Interview supprimée de François Burgat sur RFI.


François Burgat sur facebook

« Ca donnait quelque chose comme ça puisque l’interview suivante m’a été commandé par quelqu’un à qui l’intervention de RFI avait beaucoup plu émoticône smile :Comment analysez-vous les réactions des autorités et des responsables politiques à ces attaques, notamment les intonations très martiales du Président Hollande?
J’ai entendu au lendemain des attaques beaucoup de compassion émotionnelle, à laquelle on ne peut bien évidemment que s’associer. Elle précédait, en provenance de tous les camps, d’indécentes tentatives, plus ou moins explicites, de récupération politicienne.

S’agissant en revanche de la réflexion, essentielle, sur les causes, la classe politique toute entière est demeurée sur un parfait registre de déni ! On a entendu beaucoup de clichés sur la barbarie, indéniable, des bombes de l’Autre, mais très peu d’allusions aux performances ou même seulement à l’existence de celles que nous lançons par centaines en Irak ou en Syrie ou, par aillés interposés, ailleurs dans la région. En guise d’agenda, au terme de 14 années de “guerre contre le terrorisme” nous avons beaucoup pratiqué enfin la méthode Couet. Car “la fermeté inébranlable”, le “renforcement de tous les dispositifs” et “la mobilisation au plus haut niveau des possibilités “ que nous promet pour la nième fois le chef de l’Etat risquent bien évidemment de ne pas suffir.

La crise qui a fabriqué les extrémistes de Daech est complexe mais elle est avant tout politique. Et nous y avons une part évidente de responsabilité. Nous avons prononcé beaucoup de belles paroles au bénéfice de l’opposition syrienne mais nous ne nous sommes jamais décidés à lui apporter le soutien effectif dont elle avait cruellement besoin pour compenser l’ampleur de l’ingérence russe et iranienne. Lorsque enfin, en aout 2014, nous nous sommes brutalement décidés à agir, nous avons pris le parti de ne frapper…que Daech. Et de laisser ainsi Bachar Al-Assad poursuivre, à une toute autre échelle, son œuvre de mort. Paris a explicité de ce fait un véritable changement de camp. Entre les deux principaux acteurs militaires du drame, nous avons établi une hiérarchie de la dangerosité bien plus idéologique que réaliste. Sur toile de fond électoraliste, ce n’est pas la capacité de nuisance respective de chacun des protagonistes que nous avons prise en compte mais seulement le vocabulaire « islamique » de l’un des deux, qui a manifestement déterminé un choix, crucial, qui s’avère aujourd’hui, pour une écrasante majorité des Syriens, comme pour nous mêmes, si parfaitement contre productif.

Lettre à François Hollande (traduction intégrale)


L’historien et écrivain flamand David Van Reybrouck publie ce dimanche sur le site de la VRT (deredactie.be) une lettre ouverte adressée au Président français François Hollande. Il estime que la terminologie « d’acte de guerre » utilisée par le président de la République dans son discours de samedi est particulièrement imprudente.

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Monsieur le Président,
Le choix extraordinairement irréfléchi de la terminologie que vous avez utilisée dans votre discours du samedi après-midi, où vous répétiez qu’il s’agissait d’un « crime de guerre » perpétré par « une armée terroriste » m’a interpellé. Vous avez dit littéralement :
« Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis près du Stade de France, est un acte de guerre, et face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daesh, une armée de terroristes, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. C’est un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures que l’enquête fera découvrir. C’est un acte de barbarie absolue. »
Si je souscris pleinement à la dernière phrase, force est de constater que le reste de votre discours est la répétition angoissante et presque mot à mot de celui que Bush a tenu devant le Congrès américain peu après les attentats du 11 septembre : « Des ennemis de la liberté ont commis un acte de guerre contre notre pays. »
Les conséquences de ces paroles historiques sont connues. Un chef d’État qui qualifie un événement d’acte de guerre se doit d’y réagir, et de rendre coup pour coup. Cela a conduit Bush à l’invasion de l’Afghanistan, ce qui était encore admissible parce que le régime avait offert asile à Al Qaeda – même l’ONU avait approuvé. A suivi alors l’invasion totalement démente de l’Irak, sans mandat de l’ONU, pour la seule raison que les Etats-Unis soupçonnaient que ce pays détenait des armes de destruction massive. À tort, s’est-il avéré, mais cette invasion a conduit à l’entière déstabilisation de la région, qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui. Le départ des troupes américaines en 2011 a laissé le pays dans une vacance du pouvoir. Et c’est peu après, lorsque dans le sillage du Printemps arabe une guerre civile a éclaté dans le pays voisin, que l’on a pu constater à quel point l’invasion militaire américaine avait été pernicieuse. Dans le nord-ouest de l’Irak déraciné et l’est de la Syrie déchirée, entre l’armée gouvernementale et la Free Syrian Army, assez d’espace s’était manifestement créé pour que se lève un troisième grand acteur : Daesh.

