« Blagues à part » repose sur un principe si simple qu’il suscite d’abord du scepticisme. Caméra face à des Palestiniens, sans distinction d’âge, de sexe, de ville (à l’exception de Gaza d’où un jeune lui parle via le logiciel Skype), Vanessa Rousselot demande de sa voix fluette :
« Bonjour, est-ce que vous connaissez une blague palestinienne ? »
Et nous, de découvrir que cette population, inlassablement représentée comme un groupe uniforme, ne se ressemble pas…
- Il y a là un berger drapé dans son keffieh rouge qui, interrogé à l’aube sur un marché, la fixe d’un air dédaigneux… et reste mutique !
- Ce groupe de papys qui tape le carton, dans un café, et lui conseille d’aller en Egypte : « Là, ils ont les meilleures blagues ! »
- Un restaurateur hilare d’une blague à propos d’un poivrot… Si ni la réalisatrice, ni le spectateur n’en captent toute la subtilité, tous cèdent à sa gaieté.
Blaguer avec les Israéliens pour mieux passer les check points
Surtout, il y a dans ce film, de magnifiques personnages de cinéma.
- Oum Mike, professeure d’arabe de la réalisatrice, vieille dame digne qui furette sur Internet les dernières blagues en cours, plaisante, attendrit pour soudainement sombrer dans une infinie tristesse à la pensée que, restée seule en Palestine après l’émigration de tous ses enfants, elle n’a plus personne à qui les raconter.
source et suite
j’ai financer ce film 😉 avec des miettes mais je l’ai financer