Afrique : la grande muraille verte repousse le désert du Sahara  


L’Afrique est touchée de plein fouet par la désertification. La grande muraille verte veut reboiser les terres arides et repousser le désert, sur 7 800 km.

C’est un projet colossal qui a été initié par l’Union Africaine en 2008. Créer une immense barrière végétale, d’un bout à l’autre du continent, afin de freiner l’avancée du désert. Un projet ambitieux, en demi-teinte, avec ses réussites et ses limites.

L’expansion du Sahara, le plus grand désert du monde, se poursuit chaque année. Elle est estimée à environ 2 km par an et met en péril les zones vertes du continent africain et des pays entiers tels que la Tunisie, dont 75% des terres cultivables sont menacées par la désertification.


En cause, notamment, les activités humaines, l’effet de serre engendré par la pollution qui provoque des sécheresses chaque année, et une végétation détruite pour les besoins domestiques sur des sols déjà pauvres. Selon certains experts, le continent africain aurait perdu environ 650 000 km² de terres productives en 50 ans, soit l’équivalent de la France.

Il est important de faire la différence entre la désertification et le désert : la désertification n’est pas le désert qui avance ou qui gagne du terrain à proprement parler. Il a en fait pour origine des sols surexploités par l’activité humaine qui finissent par s’assécher et par ne plus être fertiles, à tel point qu’ils en viennent à ressembler au sable du désert. C’est en fait l’érosion qui fabrique du sable. Comme ce phénomène de désertification se produit souvent dans des régions en bordure de désert, on pourrait avoir l’impression que le désert avance, ce qui n’est pas tout à fait exact.

Pour contrer cette véritable catastrophe environnementale, un projet de barrière de forêt de 7 800 km de long et 15 km de large, impliquant 11 États africains, a été initié il y a plus de 8 ans afin d’endiguer la progression du Sahara qui anéantit toute végétation sur son passage.

Tout a commencé dans le Nord du Sénégal qui plante, depuis, près de 2 millions d’acacias du Sénégal chaque année, une espèce d’arbre qui s’adapte particulièrement bien au climat aride. Et certains résultats positifs commencent déjà à être visibles, notamment au niveau de la faune, avec certains oiseaux disparus qui réapparaissent.

Des jardins maraîchers ont également fait leur apparition, avec des fruits et des légumes qui étaient jusqu’alors inconnus et qui ne nécessitent pas tous d’être arrosés. Une nouvelle source de revenus pour les locaux dont la raréfaction des ressources en eau est un problème majeur.

Hamed N’Dongo, un berger de Widou, au Sénégal, explique :

“Avant, on ne trouvait plus rien dans la brousse. Maintenant, on retrouve des choses importantes. Tout ce qui nourrit, on le trouvera dans la grande muraille verte.”

Le Sénégal fait figure d’exception et d’exemple, alors que d’autres pays, parmi les 11 États concernés, n’ont même pas encore entamé le programme de reboisement, tel que le Mali ou le Soudan actuellement en proie à la guerre.

Espérons que la grande muraille verte d’Afrique continue son expansion et devienne une référence en terme de programme de reboisement.

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