 

Bref, sans l’invasion idiote de Bush en Irak, il n’y aurait jamais été question de Daesh. C’est par millions que nous avons manifesté contre cette guerre en 2003, moi aussi, la désapprobation était universelle. Et nous avions raison. Cela, pas parce que nous étions capables de prédire l’avenir, nous n’étions pas clairvoyants à ce point. Mais nous en sommes pleinement conscients aujourd’hui : ce qui s’est passé dans la nuit du vendredi à Paris est une conséquence indirecte de la rhétorique de guerre que votre collègue Bush a employée en septembre 2001.
Et pourtant, que faites-vous ? Comment réagissez-vous moins de 24 heures après les attentats ? En employant la même terminologie que votre homologue américain de l’époque ! Et sur le même ton, bonté divine !
Vous êtes tombé dans le panneau, et vous l’avez fait les yeux grands ouverts. Vous êtes tombé dans le panneau, Monsieur le Président, parce que vous sentez l’haleine chaude de faucons comme Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen vous brûler la nuque. Et vous avez depuis si longtemps la réputation d’être un faible. Vous êtes tombé dans le panneau. Des élections se préparent en France, elles auront lieu les 6 et 13 décembre, ce ne sont que des élections régionales, mais après ces attentats, elles seront placées sous le signe de la sécurité nationale, à n’en point douter. Vous êtes tombé dans le panneau à pieds joints, parce que vous avez fait mot pour mot ce que les terroristes espéraient de vous : une déclaration de guerre. Vous avez accepté leur invitation au djihad avec enthousiasme. Mais cette réponse, que vous avez voulue ferme, fait courir le risque monstrueux d’accélérer encore la spirale de la violence. Je ne la trouve pas judicieuse.
Vous parlez d’une « armée terroriste ». Pour commencer, rien de tel n’existe. C’est une contradictio in terminis. Une « armée terroriste », c’est un peu comme pratiquer un régime boulimique. Des pays et des groupes peuvent avoir des armées ; s’ils ne parviennent pas à en former, ils peuvent opter pour le terrorisme, c’est-à-dire pour des actions ponctuelles dont l’impact psychologue est maximal au lieu d’un déploiement structurel de forces militaires avec des ambitions géopolitiques.
Mais une armée, dites-vous ? Soyons clairs : jusqu’ici, nous ignorons si les auteurs des faits sont des combattants syriens revenus ou envoyés. Nous ne savons pas si les attentats ont été tramés dans le califat ou dans les banlieues et « quartiers ». Et bien que certains indices laissent supposer qu’il s’agit d’un plan global émanant de la Syrie (la quasi-simultanéité de l’attentat-suicide au Liban et de l’attaque éventuelle d’un avion russe), force est de constater que le communiqué de Daesh est venu bien tard, et qu’il ne contient pas d’autres éléments que ceux qui circulaient déjà sur internet. Ne serait-il pas question de coordination ou de récupération ?
Pour autant que l’on sache, il pourrait s’agir d’individus incontrôlés, sans doute pour la plupart des citoyens français revenus de Syrie : ils y ont appris à manier des armes et des explosifs, s’y sont immergés dans une idéologie totalitaire, cryptothéologique et s’y sont familiarisés aux opérations militaires. Ils sont devenus des monstres, tous tant qu’ils sont, mais ils ne sont pas une armée.
Le communiqué de Daesh glorifiait les « lieux soigneusement choisis » des attentats, vos propres services soulignaient le professionnalisme de leurs auteurs : sur ce point, remarquons que vous parlez la même langue. Mais qu’en est-il, en réalité ? Les trois hommes qui se sont rendus au Stade de France où vous assistiez à un match amical de football contre l’Allemagne semblent plutôt être des amateurs. Ils voulaient sans doute pénétrer dans l’enceinte pour commettre un attentat contre vous, c’est fort possible. Mais celui qui se fait sauter à proximité d’un McDonald et n’entraîne qu’une victime dans la mort est un bien piètre terroriste. Qui ne fait que quatre morts avec trois attentats-suicides, alors qu’un peu plus tard une masse humaine de 80 000 personnes sort de l’enceinte, est un bon à rien. Qui veut décimer le public d’une salle avec quatre complices, mais ne bloque même pas la porte de sortie n’est pas un génie de la stratégie. Qui s’embarque dans une voiture et mitraille des citoyens innocents et sans armes attablés aux terrasses, n’est pas un militaire formé à la tactique, mais un lâche, un enfoiré, un individu totalement dévoyé qui a lié son sort à d’autres individus du même acabit. Une meute de loups solitaires, ça existe aussi.
Votre analyse d’une « armée terroriste » n’est pas probante. Le terme que vous avez employé, « acte de guerre » est extraordinairement tendancieux, même si cette rhétorique belliqueuse a été reprise sans honte aucune par Mark Rutte aux Pays-Bas et Jan Jambon en Belgique. Vos tentatives de calmer la nation menacent la sécurité du monde. Votre recours à un vocabulaire énergique ne signale que la faiblesse.
Il existe d’autres formes de fermeté que celle de la langue de la guerre. Immédiatement après les attentats en Norvège, le premier Stoltenberg a plaidé sans détours pour « plus de démocratie, plus d’ouverture, plus de participation ». Votre discours fait référence à la liberté. Il aurait aussi pu parler des deux autres valeurs de la République française : l’égalité et la fraternité. Il me semble que nous en avons plus besoin en ce moment que de votre douteuse rhétorique de guerre.
Traduction française réalisée par Monique Nagielkopf

