COUP DE GUEULE – NON LA REBELLION N’A PAS BESOIN D’INTERVENTION NI D’ETRE COMMANDEE !


– EDITO CHRONIQUE – Oui, la rébellion a perdu Qusayr (29 000 âmes). Oui, la rébellion a perdu le village de Khirbet Ghazaleh (6000 âmes). Oui, la rébellion a perdu al-Otaybah (5 000 âmes) et une partie de Jobar à Damas. Mais… oui, la rébellion a pris Inkhril (35 000 âmes). Oui, la rébellion a pris, en deux semaines, le centre et l’est d’une capitale de gouvernorat (Daraa) de 100 000 habitants. Oui la rébellion a pris Bosra al-Sham (36 000 âmes). Oui la rébellion a pris l’immense partie de la campagne orientale de Hama, même si elle y a reperdu du terrain dans la zone de Ma’an. Oui, les médias et alter-médias ont parlé des premiers évènements… et… non, les seconds, bien plus importants, n’ont pas eu un tel suivi. Cela laisse songeur… 73 000 articles référencés sur la prise de Qusayr, au bout de trois semaines, et avec renforts d’avions, de 35 blindés, de légions étrangères, etc… et… 2 ! 2 articles sur la prise par la rébellion, en trois jours, d’Inkhil ! Mais passons !

Au même moment où nos inutiles journaleux se lèchent le postérieur entre eux en rapportant de mêmes inutiles discussions sur l’armement des « bons » dans la rébellion pour écarter « les méchants ». D’inutiles bavardages de la Maison-Blanche où Obama, le Drone-Killer, préfère bien davantage la question afghane avec sa zone stratégique vers les réserves pétrolières d’Asie Centrale que la grande force économique de la Syrie ! Et oui, la Syrie, c’est 1/3 de la production de pistaches dans le monde ! Quoi ? La pistache on s’en fou ?! Et Laurent Fabius, avec sa déclaration sur les armes chimiques… Depuis aout 2012, la Chronique renseigne sur l’usage, avec documentations factuelles, de phosphore blanc : même outil que le régime de Tel Aviv utilisé sur les civils de Gaza (cela en dit longs sur les méthodes une fois de plus très proches entre les deux régimes…). Mais passons !

La Chronique le réaffirme violemment ici ! Dehors les ingérences ! La rébellion n’a pas besoin d’intervention ! Et elle n’a pas besoin d’être redevable à quiconque sous prétexte d’armement bidon et de promesses en l’air ! La rébellion, ce sont 165 000 combattants, dont un peu plus de 6000 jihadis étrangers. Son poids est largement supérieur à celui des derniers loyalistes locaux, dont désormais la domination confessionnelle alaouite n’a plus rien de représentatif de la Syrie (un agrégat de milices dominé par une communauté représentant seulement 10 % de la population… contre une rébellion disparate dotée d’une orientation confessionnelle représentant plus de 70 % de la population…). Les loyalistes ne tiennent plus aujourd’hui que grâce à 19 000 combattants étrangers (et ils continuent d’arriver via le Liban, l’Irak et la Turquie, par bus entiers).

Les récentes batailles de Menagh et la base 17 nous montrent une chose : sans le soutien aérien agaçant pour la rébellion qu’envoie la chasse syrienne à chaque offensive rebelle, la rébellion aurait déjà depuis longtemps mis la main sur ces bases. La rébellion n’a pas besoin d’immenses livraisons d’armes. La rébellion n’a pas besoin d’intervention. Elle n’a pas besoin de la Coalition « Nationale Syrienne », ni du Haut-Commandement de l’ASL, dont Sélim Idriss est contesté (et contestable tellement il est grotesque). Elle n’a pas besoin des influences des Etats-Unis, du Qatar, de la France ou de l’Arabie Saoudite, ces hypocrites prêts à lécher les mocassins de cuir du clan Assad à nouveau… Elle n’a besoin que de 1500 armes de type anti-aérien. Uniquement et seulement cela (et de quelques outils anti-blindés…). Mais la Chronique va surprendre ! Elle s’oppose à ce que l’Occident et les pays du Golfe les livrent, car ils réclameraient des retours ! Et elle est prête à soutenir de telles livraisons par d’uniques forces privées (financements communs d’individus, mécènes privés sans liens avec des régimes, etc…) !

Mais, voila, nos régimes ont eu un clan Assad à leurs pieds pendant 40 ans (intervenant au Liban avec la bénédiction des Etats-Unis, se retirant ensuite du Liban, là encore sous bénédiction des Etats-Unis, abandon de son programme nucléaire en échange d’une visite à Paris, etc…), et changer de chien est toujours difficile pour un maître, qui a besoin d’être sur de son futur compagnon ! Un compagnon qui n’attaquera pas le chat de la maison (Israël) et même le protègera… et ça, il faut l’avouer, hormis les Frères Musulmans, aucun membre de la rébellion ne fera la même chose que ce que le clan Assad a fait !

