au problème de « l’autorité gouvernementale ».
« Malheureusement le gouvernement a refusé, provoquant chez l’opposition le soupçon qu’ils ne veulent absolument pas parler de l’autorité gouvernementale de transition », a ajouté le médiateur.
« J’espère que les deux parties vont réfléchir un peu mieux et reviendront pour appliquer le communiqué de Genève », adopté en juin 2012 par les grandes puissances comme plan de règlement politique de ce conflit qui dure depuis près de trois ans.
« J’espère que ce temps de réflexion conduira en particulier le gouvernement à rassurer l’autre partie (sur le fait) que quand ils parlent d’appliquer le communiqué de Genève ils comprennent que l’autorité gouvernementale transitoire doit exercer les pleins pouvoirs exécutifs. Bien sûr combattre la violence est indispensable », a ajouté M. Brahimi.
L’exercice des « pleins pouvoirs exécutifs » reviendrait à priver le président Bachar al Assad de ses pouvoirs, même si cela n’est pas écrit explicitement dans le communiqué, d’où le blocage de Damas sur ce point.
Un troisième round de discussions avec le gouvernement syrien sans parler de transition politique serait « une perte de temps », a estimé le porte-parole de la délégation de l’opposition, M. Louai Safi.
« Le régime n’est pas sérieux (…) nous ne sommes pas ici pour négocier le communiqué de Genève mais pour l’appliquer », a-t-il ajouté à propos du plan de règlement politique en Syrie adopté par les grandes puissances. « Nous devons être sûr que le régime veut une solution politique et pas des tactiques pour gagner du temps », a encore affirmé M. Safi aux journalistes.
« Je suis désolé de dire qu’il n’y a rien de positif que nous puissions retenir », a-t-il estimé à propos de ces négociations sous médiation de l’ONU entamées le 22 janvier sous la pression de la communauté internationale, en particulier les parrains russe et américain de la Conférence.
Côté gouvernemental, le chef des négociateurs, l’ambassadeur syrien auprès de l’ONU Bachar Jafari s’en est tenu à accuser l’opposition « de ne pas respecter l’agenda », affirmant qu’il fallait d’abord conclure « par une vision commune » sur le premier point, la lutte contre la violence et le terrorisme avant de passer à un autre.
M. Brahimi a indiqué qu’il allait rendre compte à New York au Secrétaire général Ban Ki-moon et qu’il espérait que se tiendrait une réunion avec lui et les deux chefs de la diplomatie russe et américaine Sergei Lavrov et John Kerry.
Un appel jeudi aux parrains russes et américains de la Conférence n’a produit aucun effet et les Etats-Unis interpellent désormais publiquement la Russie pour lui demander d’en faire plus pour obtenir de la flexibilité de la part de son allié, le régime syrien.
« Nous demandons aux Russes, très franchement, d’en faire beaucoup plus, parce qu’il n’y a pas beaucoup de pays qui peuvent avoir une influence sur le régime », a souligné vendredi la porte-parole adjointe du Département d’Etat, Marie Harf.
Le président Barak Obama, qui a reçu vendredi en Californie le roi Abdallah II de Jordanie a exprimé sa frustration et annoncé sa décision de faire davantage pression sur le régime syrien.
(15-02-2014 – Avec les agences de presse)
« Liberté pour A’bdelaziz Khayyer
et tous les détenus d’opinion Syriens »
Toneelstuk « Minaretten van Damascus » is ondersteund door Cultuur Antenne van district Antwerpen.
Kunnen jullie dit activiteit bekend maken bij je achterban. Een deel van de inkomsten gaan naar SOS Syrian Children, een Antwerpse organisatie door Syriërs die hulpgoederen aan de Syrische kinderen stuurt.
De flyer :
Nodige info zijn:
Minaretten van Damascus
Een toneelstuk door Omar Nahas met onder andere Leila Boukhelif en Regie Wim Loots
Hoshang is een Syrische dichter. Hij vlucht uit Damascus naar Antwerpen. Hier leert hij Eric en Oma Paula kenen. Oma Paula ontfermt zich over deze vreemdeling en vertelt over de Tweede Wereld Oorlog. Eric leert hem Nederlands. De dichter schrijft in zijn nieuwe taal de mooiste gedichten over vrede.
« Oorlog is oorlog. Het is een monster in de ogen van slachtoffers waar dan ook op de wereld »
Voorstellingen: Zondagen 23 februari, 9 en 23 maart. Telkens van 15:00 uur. ATLAS Carnotstraat 110, 2060 Antwerpen. 23 februari is bijna volgeboekt.
