Mercredi 28 novembre 2012 au matin, la ville de Jaramana, dans la proche banlieue de Damas, a été secouée par une quadruple explosion. Il s’agissait d’un acte « terroriste »… puisqu’il était destiné à « terroriser » ses habitants. La première explosion, à 6h35, a été provoquée par une bombe sonore de faible puissance, placée sous une voiture parquée à côté d’une station-service, non loin de la Place du Président. Le second engin, dissimulé sous une autre voiture garée de l’autre côté de la station, a explosé quelque 10 minutes plus tard. A la différence de la première bombe, qui n’avait pas eu de conséquences dramatiques, celle-ci a tué sur le coup plusieurs dizaines d’habitants, de 30 à 70 selon les témoins. Ils s’étaient précipités pour porter secours aux éventuelles victimes du premier engin. Elle a également provoqué des dizaines de blessés, dont le nombre exact, de 80 à 120, reste aussi imprécis. Les deux autres bombes ont sauté près d’une heure plus tard, à quelques centaines de mètres de là, l’une dans le quartier Al Qariyât (à l’ouest de la place), l’autre à l’angle du carrefour de la rue Al Nahdha (à 500 mètres plus au sud). Elles n’ont provoqué que des dégâts matériels bénins. Il ne s’agissait pas d’attentats suicides, contrairement à ce que les médias officiels avaient immédiatement affirmé : aucun cadavre ou reste de kamikaze n’a été découvert sur les lieux.
Jaramana et son environnement

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