Mais passons !

par Cédric LABROUSSE
11 juin 2013

source : Ronald Barakat sur fb

Syrie: Pourquoi Obama change de discours face à Damas


Par , publié le 14/06/2013 à 18:27, mis à jour à 21:39

Le gouvernement américain a accusé jeudi le régime syrien de Bachar el-Assad d’avoir utilisé des armes chimiques et promis d’apporter une aide militaire aux rebelles. Qu’est-ce qui a décidé l’administration Obama à hausser le ton après des mois d’atermoiements?

Syrie: Pourquoi Obama change de discours face à Damas
Syrie- Les difficultés de l’Armée syrienne libre depuis l’entrée de combattants du Hezbollah dans la guerre et la crainte d’une offensive majeure sur Alep ont changé la donne pour Washington.Reuters/Hamid Khatib

La Maison Blanche a finalement estimé jeudi qu’une « ligne rouge » avait été franchie en Syrie. Washington accuse le président Bachar al-Assad d’avoir utilisé des armes chimiques et envisage un « soutien militaire » aux rebelles. « Le président a affirmé que le recours à des armes chimiques changerait son équation, et c’est le cas », a expliqué Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale du président américain Barack Obama. Aucun détail n’a toutefois été donné sur la forme que pourrait prendre cette assistance militaire.

Alors qu’il tergiverse depuis des mois, contre une partie de son administration, face à la crise syrienne, qu’est-ce ce qui a pu faire changer d’avis le président Américain? Les fameuses « lignes rouges » ont été évoquées depuis le mois d’août 2012 par Barack Obama et le secrétaire à la défense Chuck Hagel avait déjà indiqué en avril dernier que des armes chimiques avaient été utilisées dans ce conflit. En outre, s’offusquer de la centaine de tués par armes chimiques peut sembler disproportionné alors qu’on a laissé s’enliser une crise qui a fait 1000 fois plus de victimes par les armes conventionnelles.

Les arguments de Bill Clinton

« La pression exercée par plusieurs capitales arabes, Paris et Londres, ont fini par peser. Et cette semaine, la prise de position de Bill Clinton a certainement beaucoup compté », estime le politologue Ziad Majed, spécialiste de la Syrie. L’ancien président américain s’est affiché aux côtés du sénateur John McCain qui prêche depuis longtemps pour un soutien plus ferme des Etats-Unis à l’opposition syrienne.

« Nous ne devrions pas surévaluer les leçons du passé. La Syrie n’est pas l’Irak ou l’Afghanistan. Personne ne nous demande d’y envoyer des soldats américains, a insisté Bill Clinton, rapporte le site Politico. Il a fait valoir que pendant que les Etats-Unis restaient en retrait, « les Russes, les Iraniens et le Hezbollah » étaient, eux, très engagés aux côtés du régime de Bachar el-Assad. « Nous devrions faire quelque chose pour rééquilibrer les forces » entre le régime et les rebelles, a-t-il plaidé.

L’ancien chef de l’Etat a également jugé que les décideurs américains ne devaient pas surinterpréter les sondages défavorables à l’implication des Etats-Unis dans les crises extérieures. Il aussi évoqué le précédent de la Bosnie et du Kosovo, du temps de son mandat, pour lesquels la décision d’intervention de l’Otan n’a pas entraîné l’envoi de troupes américaines au sol. Résultat, aucune perte américaine… Cette intervention avait en revanche stoppé l’avancée des milices serbes de Bosnie et contraint le président serbe Slobodan Milosevic à s’asseoir à la table des négociations.

La chute de Qousseir et l’entrée en force du Hezbollah dans la guerre

La chute de la ville stratégique de Qousseir, près de la frontière libanaise, début juin, après l’entrée en force de combattants du Hezbollah libanais aux côtés de l’armée de Bachar el-Assad a très certainement joué un rôle dans la réaction américaine. Des centaines de combattants de la milice chiite ont aussi été envoyés dans les environs d’Alep, laissant augurer une grande offensive contre la deuxième ville du pays. Des miliciens irakiens eux aussi parrainés par l’Iran se sont joints aux forces du régime à Damas.

Alors que les pays occidentaux s’interrogent depuis de nombreux mois sur l’opportunité ou pas d’assister militairement la rébellion, la Russie et l’Iran -parrain du Hezbollah- renforcent leur assistance tant militaire que financière au régime: Téhéran a ouvert deux lignes de crédit d’un montant total de quatre milliards de dollars à Damas et envisage d’en accorder une troisième, avait indiqué fin mai le gouverneur de la Banque centrale de Syrie. « Les deux pays ont procédé à d’importantes livraisons d’armes récemment », ajoute Ziad Majed.

En face, depuis le début de l’année, sous la pression occidentale qui craignaient que des armes ne tombent entre de mauvaises mains (les combattants djihadistes), les livraisons financées par les pays du Golfe à destination des rebelles se sont taries. « Les révolutionnaires ne reçoivent quasiment plus que des munitions alors qu’ils réclament des armes anti-char et anti-aériennes », précise Ziad Majed.

