Syrie, la mort en face


video de la rtbf

Alors que les inspecteurs chargés de détruire l’arsenal chimique de la Syrie viennent d’arriver Damas, les combats font toujours rage dans le pays qui est au bord du gouffre. Plus de 100 000 morts en 2 ans de guerre, 2 millions de familles déplacées ou refugiées, certaines des plus grandes villes du pays comme Alep ou Homs quasiment en ruines, et tout récemment des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants, victimes d¶attaques chimiques : ce qui était à l’origine une révolution populaire et pacifique s’est transformé en un des conflits les plus meurtrier qu’ait connu récemment le Moyen Orient.
Un des personnages centraux de ce documentaire est Abou Hajjar, 33 ans, un franco-belge de père syrien, élevé entre Aix en Provence et Bruxelles, brillant ingénieur informatique. Bien connu en Belgique, son vrai nom est Abdel Rahman Ayachi, fils du prédicateur franco-syrien Bassam Ayachi installé en Belgique. Il avait été condamné à Bruxelles en juin 2012 à 8 ans de prison dans l’affaire du Centre islamique belge (CIB) de Molenbeek. Il avait rejoint la Syrie avant même le début de son procès. En quelques mois il est devenu l’un des chefs des rebelles, et l’un de leurs héros. Il était à la tête d’une brigade de l’Armée Syrienne Libre d’un demi-millier d’hommes, dans la région d’Idlib au Nord du pays. Islamiste mais hostile aux hommes d’Al Qaeda, charismatique, il a appris la guerre sur Internet et en lisant Che Guevara. Il a gagné ses galons sur le terrain, les armes à la main, en prenant d’assaut une prison. Au moment du tournage de ce documentaire, il préparait et menait une vaste offensive pour prendre le contrôle d’une place forte de l’armée gouvernementale. Préparatifs secrets, assaut, nous avons suivi minute par minute l’opération. Une attaque qui s’avèrera à très haut risque pour lui et ses hommes. Il a été tué le 19 juin dernier.
De l’autre côté de la ligne de front, nous suivrons l’un des derniers Français qui vit encore à Damas. Ancien homme d¶affaires et patron de boîte de nuit, il fait aujourd’hui le guide pour les rares journalistes qui s’aventurent dans la capitale syrienne. Attentats à la voiture piégée, enlèvements, bombardements entre quartiers loyalistes et rebelles, vie quotidienne infernale : il est un des derniers témoins occidentaux dans cette ville où la guerre est chaque jour plus présente. Ce film explore les secrets et les contradictions de cette capitale menacée : la jeunesse dorée qui fait la fête dans les rares quartiers protégés, un éminent collaborateur d’un ministre du gouvernement de Bachar el Assad qui met en cause la torture et les enlèvements commis par le régime, des familles ordinaires, druzes ou chrétiennes, qui se réfugient derrière le drapeau de Bachar el Assad, par peur des rebelles et des radicaux islamistes.
À travers le destin de ces 2 hommes de part et d’autre de la ligne de front, un combattant révolutionnaire et islamiste et un homme d’affaires reconverti dans le baroud, Stéphane Malterre a mené l’enquête au coeur de la guerre syrienne.

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