Solidarité avec Molenbeek


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Nous sommes dimanche 15 novembre, je dois rentrer mon article pour Points critiques, le mensuel de l’UPJB,. Mais comment écrire sur quelque sujet que ce soit aujourd’hui sans être hanté par les victimes (129 morts et plus de 300 blessés dont certains pourraient ne pas survivre) de l’atroce massacre perpétré à Paris deux jours plutôt par des fous d’on ne sait quel Dieu ? Hanté et aussi effrayé par les conséquences que ce massacre pourrait avoir sur nos sociétés.

Première conséquence : la découverte sur les lieux d’un passeport syrien enregistré en Grèce au nom d’un candidat à l’asile. Voilà qui va apporter de l’eau au moulin de l’extrême droite qui avait «prédit» l’arrivée de «dizaines de milliers» de djihadistes» sur le territoire français, une extrême droite qui sera suivie par tous ceux qui sont opposés à l’accueil des demandeurs d’asile. Dorénavant, tout candidat à l’asile sera soupçonné d’être un terroriste en puissance. En France, mais aussi chez nous et dans toute l’Europe. Voilà qui va sensiblement compliquer la tâche des mouvements de solidarité.

Seconde conséquence : Molenbeek à nouveau dans l’œil du cyclone. On y a en effet procédé à l’interpellation de plusieurs personnes qui pourraient être liées au massacre de Paris. Et, pas rassurant pour un sou, notre ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, s’est empressé de déclarer qu’il allait s’«occuper personnellement de Molenbeek» ! Généralement, lorsque quelqu’un dit qu’il va s’occuper personnellement de telle ou telle question, ça annonce la castagne. Désormais, tout Molenbeekois un tant soit peu basané sera considéré comme étant susceptible de fomenter un attentat. Pas de quoi favoriser le vivre ensemble. Comme le disait une femme interviewée par la RTBF, «nous sommes les victimes collatérales» des événements de Paris.

Et de fait, Le samedi 14, nous étions en compagnie d’Éléonore et d’Eitan Bronstein, deux militants invités par l’UPJB qui venaient faire entendre une autre voix israélienne au Centre culturel maritime de Molenbeek. Il devait y avoir du monde, mais il n’y en avait que fort peu parce que la radio annonçait déjà des interpellations et des perquisitions dans la commune et il y avait très peu de monde aussi dans les rues pour un samedi. Après un moment d’accalmie, les Molenbeekois ont à nouveau peur.

Toutes nos condoléances aux familles des victimes de Paris et toute notre solidarité avec la population d’origine immigrée de Molenbeek.

Dominique de Villepin: « Se dire en guerre, c’est faire le jeu de l’ennemi »


RÉDACTION EN LIGNE Publié le dimanche 15 novembre 2015 à 20h20 – Mis à jour le dimanche 15 novembre 2015 à 20h28

INTERNATIONALC’est une archive de septembre 2014 qui resurgit dans une actualité brûlante: en septembre dernier, l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin était l’invité de « Ce soir ou jamais » sur France 2. L’occasion pour celui qui était Ministre des Affaires étrangères à l’époque de la guerre en Irak de livrer un autre regard sur la guerre contre le terrorisme.

Cette intervention de M. de Villepin, qualifiée de « 6 minutes d’intelligence et de lucidité » par la personne qui a posté l’extrait sur le site DailyMotion, est largement partagée sur les réseaux sociaux ce dimanche soir (voir la vidéo ci-dessous).

« La guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée », affirmait-il à l’époque face à Frédéric Taddeï. « L’échec est annoncé. Le terrorisme est une main invisible, mutante, opportuniste. On ne se bat pas contre une main invisible avec les armes de la guerre. Il faut être capable d’employer la force de l’esprit, la ruse, les moyens de la paix pour désolidariser des forces qui s’agglutinent autour de ces forces terroristes. »

Des paroles qui s’opposent à la rhétorique guerrière employée par François Hollande au lendemain des attentats du 13 novembre. « C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste », disait alors le président de la République française.