Pourtant, « l’Iran et le Hezbollah ne peuvent aller beaucoup plus avant dans leur engagement en Syrie, estime le politologue. Augmenter à un niveau supérieur leur engagement signifierait entrer dans une logique de guerre régionale ouverte, de très longue durée, qui prendrait de plus en plus une allure de confrontation sunnites-chiites », complète-t-il.

Dans le camp des parrains de l’opposition, « les Saoudiens seraient actuellement en train de prendre le dessus sur les Qataris », explique Ziad Majed. Riyad, inquiet du renforcement d’un axe chiite Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth, appuie le général Sélim Idriss, commandant du Conseil militaire suprême de l’Armée syrienne libre, qui a déserté l’armée syrienne il y a un an. « Si le général Idriss reçoit une aide matérielle concrète, il parviendra bien plus facilement à obtenir le soutien de différentes brigades, et cela pourrait très rapidement changer la donne sur le terrain ».

Quel avenir pour Genève II?

Le changement de langage de l’administration américaine ne remet pas forcément en question la conférence de Genève prévue pour le mois de juillet. « Elle peut en effet viser à inverser le rapport de force, ou du moins rétablir le rapport qui existait en octobre 2012, avant une éventuelle réunion. Les capitales occidentales ont compris que face à leurs hésitations, le régime syrien et ses alliés cherchaient à marquer des points sur le terrain pour arriver à des négociations en position de force », complète Ziad Majed.

Reste à savoir si l’annonce américaine sera suivie d’effet suffisamment rapidement pour mettre fin aux difficultés de l’armée syrienne libre et réellement inverser la tendance.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-pourquoi-obama-change-de-discours-face-a-damas_1257686.html#c2WqcKbovUch524r.99

Belges en Syrie: Les mamans appellent à l’aide


Lettre ouverte des parents de deux ados partis en Syrie

Le 4 avril 2013, par un matin tendrement ensoleillé, deux jeunes ados de 15 et 16 ans, camarades de classe à la même école à Schaerbeek, enfants sociables et à la scolarité exemplaire, quittent le territoire belge via l’aéroport de Zaventem sans être nullement inquiétés.

Ce drame a lancé plus d’une interrogation dans l’esprit des parents qui ne comprennent toujours pas comment deux adolescents ont pu passer les contrôles douaniers avec une simple carte d’identité belge, sans document d’autorisation parentale et se retrouver ainsi à l’autre bout du monde sur une terre en proie au chaos le plus total et aux conflits les plus sanglants.

Mais revenons un peu sur la chronologie des faits. Le 4 avril 2013 à 19h30, l’alerte est donnée par la maman de l’adolescent de 15 ans (Bilou de son petit nom) car ce dernier venait de lui envoyer un texto pour lui annoncer qu’il était en Turquie, à Istanbul et qu’il s’apprêtait à faire le transit vers Hatay le lendemain matin avant de passer en Syrie. Anéantie par la nouvelle, elle rassemble malgré tout les quelques réflexes qui lui restent pour aller au poste de police le plus proche pour déposer plainte pour la disparition de son gamin et s’attend légitimement à une prise en charge à la mesure du drame. On lui assène que son fils est probablement parti pour une virée entre copains et qu’elle ne doit pas s’inquiéter.

De son côté, la maman de l’ado de 16 ans (Paï pour les intimes) attend 19 heures, puis 20 heures – son fils lui avait expliqué la veille qu’il avait un après-midi cinéma au Kinépolis avec une troupe de copains. Les heures passent, le GSM ne répond pas. 22 heures, là ce n’est plus possible, elle prend sa voiture, fait le tour du quartier pour aller sonner chez ses copains qui l’un après l’autre disent ne pas l’avoir vu ce jour-là, va jusqu’au Kinépolis, au bowling, en vain – revient à la maison peu après minuit et se résigne à appeler la police pour une déclaration de disparition. “Il est probablement passé chez un copain et a oublié de prévenir” , lui dit-on. Ce n’est que le lendemain vers 15 heures que le Commissariat l’appelle pour l’informer de ce que son fils est en Syrie !

Dimanche 8 avril 2013, 4 heures du matin, les mamans reçoivent un texto : “On nous emmène vers la Syrie dans une heure.

Résumons donc pour les lecteurs qui veulent bien compter avec nous : entre la déclaration de la maman de Bilou le 4 avril 2013 à 19h30 et le moment où les deux ados sont arrivés à Hatay au Sud de la Turquie le 5 avril 2013 à 9h45 se sont écoulées pratiquement quinze heures. Quinze heures durant lesquelles les autorités belges, si elles l’avaient voulu, auraient pu alerter leurs homologues turcs. Homologues turcs qui auraient pu intercepter sans problèmes les deux jeunes. En effet, durant ces quinze heures, les enfants se trouvaient en permanence au sein des zones aéroportuaires.