Clip vidéo de la chanson « LA DAME DE DAMAS ». Texte de Jean Pierre Filiu, musique de Catherine Vincent, dessins de Paolo Cossi et image d’Antoine Héberlé. Marseille août 2013
LA DAME DE DAMAS
Texte de Jean-Pierre Filiu
Je suis né sous le père, j’ai grandi sous le fils
J’ai dû chanter leur gloire, j’ai enduré leurs vices
Jamais de jamais je n’aurais cru voir leur fin
Jamais de jamais je n’aurais cru vivre enfin
Ce fut une longue nuit, longue de quarante ans
Ce fut l’ère du mensonge, le règne des brigands
J’ai perdu mes amis, j’ai langui mes parents
J’ai ruminé ma peine, j’ai enterré l’instant
La dame de Damas s’est levée ce matin
Liberté dans les cœurs, aube à portée de main
Ce ne sont pas des lions, ce ne sont que des chiens
Aboyeurs enragés, ivres de leur venin
La Syrie leur est due et nous sommes leurs serfs
Un pays aux Assad, et pour nous la misère
Nous n’étions que deux cents quand le mur est tombé
Le mur de cette peur longtemps accumulée
Un cri de nos poitrines en écho a vibré
Nous ne voulons que Dieu, Syrie et liberté
La dame de Damas s’est levée ce matin
Liberté dans les cœurs, aube à portée de main
C’était au mois de mars, deux mille onze est l’année
Nous n’étions que deux cents, sur nous ils ont tiré
Cette armée surarmée ne sait qu’est la pitié
D’un vendredi à l’autre nous devînmes des milliers
Il portait un couffin vers la ville assiégée
Les marches étaient de paix en rameaux d’oliviers
Il n’avait que treize ans, ils l’ont défiguré
Hamza est son prénom de toute éternité
La dame de Damas s’est levée ce matin
Liberté dans les cœurs, aube à portée de main
C’est une guerre civile, martelait le tyran
De sa voix haut perchée de bourreau négligeant
Le concert des nations endossa le postiche
Remplissez les charniers, on ne prête qu’aux riches
Les mots pâlissent face à ce fracas d’horreur
Carnages et maisonnées emportées avant l’heure
Gare aux dénonciateurs frémit chaque Syrien
Les fantômes torturent au nom d’Assad ou rien
La dame de Damas s’est levée ce matin
Liberté dans les cœurs, aube à portée de main
Abandonnés du monde, nos larmes étaient de sang
Toujours porter le deuil, râles jetés au vent
Pourtant oui tenir bon, résister résister
Peu à peu progresser, et l’étau desserrer
Mais tout a une fin, même la barbarie
Nous en tremblons le jour, nous en rêvons la nuit
Dans leur haine sans fond, ils veulent nous plonger
Nous serons plus forts qu’eux, nous saurons pardonner
VÉRONIQUE KIESEL
Mis en ligne jeudi 6 février 2014, 8h36| mis à jour à 11:03
Dans un rapport effroyable, l’ONU dénonce le sort des enfants de Syrie qui, au cœur d’un conflit qui aura trois ans en mars, sont maltraités par les deux camps.
On savait que les civils syriens sont pris au piège de la guerre civile brutale qui ravage leur pays depuis mars 2011. Mais un rapport de l’ONU qui sera présenté la semaine prochaine au Conseil de sécurité, révèle un autre aspect, particulièrement horrifiant: le martyre des enfants syriens.
Sur les 100.000 victimes répertoriées à ce jour de ce conflit, le rapport estime qu’au moins 10.000 sont des enfants. Selon le rapport, les forces gouvernementales et les milices qui leur sont associées ont utilisé des armes et des tactiques disproportionnées et indiscriminées qui ont causé la mort et la mutilation d’innombrables enfants et entravé leur accès à l’éducation et à la santé.
Il révèle aussi que les forces gouvernementales ont arrêté, détenu, maltraité et torturé des enfants. De leur côté, les groupes d’opposition armés ont recruté des enfants et les ont utilisés comme combattants ou dans des fonctions d’appui. Et ces mêmes groupes d’opposition ont mené des opérations militaires ou utilisé des tactiques de terreur dans des zones peuplées de civils, faisant délibérément des victimes parmi les enfants.
Par ailleurs, de nombreux enfants ont disparu, et toutes les parties au conflit ont gravement entravé l’acheminement de l’aide humanitaire. dans les zones les plus touchées. Enfin, le rapport constate que les enfants syriens sont en proie à une grande détresse pour avoir vu des proches tués ou blessés, ou pour avoir été séparés de leur famille ou déplacés. Une génération massacrée, traumatisée, abandonnée, sacrifiée.