En 2014, Domique de Villepin ajoutait: « Il faut une stratégie et une vision politique, une capacité à penser l’action très au-delà des bombes Tout ce que nous savons de ce type de guerre depuis l’Afghanistan a conduit à l’échec. »

« Une guerre ce sont deux Etats et deux armées qui se confrontent »

Ce 15 novembre, l’ancien ministre a confirmé ses propos dans Le Grand Jury RTL LCI Le Figaro. « Se dire en guerre, c’est faire le jeu de l’ennemi », estime-t-il. « Une guerre ce sont deux Etats et deux armées qui se confrontent. Ici nous avons des groupes fanatiques, une mafia […] Ils veulent nous diviser. ils veulent pousser notre pays à une sorte de guerre civile en engageant des représailles contre des membres de la communauté musulmane. »

Lettre ouverte à François Hollande : « Vous êtes tombé dans le piège, Monsieur le Président »


Belga
dim. 15/11/2015 – 12:47 David Van Reybrouck (traduction Eric Steffens)L’historien et écrivain flamand David Van Reybrouck publie ce dimanche sur le site de la VRT (deredactie.be) une lettre ouverte adressée au Président français François Hollande. Il estime que la terminologie « d’acte de guerre » utilisée par le président de la République dans son discours de samedi est particulièrement imprudente.

« Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis près du Stade de France est un acte de guerre et face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daech, une armée djihadiste, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes : un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. Un acte de guerre préparé, planifié, depuis l’extérieur avec des complicités intérieures. Un acte de barbarie absolue » a déclaré le Président Hollande.

Dans sa lettre ouverte, David Van Reybrouck écrit partager entièrement la dernière phrase du président mais que le reste de son discours est la répétition presque mot pour mot de ce que le président américain G.W. Bush déclarait peu après les attentats du 11 septembre devant le Congrès : « Le 11 septembre, les ennemis de la liberté ont commis un acte de guerre contre notre pays ».

Les conséquences de ces paroles sont connues. Celui qui en tant que chef d’Etat qualifie un événement d’acte de guerre doit avoir une réaction en conséquence. Cela a conduit à l’invasion de l’Afghanistan, ce qui peut encore être justifié puisque ce régime avait donné asile au mouvement Al Qaïda et que l’ONU avait donné son accord. Mais ensuite ce fut l’invasion complètement folle de l’Irak, sans mandat de l’ONU, simplement parce que les Etats-Unis soupçonnaient ce pays de posséder des armes de destruction massive. Mais il n’y en avait pas, et cette invasion a conduit à une totale déstabilisation de la région, aujourd’hui encore. Après le départ des troupes américaines en 2011, il y eut un vide de pouvoir.

Et lorsqu’éclata quelque temps après une guerre civile dans la Syrie voisine, dans le sillage du Printemps arabe, on s’est rendu compte à quel point l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis avait été néfaste. Au Nord-Ouest de l’Irak et à l’Est de la Syrie, il y avait à présent assez d’espace pour la création d’un troisième acteur sur le terrain, l’Etat Islamique, l’IS.

« En résumé, sans la stupide invasion de l’Irak par Georges Bush, il n’y aurait jamais eu d’Etat islamique. Nous étions des millions dans le monde à manifester contre cette invasion, j’y étais aussi », écrit David Van Reybrouck, et nous avions tout simplement raison. Non pas que nous pouvions lire l’avenir. Mais à présent c’est clair : ce qui s’est passé vendredi soir à Paris est une conséquence indirecte de la rhétorique guerrière de votre collègue Georges Bush en septembre 2001.

Et que faites-vous de votre côté ? Comment réagissez-vous moins de 24 heures après les attentats de Paris ? En utilisant exactement la même terminologie que votre homologue américain de l’époque.

Vous êtes tombé dans le piège, les yeux grands ouverts, Monsieur le Président, parce que des élections se profilent, en France, et que vous sentez dans votre cou le souffle de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen. (…)

Votre analyse d’une armée terroriste n’est pas correcte. Le terme que vous utilisez d’acte de guerre est particulièrement tendancieux, même si cette rhétorique guerrière est reprise de manière éhontée par Mark Rutte aux Pays-Bas, et par Jan Jambon en Belgique.