Par ailleurs, entre le 4 avril à 19h30 et le 8 avril à 4 heures du matin, se sont écoulées pratiquement septante-deux heures durant lesquelles les enfants se trouvaient encore sur le territoire turc; septante-deux heures durant lesquelles les autorités belges, si elles l’avaient voulu, auraient pu alerter leurs homologues turcs et leur demander de réaliser une géolocalisation à base des numéros de GSM

Alors notre question est simple : pour quelles raisons la Belgique n’a-t-elle rien fait pendant toutes ces heures ? [ ]

Lettres sans réponses

Chaque parent de son côté a adressé un courrier à M. Di Rupo, à M. Reynders – pas même un accusé de réception. Les mamans ont envoyé un courrier à l’ambassadeur de Turquie, à l’ambassadeur des Etats-Unis pour leur demander leur appui dans les possibilités de recherche et location de ces enfants : pas une seule réponse.

Le seul ministère à avoir fait quelque chose est celui de l’Intérieur : en allant rencontrer ses homologues turcs à Ankara et pour avoir mis ce dossier d’enfants mineurs à l’ordre du jour.

Ceci étant, Paï, Bilou et Kaya ne sont pas les seuls. D’après les PV de disparitions, on en serait à 70-80 cas. Mais, en réalité, en pourrait facilement en compter 400 à 500 car tous ces jeunes partis en Syrie n’ont pas fait l’objet d’une déclaration de disparition par leur famille ou entourage.

Ces mamans ont rejoint d’autres groupes de parents qui traversent la même épreuve : les parents de Sean, qui est malheureusement décédé en mars dernier, quelques jours à peine après son 24e anniversaire, les parents de Jejoen, les parents de Sammy

Tous des jeunes issus de famille à la spiritualité ouverte, sereine et sans problèmes, toujours prêts à aider et à rendre service.

Et c’est manifestement cette générosité d’âme qui a été à la base de leur folle aventure. En effet, on apprend qu’un certain “Jean-Louis le soumis” a eu droit à un temps de parole, de prêche et d’appel à donations au sein de certaines mosquées à Bruxelles. De là à ce que ces jeunes se retrouvent à ses distributions de sandwiches aux SDF de la Gare du Nord (sandwiches financés sur leurs propres deniers), il n’y a qu’un pas que nos ados ont franchi la main sur le cœur puisqu’on les retrouve sur des vidéos YouTube du site du pseudo-restaurateur du Tawhid.

Ce qui interpelle fortement ces parents concernés par ce drame, c’est que lors des rares communications téléphoniques avec leurs enfants ces derniers leur tiennent sensiblement le même discours : “Nous sommes partis pour aider, pour construire un monde meilleur, un monde où égalité rimerait avec fraternité” – la terre promise en somme où ces gamins seraient les sujets “élus” par on ne sait quelle organisation machiavélique et internationale avec des succursales et filiales un peu partout à travers le monde. Ou une forme de mouvement sectaire sous le couvert d’idéologie et d’humanitaire dont nos 400 ou 500 enfants ne seraient que les victimes ?

Et les caméras de surveillance ?

Dans la procédure de constitution de partie civile que ces parents ont lancée, ils demandent qu’on puisse visionner les caméras de surveillance de la Gare du Nord autour de ce fameux Jean-Louis lors des trois derniers samedis qui ont précédé la disparition des ados et ainsi identifier d’éventuels personnages qui graviteraient autour de ce Jean-Louis et qui auraient pour rôle d’identifier les proies faciles et de les prendre à part pour une discussion plus précise d’enrôlement et d’évasion de ce pays où la fracture sociale est jugée flagrante et les mœurs déliquescentes. A ce jour, aucune information n’a pu être obtenue.

Même requête pour les caméras de Zaventem, au niveau du boarding gate, lors de leur disparition et celles de l’aéroport d’Istanbul pour pouvoir identifier les éventuels accompagnateurs, car ces gamins n’ont manifestement pas franchi toutes ces étapes seuls – toujours le même silence assourdissant !

L’association a conçu une pétition sous forme de carte postale, préfacée par François Pirette.

Adresse de contact de l’association des parents: lesmamansconcernees@gmail.com

Savoir Plus

Les « Mamans Concernées » demandent

1.Que tous les moyens technologiques et humains soient mis en œuvre pour localiser les ados disparus le 4 avril dernier et organiser leur retour à la maison dans les plus brefs délais.

2.qu’une réponse ou explications soient données pour les périodes entre le 4 avril au soir et le 8 avril à l’aube par rapport à ces mêmes ados.

3.Que les autorités investiguent minutieusement les caméras surveillance de la Gare du Nord et celles de Zaventem et Istanbul afin d’identifier d’éventuels recruteurs et/ou accompagnateurs

4.Que les autorités communiquent un message clair et non-ambigu pour le retour dans leur famille de tous ces 400-500 jeunes (…) avec une prise en charge émotionnelle le cas échéant.

