L’adhésion d’Israël, de l’Estonie et de la Slovénie à l’Organisation de coopération et de développement économique, qui réunit les 31 pays les plus développés de la planète, a été « formellement validée » lundi matin.
L’adhésion de ces trois pays, qui avaient ouvert des négociations en 2007, a été « formellement validée ce matin au conseil des ambassadeurs de l’OCDE », qui réunit les représentants des 31 pays-membres, selon cette source.
L’OCDE
L’OCDE cherche à coordonner les politiques économiques des pays les plus développés et se trouve en pointe dans la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption internationale.
Lors de la création de l’OCDE en 1961, les pays membres rassemblaient 75 % de la richesse mondiale, contre 60 % aujourd’hui.
L’OCDE « regroupe les gouvernements attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché », peut-on lire sur son site internet
« La cérémonie officielle d’adhésion aura lieu le 27 mai à Paris, en présence du Premier ministre français François Fillon et de représentants » des trois pays concernés, a ajouté une source diplomatique.
Interrogée par l’AFP, une porte-parole de l’OCDE n’a pas souhaité confirmer cette information mais indiqué qu’une conférence de presse aurait lieu au siège de l’organisation à Paris ce lundi à 14H30 (12H30 GMT).
En mai 2007, Israël avait entamé des démarches pour devenir membre à part entière de l’OCDE, à la suite d’une invitation en ce sens lancée simultanément au Chili, à l’Estonie, à la Russie et à la Slovénie.
Plusieurs organisations pro-palestiniennes se sont élevées contre une possible admission de ce pays, estimant que la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens était en contradiction avec les principes de l’OCDE.
Israël : une « réussite historique »
Cette adhésion « constitue un succès historique vu qu’elle donne une légitimité à Israël comme pays (économiquement) avancé et éclairé », a déclaré le ministre des Finances Youval Steinitz à la radio publique.
Il a relevé que l’accord d’adhésion avait été « difficile à obtenir particulièrement dans le contexte actuel de la crise économique internationale » et qu’il était le « fruit de quatre années d’efforts ».