Dans votre tentative d’apaiser la nation, vous rendez le monde moins sûr. Dans votre tentative d’utiliser un langage belliqueux, vous avez montré votre faiblesse. Il y a d’autres formes de fermeté que le langage guerrier. Après les attentats en Norvège, le Premier ministre Stoltenberg avait appelé à plus de démocratie, à une plus grande ouverture et plus de participation. Dans votre discours vous avez cité la liberté. Vous auriez dû aussi faire référence aux deux autres valeurs défendues par la République : l’égalité et la fraternité. Deux valeurs dont nous avons plus besoin en ce moment que de votre inquiétante rhétorique guerrière ».

David Van Reybrouck est l’auteur de « Congo, une histoire » chez Actes Sud, pour lequel il a obtenu le Prix Médicis Essai 2012.

Retrouvez ici l’intégralité de la lettre ouverte de David Van Reybrouck (en néerlandais)

Deux « autres » voix. Un combat anticolonialiste en Israël


 Eitan Bronstein Aparicio et Eléonore Bronstein.
Eitan Bronstein Aparicio et Eléonore Bronstein.

A L’UPJB
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Samedi 13 novembre à 20h15
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Ils viendront nous présenter le travail de De-colonizer, research and art laboratory for a social change et leur combat anticolonialiste en Israël. Venez nombreuxSES! Invitez vos amiEs! Et les amiEs de vos amiEs aussi!

PAF : 6 €, 4 € pour les membres, tarif réduit : 2 €

Ils interviendront dans 5 réunions publiques entre le 13 et le 15 novembre!

LES AUTRES INTERVENTIONS
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Samedi 14 novembre de 15 à 18h
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En partenariat avec la commune de Molenbeek

Au Centre Communautaire Maritime (CCM – 93, Rue Vandenboogaerde)

Samedi 14 novembre à 20h
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En partenariat avec la Plateforme Watermael-Boitsfort Palestine

La Vènerie / Écuries – Place Gilson, 3 – 1170 Bruxelles
PAF : 5 €€, 2 € – Réservation : 02.657.01.83
STIB : bus 95 ou 17 et tram 94

Dimanche 15 novembre à 10h30
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En partenariat avec Een Andere Joodse Stem

Au Cultural Center Elcker Ik, Breughelstraat 31-33 – 2018 Antwerpen

Dimanche 15 novembre à 15h
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À l’invitation du Groupe Mazerine

Centre culturel de Rixensart – Place Communale 38 – 1332 Genval

Invitation à la conférence de presse du mardi 10 novembre au camp de la grève de la faim pour Ali Aarrass (Place Poelaert 12h)


La Ligue des Droits de l’Homme, le MRAX, le bureau d’avocats Juscogens, Farida Aarrass, Zoé Genot et Jamal Ikazban ont l’honneur de vous inviter à une conférence de presse sur l’affaire Ali Aarrass :

« ALI AARRASS : QUELLES SUITES AU BRAS DE FER AVEC LE MINISTRE REYNDERS ? »

Ce mardi 10 novembre 2015 à 12 heures
Au camp de la grève de la faim tournante pour Ali Aarrass,
Place Poelaert, en face du Palais de Justice de Bruxelles

Intervenants
Farida Aarrass, sœur d’Ali Aarrass, Comité Free Ali
Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l’Homme
Carlos Crespo, président du MRAX
Dounia Alamat et Nicolas Cohen, avocats d’Ali Aarrass
Zoé Genot et Jamal Ikazban, deux des 19 députés bruxellois soutenant Ali Aarrass

Modératrice : Julie Jaroszewski (www.freeali.eu)
Les intervenant(e)s seront à votre disposition pour des interviews individuelles.
Nous vous remercions d’avance pour votre présence.

Le Comité Free Ali

Réponse aux contrevérités de Didier Reynders dans le dossier Ali Aarrass !


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Suite au « Jeudi en Prime » de  la RTBf du 6 novembre 2015
​ -Luk Vervaet​


Interrogé dans Jeudi en Prime sur sa non-assistance au Belgo-Marocain Ali Aarrass, le ministre Reynders commence par s’en prendre aux associations et à la députée Zoé Genot qui, ne connaissant pas le dossier, feraient mieux de se taire. Après cette introduction hautaine, Reynders, bien préparé sur l’affaire Ali Aarrass qui le poursuit désormais partout, continue à ressasser trois contrevérités.



Première contrevérité

Ali Aarrass étant belgo-marocain, il est normal que la Belgique abandonne son citoyen au Maroc.

La thèse de Reynders est qu’Ali Aarrass est jugé et condamné au Maroc, il est en prison au Maroc, après avoir été extradé par l’Espagne. Il est donc « évidemment » considéré par le Maroc comme marocain,  sous-entendant qu’à partir de ce moment la Belgique n’a plus rien à voir avec ce Belge. Ce serait différent, dit encore monsieur Reynders,  s’il était incarcéré dans un pays tiers.