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Al Nosrah dément le meurtre d’un enfant syrien


2013/06/12

Démenti de Jabhat Al Nosrah, sur le meurtre d’un enfant syrien de 14 ans, qui défraie la chronique depuis deux jours.

Traduction en français, ce document a reçu le cachet du comité religieux de Jabhat an-Nusra à Alep…:

Au nom d’Allah le très miséricordieux, le tout miséricordieux

Ô vous qui avez cru, craignez Allah et soyez avec les véridiques.

Nous, Jabhat an-Nusra à Alep, déclarons ce qui suit :

Nous déclarons n’avoir aucun lien avec l’affaire de l’enfant tué dans le secteur de sha3ar, sous prétexte qu’il aurait tenu des propos blasphématoires (en insultant le Prophète, salallahu 3alayhi wa salam).

Nous condamnons cette façon d’agir, qui n’est pas conforme à la loi islamique.

AlNosrahDementi

.

Jabhat Al-Nosrah est la fameuse milice islamiste qui fait beaucoup parler d’elle depuis l’automne dernier. Quoi qu’on en pense, ce démenti permet d’émettre trois hypothèses:

1- Ils ne sont pas les auteurs du meurtre de l’enfant et ses parents, ce qui signifie que d’autres en sont les auteurs, ils « courent toujours » et ont les mains libres.

2- L’annonce est évidement sincère, mais on pourrait aussi supposer que le crime ait été commis par des éléments rebelles incontrôlables de JAN ou autre faction. Quoiqu’il en soit, JAN ne les parraine pas dans ce genre d’action.

3- Le Régime est coupable de très nombreuses provocations, manipulations médiatiques, forges de faux documents, une fois de plus comme à diverses occasions, où les massacres commis par ses shabbihas déguisés en djihadistes ont causé des centaines de victimes: à Al Houla en mai 2012, Daraya en août 2012, et nombreux autres cas suspects, ou cas de terrorisme « utiles« , couverts par les médias du Régime.

source

De Qousseir au Liban, des blessés syriens racontent l’horreur de la traversée


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Anéanti par la fatigue, Mohammad, un Syrien de 35 ans, est allongé avec une trentaine de ses compatriotes dans les salles d’un modeste hôpital à Minié, dans le nord du Liban. Pendant cinq jours, blessé à une jambe à Qousseir, il a traversé à pied montagnes et vallées, se cachant derrière les arbres pour éviter l’armée syrienne qui a reconquis cette région.
Mohammad, qui ne souhaite pas révéler sa véritable identité, a été touché par un bombardement le 5 juin, quelques heures avant la capture de l’ex-fief rebelle de Qousseir par les troupes du régime syrien appuyée par le Hezbollah.
Le journaliste de l’AFP a été prié de ne pas demander aux blessés s’ils étaient des rebelles et quelles sont les routes qu’ils ont empruntées pour arriver à la frontière libanaise, située à 10 km de Qousseir.
« On a essayé de me faire sortir de la ville dans un pick-up, mais il y avait tellement de destructions et le véhicule n’a pas pu avancer », se souvient ce jeune à la barbe fournie, le visage extrêmement pâle. « On est sorti de la ville à pied alors je perdais beaucoup de sang », précise-t-il, allongé dans les mêmes vêtements qu’il portait depuis cinq jours, un jean sale et u T-shirt gris.
Arrivé dans un village voisin dont il préfère ne pas révéler le nom, il a été soigné dans un dispensaire rudimentaire aux côtés d’autres blessés.
« Il n’y avait pas assez de sang pour faire des transfusions pour tout le monde. Ils ont soigné ma blessure mais sans pouvoir compenser les pertes de sang », dit-il.
« Nous avons marché pendant cinq jours, durant la nuit, pour ne pas être repérés par les patrouilles de l’armée », se souvient Mohammad. « On se reposait le jour et dès qu’on voyait des soldats, on se cachait derrière des arbres et dans les champs », soutient-il.
La région séparant Qousseir de la frontière libanaise est rocailleuse, avec des montagnes et des vallées à n’en plus finir.
« Il y avait des gens blessés au pied, d’autres avec des éclats au ventre et au dos, on n’avait même pas de calmants pour apaiser la douleur », explique Mohammad, la voix très faible. « Une fois, quelqu’un a eu une hémorragie. on lui a bandé la blessure avec des vêtements », raconte-t-il.
Leur calvaire s’est terminé dimanche à l’aube, lorsque des Syriens les ont évacués vers la région libanaise d’Akkar, avant que la Croix-Rouge libanaise ne les transfère vers Minié, proche de la côte méditerranéenne.
Akram, un homme maigre de 40 ans, faisait partie du même groupe.
En bretelle couleur marine et en short prêté par l’hôpital, il a été blessé aux jambes, au dos et derrière la tête, par des éclats de roquette. « J’étais devant ma maison à Qousseir quand une roquette s’est abattue devant moi. Je suis resté une demi-heure au sol », se souvient-il.
Il se rappelle des « bombardements terribles » le jour de la prise de Qousseir ou encore de l’hôpital de fortune de la ville où « l’on manquait de compresses de gaze pour les blessures ». « Ils sont arrivés dimanche à 06H00 du matin, hirsutes, épuisés psychologiquement », explique à l’AFP Amer Alameddine, le directeur de l’hôpital de Minié.
Dans chaque salle sont allongés deux blessés, dans un silence écrasant. « Certains n’arrivaient pas à répondre aux questions des médecins tellement ils étaient anéantis, ils se sont endormis tout de suite », dit-il. « La majorité voulait surtout manger », explique M. Alameddine. « On a immédiatement désinfecté les blessures qui ont provoqué des inflammations ».
Abou Raed, un Syrien qui s’occupe du dossier des réfugiés dans le nord du Liban, affirme à l’AFP que l’hôpital a été « loué » par des militants pour accueillir les blessés, tandis que des associations libanaises apportent du pain, nourriture et des matelas.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) s’inquiète du sort de centaines de blessés encore pris au piège dans la région de Qousseir, pour laquelle l’ONU a demandé un accès humanitaire « immédiat ».
L’armée syrienne et le Hezbollah ont pu reconquérir cette région face à des rebelles faiblement équipés.