Il y a celui qui danse pour oublier Il y a celui qui danse pour se rappeler Peut être que vous me considérez comme un instant Où se réfugient vos visages fêlés Peut être que vous me considérez comme un instant Auquel vos cœurs disposés au chagrin se rendent Pour fuir vos blessures sanglantes Mais… N’oubliez pas que je souffre en méditant votre arrivée et votre départ * * * * *
عيد
ثمةَ من يرقص لينسى
وثمة من يرقص ليتذكر.
قد تعتبرونني لحظة, تلوذُ إليها وجوهكم المتصدعة
أو يوماً تأوي إليه قلوبكم الفارة من جراحكم, المفطورة على الحزن
لكن…
لا تنسوا بأنني أتألم متأملاً مجيئكم وذهابكم.
Poussant ses enfants hors du camp palestinien de Yarmouk à Damas, Khouloud Chehab, 32 ans, montre ses mains flétries et crevassées pour expliquer l’enfer qu’elle a vécu depuis les sept mois de siège imposés par l’armée syrienne privant la population de vivres.
« Regardez-les et vous pourrez imaginer ce qui se passe à l’intérieur. C’est catastrophique. Les gens meurent littéralement de faim », dit-elle à une journaliste de l’AFP.
Vêtue d’une robe grise et coiffée d’un foulard blanc et vert, cette petite femme, aux yeux noirs et à la peau claire, semble à bout de force. En sortant, elle a perdu dans la cohue son mari et un autre de ses enfants.
« Nous faisions bouillir des herbes et des feuilles de cactus ramassées dans les vergers près de notre maison », assure Khouloud qui va s’installer chez sa soeur, non loin du camp.
Elle a traversé un champ de ruines, contrôlé en très grande partie par les rebelles syriens alliés à des groupes palestiniens. Ils se battent dans les maisons démolies de cet ancien quartier résidentiel et commercial, contre des combattants palestiniens loyaux au régime de Bachar al-Assad.
L’armée syrienne a imposé depuis sept mois un siège hermétique à ce camp de 2 km2 situé dans le sud de Damas et selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) 87 personnes y sont mortes de faim et par manque de soin.
« Pour moi, voir la route ouverte est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis longtemps. Je suis ravie de sortir et j’espère que les autres pourront suivre », dit-elle en arrivant sur la place Batiha, au nord de Yarmouk, sous contrôle de l’armée syrienne.
’Je voulais absolument sortir’
Dimanche, l’Agence des Nations-Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a distribué des rations alimentaires pour la quatrième journée consécutive. Selon son porte-parole, Chris Gunness, depuis le 18 janvier, 3.420 rations alimentaires ont été délivrées aux quelque 18.000 Palestiniens qui s’y trouvent encore, contre 150.000 avant le début du soulèvement en mars 2011.
Dans le même temps, les autorités syriennes ont laissé sortir 450 personnes, explique à l’AFP le responsable de l’OLP, Anouar Abdel Hadi Selon lui, cette initiative découle d’un accord conclu fin décembre par le « comité de réconciliation » local.
« Jusqu’à présent 450 sont sortis mais nous espérons qu’au total 2.000 pourront partir ».
Il y a peu d’hommes parmi eux, il s’agit surtout de femmes, d’enfants, de personnes âgées, désignés par un médecin se trouvant à l’intérieur en raison de leur situation humanitaire.
« Je ne sais pas où je vais aller mais je voulais absolument sortir même si je dois dormir dans la rue », assure Oum Alaa, la quarantaine, avec ses cinq enfants.
Sa priorité est d’aller à l’hôpital pédiatrique de Mazzé, un quartier de Damas, pour soigner un de ses fils atteint d’une atrophie musculaire causée par la malnutrition.
Samedi alors que les civils sortaient, il y a eu des tirs et les forces du régime se sont déployées dans les ruelles afin, selon eux, d’ »empêcher une infiltration des rebelles ».
Des ambulances du Croissant rouge palestinien (CRP) ont pu pénétrer dans le camp pour évacuer des blessés ou les personnes ne pouvant pas marcher.
Sur la place Batikha, 15 bénévoles du Croissant rouge palestinien ont distribué à ceux qui sont sortis des kaak (biscuits aux graines de sésame) et de l’eau tout en prenant leur noms.
Les plus fragiles sont transférés à l’hôpital Jaffa à Mazzé. Il s’agit notamment d’enfants déshydratés à cause des diarrhées, de femmes enceintes et de personnes souffrant de diabète ou d’hypertension, explique Dr Artef Ibrahim du CRP.
A l’extérieur du camp, des proches les attendent.
Parmi eux, Afaf Shehabi cherche sa fille Aala al-Aidi et son petit-fils âgé de deux ans.
Aala et son fils finissent par arriver. Elle est veuve maitenant, son mari a été tué par la chute d’un obus.