Reynders ment quand il dit qu’Ali Aarrass aurait été protégé par la Belgique s’il se trouvait dans un pays tiers. La vérité est que la Belgique a refusé de venir à l’aide à Ali Aarrass quand il était en Espagne, « pays tiers », où il a été incarcéré à la demande du Maroc.



Ainsi, pendant 2 ans et demi, la famille, les avocats, Zoé Genot ont demandé à Monsieur Vanackere, le prédécesseur de Reynders, d’assurer à Ali une protection consulaire. Ce qui lui a été refusé. Le 29 novembre 2010 à la Chambre, à une interpellation de la députée Zoé Genot, le ministre Vanackere répondait : «  Pour ce qui concerne votre question relative à une visite du consul, l’assistance aux Belges détenus à l’étranger ne prévoit pas l’organisation de visites consulaires dans les pays de l’Union européenne.. » La Belgique a fait savoir à maintes reprises qu’elle  « n’évoquerait ce dossier ni avec l’Espagne, ni avec le Maroc ». Dans sa réponse à Zoé Genot, le 29 novembre, le ministre se défend de ne pas avoir pris contact avec l’Espagne pour s’opposer à une éventuelle extradition d’un Belge : « Je n’ai pas évoqué le dossier d’extradition avec mon collègue espagnol car il n’est pas d’usage que la Belgique intervienne dans une procédure d’extradition entre pays tiers même lorsque cette dernière concerne un ressortissant national. De plus, j’ai entière confiance dans les garanties que le système judiciaire espagnol offre au niveau des procédures d’extradition et du respect des droits de l’homme. Il prévoit, en effet, des possibilités d’appel et ce, jusqu’au niveau de la Cour européenne des droits de l’homme en cas de non-respect de la Convention européenne des droits de l’homme. Vu ce qui précède, je n’entreprendrai pas de démarche qui pourrait être interprétée par mon collègue espagnol comme une ingérence dans des affaires internes et surtout comme un manque de confiance dans le système judiciaire espagnol ».

Le résultat de l’attitude belge de non-défense, de non-assistance, de désintérêt total par rapport  à son citoyen « dans un pays tiers » a été que l’Espagne a extradé le Belge Ali Aarrass le 14 décembre 2010 sans aucun état d’âme. Et ce contre l’avis du Haut-Commissariat aux Droits de l’homme des Nations Unies à Genève qui avait pris une mesure provisoire le 26 novembre 2010, demandant à l’Espagne de ne pas extrader Ali Aarrass avant que le Haut-Commissariat ait entendu et donné son avis sur les arguments des deux parties. Et après son extradition, la position devient officielle : Ali Aarrass n’est plus considéré comme étant belge. En réponse à la demande de s’informer auprès des autorités marocaines sur la disparition de son frère pendant ses 10 jours en garde à vue au Maroc : «  Comme votre frère est considéré comme de nationalité marocaine par les autorités marocaines, nos services ne les contacteront donc pas pour votre frère » (Message du 20 décembre 2010 du ministère des Affaires étrangères à Farida Aarrass) .



La thèse de Reynders que le Belgo-Marocain Ali Aarrass, jugé et incarcéré au Maroc, est « évidemment » considéré comme marocain par le Maroc, sous-entendant qu’à partir de ce moment la Belgique n’a plus rien à voir avec ce Belge, est contredite tant par la pratique d’autres pays européens, que par les jugements contre la Belgique par diverses Cours de justice.



Différents pays européens accordent en effet une assistance consulaire à leurs citoyens détenus binationaux au Maroc et les assistent même en leur attribuant une petite somme mensuelle pour survivre. Ainsi les détenus néerlandais ayant la double nationalité marocaine reçoivent la visite de leur consulat et reçoivent 60€ par mois; même chose pour les Franco-Marocains qui reçoivent des livres et des vivres de leur consulat ; même chose pour les détenus germano-marocains qui reçoivent 1200 dirham (120 euros) et des livres de leur consulat. Ces détenus binationaux reçoivent une vraie assistance. Rien de tout cela de la part de la Belgique.

De même, suite à l’arrestation de Faouzi Yuba Zalen (un Néerlando-Marocain) lors d’une manifestation à Beni Bouayach dans le Rif en mars 2012 , le parlement néerlandais, suivi par le gouvernement, a exercé une pression et a obtenu sa libération.



En outre, l’État belge et son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, ont été condamnés à assurer une assistance consulaire à Ali Aarass le 3 février 2014, par décision du tribunal de première instance à Bruxelles. Reynders aurait pu se soumettre à cette décision. Mais il s’y est opposé et a fait appel. Huit mois plus tard, le 11 septembre 2014, la 3e Chambre de la cour d’Appel de Bruxelles a rejeté son appel. Le premier jugement a été confirmé, cette fois, sous peine d’une astreinte de cent euros par jour de retard dans le mois suivant le prononcé de l’arrêt. Mais rien n’arrête Reynders dans son refus d’assurer une assistance consulaire aux binationaux : il s’est pourvu en cassation contre ces jugements !