source

La Corrida


Iyad

Le taureau saigne, souffre, se vide et meurt lentement par épuisement, il y a des gens qui s’excitent et qui applaudissent, d’autres protestent et condamnent, mais la corrida continue…

En Syrie, c’est une nouvelle corrida quotidienne, c’est tout un peuple qui saigne sous les coups du « matador » et qui meurt lentement dans des atroces souffrances. Il y a une foule qui vocifère d’excitation, et ici et là on entend des condamnations ! C’est bien la conscience humaine est encore vivante.

Voici quelques vidéos et quelques photos « soft » d’al-Qussaïr qui a tenu plus de deux semaines sous les coups du « matador » . On peut tout regarder en muet. C’est très compréhensible.

Le mercredi 5 juin, les mercenaires libanais du Hezb al-Wali al-Faqih pénètrent dans al-Qussaïr et la déclarent ville « chiite » en montant sur le minaret d’une grande mosquée au Qussaïr pour y accrocher une grande banderole avec l’inscription « Ya Hussein » (Nous voici venus pour toi et nous t’implorons ô Hussein : prétendument 2e imam des chiites) :

Ce même jour, à l’aube les habitants et les Moudjahidine quittent la ville :

Sortis de la ville, ils tentent de se reposer et de soigner leurs blessés :

Genève 2, sur la Syrie, est une défaite honteuse des démocraties


Portrait du président syrien Bachar al-Assad criblé de trous sur la façade de l’école de police prise par les rebelles dans la région d’Alep, le 4 mars 2013 (Mahmoud Hassano, Reuters)

Portrait du président syrien Bachar al-Assad criblé de trous sur la façade de l’école de police prise par les rebelles dans la région d’Alep, le 4 mars 2013 (Mahmoud Hassano, Reuters)

La conférence prévue pour mettre fin à la guerre civile est un cadeau fait à Bachar el-Assad et ses alliés. Elle signe la défaite des démocraties, Etats-Unis et Europe en tête. Une déroute qui rappelle cruellement la tragédie yougoslave

Barack Obama l’a-t-il assez répété? «Assad must go!» David Cameron a dit la même chose, en écho. Et François Hollande, depuis un an, montre lui aussi la porte au dictateur de Damas. Le Français et le Britannique ont même reconnu l’opposition au régime baassiste comme leur seul interlocuteur, et depuis des mois ils lui promettent des armes.

Mais Bachar el-Assad ne s’en va pas. C’est tout le contraire. Avec l’appui des combattants aguerris du Hezbollah, des armes russes qu’il reçoit à merci et des conseillers iraniens, il s’apprête à lancer une offensive contre Alep après avoir fait sauter le verrou de Qousseir pour reprendre le contrôle de la Syrie utile, celle des villes, des plaines fertiles et de la côte.

Comment nomme-t-on cela?

Trois grandes démocraties occidentales – et quelques autres – prennent parti dans la crise syrienne, s’engagent bruyamment en apportant une aide diplomatique et très modestement matérielle à l’insurrection contre le tyran et sa clique, dont ils souhaitent le remplacement. Avec quel résultat? L’inverse exactement de l’objectif poursuivi. L’opposition mal armée, plus divisée que jamais, est en repli, tandis que Bachar el-Assad plastronne devant les caméras amies et commente, sûr de lui, son offensive contre ceux qu’il nomme des terroristes.

