Egalite : notre projet


Jeudi, 14 Mai 2009 13:43
Nous sommes des militants associatifs, des personnes vivant dans les quartiers populaires et des citoyens engagés. Nous tissons des liens pour mettre fin aux injustices économiques et sociales, aux discriminations et à l’exclusion. Nous prenons notre sort en mains. Issus ou non de l’immigration, nous sommes des citoyens belges bruxellois et des citoyens du monde. A la place de l’indifférence et de l’égoïsme, nous construisons l’engagement et la solidarité.

Nordine Saïdi, éducateur:

« Riches de nos identités multiples, nous revendiquons

une citoyenneté pleine et entière ».

Emploi des jeunes : carte activa anti-discrimination

Gaza jumelée avec Bruxelles-Capitale

Avenir dans une société « Jeunes admis »

Logement orienté socialement

Incarcération : arrêtons la spirale de la prison

Transports : gratuité de la STIB pour les Bruxellois

Enseignement : aucune discrimination sociale, culturelle, philosophique ou religieuse

1989-2009 20 ans de Région bruxelloise et toujours plus d’inégalités…

Les inégalités sociales et économiques

Il y a vingt ans, à la naissance de la Région de Bruxelles-Capitale, Charles Picqué lançait le livre « Réussir Bruxelles ». Vingt ans plus tard, nous lançons un autre défi : « Réussir l’égalité ».

Si vous habitez Saint-Josse-ten-Noode, prenez soin de vous. Votre risque de mourir avant d’atteindre l’âge de la pension est 2.4 fois plus grand que si vous habitiez Woluwé-Saint-Lambert.

Saint-Josse-ten-Noode est la commune la plus pauvre de Belgique. « La plus riche commune de Belgique en 2006 (revenus 2005) est Lathem-St-Martin, située en province de Flandre occidentale, avec un revenu moyen par habitant de 19.820 euros.

A l’autre bout du classement, la commune bruxelloise de St-Josse-ten-Noode demeure la plus pauvre du royaume avec un revenu moyen de 7.079 euros ». Trois autres communes les plus pauvres du royaume sont elles aussi bruxelloises : Molenbeek, Saint-Gilles et Schaerbeek (places 2, 3 et 5). Triste palmarès.

Un quart des Bruxellois vit sous le seuil de « risque de pauvreté ». D’après les experts, il y a « risque de pauvreté » quand une personne isolée doit vivre avec 860 euros par mois.

32% de nos jeunes de moins de 25 ans sur le marché de l’emploi sont au chômage. Et il s’agit d’une moyenne sur l’ensemble des dix-neuf communes ! Que deviennent ces pourcentages dans les quartiers les plus pauvres de Saint-Josse, Molenbeek ou Saint-Gilles ?

Garde-t-on ces statistiques au chaud pour expliquer, dans un futur proche, les causes des révoltes des jeunes, tout en s’empressant de les condamner ?

Les écarts de richesse entre communes bruxelloises, et entre quartiers prospères et quartiers sinistrés, se sont consolidés, année après année. Ces fossés sont à l’image de ceux qui existent, partout dans le monde, entre régions riches et régions pauvres. Et, au sein de chaque partie du monde, entre riches et pauvres.

La Région bruxelloise n’est qu’un petit bout de terre où se concentrent ces injustices flagrantes. On peut voir, sentir, toucher ces inégalités d’une station de métro à l’autre, à peine un kilomètre de voyage. Et pourtant, dans notre société si démocratique, des jeunes n’ont pas assez d’argent pour sortir de leur quartier.

Saint-Josse-ten-Noode est aussi la commune comptant le plus de nationalités (plus de cent cinquante) et de langues (une soixantaine). Cette particularité, qu’on retrouve dans tous les quartiers pauvres de Bruxelles, fait oublier à certains que le problème fondamental est celui des classes sociales et de la répartition des richesses et non le problème de l’origine nationale, de la religion, de la langue ou de la culture.

Ce n’est pas que la Région bruxelloise est pauvre. Pas du tout ! Elle produit un cinquième des richesses du pays, alors qu’elle ne représente qu’un dixième de sa population. Elle est la troisième région européenne en termes de richesse. Il s’agit aujourd’hui de redistribuer cette richesse de façon équitable parmi les citoyens bruxellois.

Quand calculera-t-on le « seuil maximum de richesse indécente » ? Quand remettra-t-on au cœur du débat la question essentielle de la justice sociale, de la répartition correcte des richesses produites, et ceci indépendamment de toute autre considération ?

Les inégalités créées par la discrimination

L’existence des discriminations n’est plus à démontrer mais la persistance de ce phénomène est alarmante !

Les traitements inégaux en raison de l’origine, de la couleur de la peau, de la consonance étrangère du nom et prénom, des signes visibles d’appartenance culturelle et religieuse ne diminuent pas. Qu’il s’agisse des inégalités à l’embauche et dans le cadre des relations de travail, sur le marché du logement ou encore du refus d’accès à un dancing, à une salle de fitness, de l’islamophobie propagée sur Internet …

Vécues par les personnes étrangères et belges d’origine étrangère dans nos quartiers de la Capitale, ces discriminations persistent. 40% des faits rapportés en Belgique et supposés de racisme ou de discrimination se manifestent dans la région de Bruxelles-Capitale, alors que sa population ne représente que 10% du pays. Donc quatre fois plus dans notre région !

Les faits rapportés pour racisme constituent 39% des plaintes.

Les plaintes pour haine sur Internet et plus spécialement les plaintes émanant de musulmans représentent 27% des cas de racisme alors qu’en 2006 ils n’étaient que de 16%. L’islamophobie se répand via des mails et des forums et devient un phénomène inquiétant.

Les plaintes pour discrimination sur le marché de l’emploi persistent et sont également préoccupantes. Elles représentent 13% des plaintes.

Les obstacles rencontrés par les personnes étrangères et d’origine étrangère ne frappent pas uniquement l’accès à un emploi. Ils sont beaucoup plus criants dans le cadre des relations de travail : promotion, accès à des formations, harcèlement des collègues et de la hiérarchie directe …

La discrimination à l’emploi en raison de l’origine dans la région de Bruxelles-Capitale a fait l’objet d’une étude, publiée en 2005. Elle a démontré une répartition «ethnique » des emplois, des statuts et des salaires sur le marché du travail. Autrement dit, les travailleurs d’origine marocaine et turque sont sur-représentés dans les services aux entreprises, l’intérim, le nettoyage, l’horeca, … mais quasiment absents dans les services financiers, postes de télécommunication et services publics. Toujours d’après cette étude, 50% des demandeurs d’emploi étrangers et d’origine étrangère ont subi au moins une fois au cours de leurs démarches un fait discriminant.

Cette discrimination n’épargne nullement les personnes diplômées et expérimentées. Elle frappe les travailleurs hautement et faiblement qualifiés, tant les hommes que les femmes.

Les discriminations sont également fortes sur le marché du logement. Elles représentent 8% des plaintes pour racisme.

Les services privés (refus d’accès à un dancing, à une salle de fitness, …) n’échappent pas à la règle ! Ils concernent 8% des plaintes.

Notre programme en 7 points comme les 7 lettres du mot ÉGALITÉ

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