Deuxième contrevérité

Reynders affirme qu’il est malgré tout intervenu pour Ali Aarrass. Il dit ceci : Bien sûr que nous agissons ! En 2013, j’ai déjà demandé à plusieurs reprises des visites consulaires, nous avons obtenu que le Conseil National des droits de l’homme marocain (CNDH) aille le voir… François De Brigode : (l’interrompt) …Et ils ont pu le voir ? Didier Reynders : « Oui et ça a mis fin… Il a d’ailleurs accepté à cette époque-là de mettre fin à une première grève de la faim. En 2014, nous avons recommencé : au moins 4 demandes de visites consulaires, et j’avais écrit à mon collègue marocain, je lui ai encore réécrit cette année ; je l’ai contacté, il y a maintenant… fin du mois d’octobre, le contact a été pris par téléphone, on a fait la même demande : que le CNDH le rencontre. Ce qui a été fait : trois personnes dont un médecin. Nous avons d’ailleurs demandé aussi que sa sœur puisse lui rendre visite : c’est l’ambassadeur qui a fait ça sur place auprès des Marocains. Et donc tout cela se passe pour des raisons humanitaires et, je tiens à le dire, pour des raisons consulaires puisque la Justice nous demande de jouer un rôle consulaire… ».



S’il y a eu réaction de la part de Monsieur Reynders, elle a eu lieu uniquement sous la pression d’une grève de la faim d’Ali et d’une mobilisation militante, médiatique et parlementaire. Il dit qu’il est intervenu pour assurer « une assistance consulaire en 2013 », ce qui est faux. Puisqu’il a seulement été condamné à le faire en septembre 2014. Il dit que le mérite de la visite de la CNDH à Ali lui revient. C’est faux. Il est possible que la Belgique ait faite cette demande, mais le CNDH visite régulièrement les prisons et les prisonniers, qui y sont en détresse ou en grève de la faim, sans avoir besoin d’une demande belge ou autre. Reynders dit qu’il a écrit quatre notes : c’est faux. Dans sa lettre à son homologue marocain, il parle de deux notes : une note verbale et une note écrite. Dans cette même lettre du 6 octobre 2015 il écrit : « La famille a obtenu une décision de la Cour d’appel de Bruxelles qui ordonne au gouvernement belge de requérir de votre Etat de permettre aux autorités consulaires belges au Maroc de rendre hebdomadairement visite à Monsieur Aarrass et de s’entretenir avec lui à la prison où il purge sa peine. » Mais suit la phrase qui montre clairement que la Belgique n’a aucune volonté, ni l’intention, ni l’envie de se rendre chez Monsieur Aarrass : « Cette décision est exécutoire, même si un pourvoi en cassation a été introduit par le gouvernement belge. » Le message de la Belgique peut être compris par les autorités marocaines comme suit : tenez bon dans votre refus de nous accorder l’accès, nous, de notre côté, sommes en train d’essayer de casser ce jugement !

Reynders affirme également que c’est grâce à ses interventions que Farida a pu rendre visite à son frère. Depuis quand un ministre devrait-il intervenir pour cela ?



Troisième contrevérité

La troisième contrevérité concerne l’accusation de terrorisme et le refus de demander la libération d’Ali Aarrass. Il est particulièrement honteux que Monsieur Reynders ne mentionne même pas la vidéo-choc présentant Ali Aarrass torturé, visionnée plus de 100.000 fois sur les réseaux sociaux. Ni un de ces nombreux rapports internationaux sur l’affaire Ali Aarrass. Ni la campagne d’Amnesty international pour la libération d’Ali Aarrass. Mais qu’il reprenne tout simplement les arguments des autorités marocaines. En agitant la peur du terrorisme, Reynders espère regagner du terrain face à la sympathie grandissante pour la cause d’Ali Aarrass et calmer l’indignation à son propre égard : « Mais la troisième chose que je veux dire : dans le climat actuel, c’est un dossier lié au terrorisme….Dans le climat que nous vivons, je viens de réunir à Bruxelles la coalition de lutte en Irak et en Syrie contre le terrorisme, contre le djihadisme, il faut être prudent… Et donc demander des conditions de traitement correct ; la lutte contre la torture : la Belgique est en première ligne ! Demander qu’on mette fin à une grève de la faim pour qu’on puisse réintégrer la prison dans de bonnes conditions, oui ! Dire : « il faut le libérer » : je n’irai  pas jusque-là ».



Si Reynders veut traiter du terrorisme, voici les seuls éléments réels dans ce dossier.