Cela s’appelle une défaite. Elle est si honteuse et s’accompagne de tant de veulerie qu’on la noie, en Occident, sous des avalanches de commentaires contrits dont le thème commun est la trop grande complexité des arrangements de populations et des forces au Proche-Orient, qui interdirait toute intervention décisive et entraînerait ses auteurs dans un bourbier. Si c’est vrai, il aurait mieux valu le dire d’abord.

Cette déroute rappelle cruellement la tragédie yougoslave. Là aussi, sous prétexte de complication extrême des nationalismes réveillés, l’Europe et les Etats-Unis ont laissé se défaire dans le sang la fédération des Slaves du Sud, quand ils n’ont pas attisé sa dissolution. Ils ne sont finalement intervenus que quand l’addition des dizaines de milliers de victimes est devenue, dans l’opinion, insoutenable.

La complexité syrienne – c’est si simple – se lit aussi en chiffres macabres: cent mille morts, plus ou moins, et des déplacés par millions. Le spectacle effrayant, comme dans les Balkans, a atteint la limite du supportable. Alors, dans l’urgence, les Etats-Unis provoquent la tenue d’une conférence pour tenter, deux ans après, d’éteindre le feu et de trouver une issue. Un espoir? Un compromis? Quel compromis? Genève 2 est un cadeau offert au pouvoir syrien, à la Russie, à l’Iran et au Hezbollah. Si un accord était trouvé entre les hommes d’Assad et l’opposition, il ne pourrait passer que par la survie, sous une forme ou sous une autre, du régime imposé au pays depuis plus de quarante ans. Sinon, il n’y aura pas d’accord: le rais, Poutine, Khamenei et Hassan Nasrallah y veilleront. «Assad must go» est passé de saison, remplacé par «Assad will stay». Lui, en tout cas, en est convaincu.

Il y a, au cœur de cette tragédie, une terrible amnésie. Souvenez-vous. Dans le sillage du vent violent qui balayait le monde arabe de Tunis au Caire, des manifestations ont commencé dans le sud syrien au début mars de 2011, puis se sont étendues à tout le pays. Cette montée en puissance a été provoquée par l’ordre donné presque immédiatement aux forces de police de tirer dans le tas. Quand les manifestants ont commencé à sortir des fusils pour se défendre, les chars de Bachar et de Maher sont entrés en action, puis l’artillerie, puis l’aviation, puis les missiles. Cette escalade a conduit à la régionalisation prévisible du conflit, et finalement au soupir impuissant des puissants: quelle horreur, deux camps livrés à la même sauvagerie, on ne veut plus voir ça…

Cette lâche conclusion est un travestissement. La ruée djihadiste n’est pas une cause du soulèvement syrien, mais une conséquence de sa répression. Et si les frères musulmans ont été, dès le début, les plus actifs dans les manifestations, c’est qu’ils étaient les plus persécutés: être sympathisant de la confrérie, c’était se mettre en danger de mort, les massacres du début des années quatre-vingt l’attestent.

La vraie cause de la révolte au pays de Cham, c’est le courage qu’a finalement trouvé le peuple syrien, dans cette sorte de pré-printemps 2011, pour tenter de se débarrasser de l’oppression qu’il subissait sans en voir la fin. Le régime Assad n’est pas une dictature alaouite. C’est la tyrannie d’une famille militaire, assise sur des appareils policiers pléthoriques et omniscients, et bétonnée par une caste d’affairistes attirés par l’odeur du pouvoir à partager, dans laquelle toutes les communautés religieuses sont représentées. Quarante ans de ce festin de privilèges ont fourni aux Assad une solide base d’affidés. La majorité des Syriens n’avaient qu’à subir et se taire, ou, comme on pouvait le comprendre sur place, être réduits à parler de tourisme aux touristes. Ce régime, Michel Seurat, qui l’a payé de sa vie dans une cave, l’avait appelé l’Etat de barbarie.

Tous les démocrates savaient cela, et toutes les démocraties. Leur appui au soulèvement fut donc unanime. Mais le discours était constamment double, à commencer par celui de Barack Obama. Le président américain partage la conviction de son ancien ministre de la Défense, Robert Gates: la pire erreur stratégique pour son pays serait de mettre la main dans une troisième guerre en pays musulman. Il a donc écarté les propositions d’action avancées par Hillary Clinton et l’ancien directeur de la CIA. Mais il a en même temps concrétisé sa promesse de soutien aux insurgés: des rations alimentaires et des lunettes pour voir la nuit…

Du coup, Assad et ses soutiens ont vu clair. Le risque d’intervention, de ce côté-là, était à peu près nul; ils pouvaient enlever les gants. Les Européens, entendant l’Américain, en resteraient aux paroles indignées. Le blocage russe et chinois au Conseil de sécurité de l’ONU était même, pour eux, bienvenu: il servait de justification à l’inaction des démocraties, qui ne prenaient même plus la peine de défendre leur intervention en Libye, chiffon rouge pour Moscou, dont l’effet fut pourtant la fin du règne d’un clown sanglant et la libération d’un peuple auquel on reproche aujourd’hui sa turbulence.

