LE MONDE | 19.08.2013 à 09h46 • Mis à jour le 19.08.2013 à 11h48 | Par Serge Michel

Le général Amr a choisi de passer ce dimanche 18 août en famille au club Al-Ahly, dans le quartier de Nasr City, à l’est du Caire. C’est là qu’il reçoit Le Monde pour évoquer la situation du pays et partager ses opinions. « Pas mes opinions, des informations factuelles et documentées », précise-t-il d’emblée. Et d’abord ceci : « Nous sommes 90 millions d’Egyptiens et il n’y a que 3 millions de Frères musulmans. Il nous faut six mois pour les liquider ou les emprisonner tous. Ce n’est pas un problème, nous l’avons déjà fait dans les années 1990. » Il s’exprime en arabe, que son épouse traduit dans un anglais parfait – elle est guide touristique, au chômage depuis deux ans en raison de l’effondrement du nombre de visiteurs. « Il y a 200 000 chambres d’hôtel vides dans le pays », souffle-t-elle lorsque son général allume une cigarette. Les deux garçons, qui jouent chaque jour au tennis dans ce club, écoutent respectueusement le discours paternel. « Après, les touristes reviendront, les investissements étrangers aussi. Et l’Egypte sera en paix pour les siècles à venir. »
Le général de police sait de quoi il parle et ne partage aucune des inquiétudes occidentales pour l’avenir de l’Egypte. A la fin des années 1990, il a été responsable de la sécurité de la province de Louxor, peu après le massacre de 1997 au temple d’Hatchepsout qui avait causé la mort de 62 touristes. « Les Frères ne voient que deux possibilités : soit ils dirigent l’Egypte, soit ils la brûlent. Heureusement, …
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