Concernant les accusations de terrorisme contre Ali Aarrass, il existe un jugement, rapporté par l’article du Soir du 21 avril 2011, qui ne provient pas moins que du juge espagnol Baltasar Garzon, spécialiste de l’antiterrorisme. « Selon les avocats d’Ali Aarrass, la seule enquête sérieuse menée sur Ali Aarrass a été faite en Espagne. Au bout de trois ans d’écoutes téléphoniques, de perquisitions, d’analyses ADN, le célèbre juge Baltasar Garzón, l’homme qui s’était attaqué à l’ex-dictateur chilien Pinochet, a été contraint de prononcer un non-lieu en mars 2009. Ce qui n’a pas empêché le Conseil des ministres espagnol d’accéder finalement à la demande du Maroc, en extradant le prisonnier le 14 décembre dernier. »

Le deuxième élément découle de ce qui précède. En décembre 2013, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a publié un communiqué de presse déclarant : « C’est sur la base d’aveux obtenus sous la torture que M. Ali Aarrass […] a été condamné en novembre 2011 à 15 ans de prison ferme ».

Cette déclaration sera confirmée par un avis officiel des experts de ce même Groupe de travail onusien, qui demande sa libération immédiate !

source par courrier



 

Syrie: Amnesty dénonce un sinistre marché noir autour des disparus


mediaFamilles en deuil qui pleurent, scènes de la vie quotidienne en Syrie. Ici à Damas, le 30 octobre, après la chute d’un missile sur une place de marché près du Parlement.

REUTERS/Bassam Khabieh

C’est un rapport accablant pour le régime de Bachar al-Assad qui a été rendu public ce jeudi par l’ONG Amnesty International. Selon ce rapport, au moins 65 000 disparitions ont été documentées depuis 2011 – des disparitions, d’opposants, de journalistes, d’avocats, ou tout simplement de personnes ayant manifesté contre le régime. L’ONG pointe du doigt un aspect particulièrement sordide de cette politique répressive : les familles dépensent des fortunes auprès d’intermédiaires peu scrupuleux pour avoir des nouvelles de leurs proches.

Intitulé Between prison and the grave: Enforced disappearances in Syria, le rapport montre que l’État tire profit des disparitions forcées nombreuses et systématiques qui constituent des crimes contre l’humanité, par le biais d’un marché noir insidieux : les familles qui cherchent désespérément à savoir ce qu’il est advenu d’un proche disparu sont impitoyablement exploitées par des individus qui leur soutirent de l’argent.

« Leurs familles n’ont plus aucune nouvelle. Elles ne savent même pas s’ils sont morts, s’ils sont vivants, où ils sont. Et donc elles font tout pour les retrouver et vont jusqu’à s’endetter parfois pour des dizaines des centaines de milliers de dollars, explique à RFI Geneviève Garrigos, la présidente d’Amnesty International France. De fait, il n’y a aucune garantie de résultat et par la suite il y a même des familles qui ont appris que leurs disparus étaient décédés  ».

Ces intermédiaires douteux jouent sur l’angoisse des familles pour leur soutirer de l’argent. « Certaines familles en sont réduites à vendre leur maison, à se retrouver à la rue, tellement elles sont désespérées. Parce qu’au-delà de la question financière, il y a vraiment toute la question de l’angoisse, ajoute Geneviève Garrigos. Et d’ailleurs, ce que racontent les témoins que nous avons rencontrés, c’est qu’à la limite quand on sait que les personnes sont en détention, y compris quand on sait qu’elles sont mortes, on peut faire son deuil. Là, ils ne savent pas, ils sont dans une angoisse totale. Et pour eux, ils seraient prêts à tout donner pour savoir où sont leurs disparus ».

La communauté internationale doit se mobiliser

Pour Amnesty International, il faut que la communauté internationale se mobilise et fasse pression sur le régime syrien, pour qu’il soit mis fin à ces pratiques. « En février 2014 le Conseil de sécurité a adopté la résolution 21-39, par laquelle il exigeait du régime syrien, déjà de dire aux familles où ces personnes sont en détention, mais aussi de les libérer. Depuis… rien ne s’est passé », précise Geneviève Garrigos.

Amnesty international demande à la Russie et à l’Iran, alliés de la Syrie de faire pression et au Conseil de sécurité de « prendre ses responsabilités et de saisir la Cour pénale internationale. Parce que, on connait déjà les nombreux crimes qui sont commis par le régime syrien – que ce soient les crimes de guerre, comme les bombardements des zones civiles, des hôpitaux, des écoles – ici on est en présence d’un crime contre l’humanité et il est grand temps que justement, il y ait une saisie et qu’il y ait des enquêteurs qui se chargent de ce dossier pour poursuivre les personnes responsables ».

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