Même l’élément déclencheur d’une action décisive en Syrie – l’utilisation des toxiques de combat – est maintenant oublié. Obama a depuis longtemps effacé sa «ligne rouge» à ne pas franchir. Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, dévoilant les preuves de l’utilisation du sarin, répète que la France privilégie Genève 2, même si «toutes les options demeurent sur la table». Quelles options, quelle table? Une intervention déterminée était possible il y a un an ou quinze mois. Aujourd’hui, elle est exclue. Le peuple syrien payera la pleutrerie des démocraties.

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Pierre Piccinin, l’enseignant belge disparu en Syrie depuis 50 jours, est vivant


Baudouin Loos
Mis en ligne il y a 1 heure

Le Belge Pierre Piccinin da Prata et le journaliste italien qui se trouvait avec lui, Domenico Quirico, portés disparu depuis le milieu du mois d’avril, ont donné signe de vie.

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L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata, qui avait disparu en Syrie au cours du mois d’avril, est vivant, a appris Le Soir. Il a eu une brève conversation avec ses parents à Gembloux vers 15h45 ce jeudi 6 juin. Les Affaires étrangères belges ont confirmé ce contact. Le journaliste italien qui se trouvait avec lui, Domenico Quirico, de La Stampa, a également pu joindre sa famille en Italie pour la rassurer.

La nouvelle devait rester confidentielle tant que les deux hommes n’auront pas été rapatriés, mais la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, a lâché l’information vers 20 heures ce soir, annonçant que la famille avait eu « un contact » avec Domenico Quirico.

En sécurité ?

Les supputations les plus pessimistes s’étaient multipliées depuis le dernier signe de vie que Pierre Piccinin avait donné par Skype le 17 avril. La région supposée où les deux hommes devaient se rendre – l’Ouest de la Syrie, non loin de la frontière libanaise – est soumise aux pires soubresauts de cette guerre où la vie n’a guère de valeur, ce qui avait alimenté ces sombres pronostics.

Les détails de l’aventure vécue par Pierre Piccinin et Domenico Quirico restent inconnus à l’heure où nous écrivons ces lignes. Nous ignorons où les deux hommes se trouvent et s’ils sont déjà en sécurité.

Syrie : la conférence Genève 2 reportée


DIPLOMATIE – Alors que la conférence Genève 2 devait se tenir le 25 juin, l’émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue Arabe pour la Syrie, Lakdhar Brahimi, a annoncé son report au mois de juillet.

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Lakdhar Brahimi a annoncé qu’une réunion préparatoire aurait lieu le 25 juin, la conférence Genève 2 étant reportée.Photo : AFP

La conférence Genève 2, une chimère ? C’est la question qui se pose alors que cette réunion internationale, devant réunir tous les acteurs du conflit syrien le 25 juin, a été une nouvelle fois reportée mercredi. L’émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue Arabe pour la Syrie, Lakdhar Brahimi, a en effet annoncé que la conférence ne se tiendrait pas avant le mois de juillet. Le 25 du mois, se tiendra à la place une nouvelle réunion préparatoire.

« Nous allons travailler de façon intensive dans les prochaines semaines et nous nous rencontrerons à nouveau à Genève le 25 juin », a expliqué Lakdhar Brahimi aux journalistes, au terme d’une réunion préparatoire à cette conférence entre représentants russes, américains et onusiens. La future réunion préparatoire se tiendra sous la direction du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a-t-il annoncé. La nouvelle n’est malheureusement pas une surprise et les chefs de la diplomatie française et allemande, Laurent Fabius et Guido Westerwelle, avaient déjà estimé il y a quelques jours que la conférence devrait être repoussée à juillet. « La conférence de Genève demande une préparation soignée, c’est pourquoi il faut du temps », a expliqué Laurent Fabius au micro de RFI mercredi.

Pas d’accord sur les participants

Genève 2, initiée par Washington, aurait été annulée faute d’accord sur une liste des participants, a expliqué mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov. « L’opposition syrienne, contrairement au gouvernement syrien (…), ne voit pas qui va faire partie de la délégation » à la conférence, a-t-il ajouté. De plus, la Russie, les Etats-Unis et l’ONU ne sont pas parvenus pour le moment à se mettre d’accord sur la participation de l’Iran et de l’Arabie saoudite à cette conférence, a expliqué Guennadi Gatilov, précisant que « tout cela doit encore être discuté ».

Une première conférence sur le conflit syrien en juin 2012 avait débouché sur une impasse. Si un plan de transition démocratique avait été trouvé entre les différents participants, il était fondé sur le départ de Bachar Al-Assad. L’annonce du report de Genève 2 fait suite aux révélations de la France qui a affirmé mardi, pour la première fois, que le régime syrien avait bien utilisé du gaz sarin, puissant neurotoxique mortel. Le Royaume-Uni lui a emboité le pas mercredi matin, parlant de preuves « physiologiques ».

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