Des vidéos jugées trop choquantes par Youtube


Mis à jour à 21h20 2 Commentaires

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme a dénoncé la fermeture de son compte par Youtube à deux reprises, en deux mois. Le site de partage de vidéos parle d’images trop choquantes qui violent sa charte.

Image extraite d'une vidéo amateur tournée à l'est de Damas, le 2 janvier dernier.

Image extraite d’une vidéo amateur tournée à l’est de Damas, le 2 janvier dernier.
Image: Keystone

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) affirme que Youtube a fermé à deux reprises en deux mois son compte. Celui-ci lui sert à mettre en ligne des vidéos montrant des exactions en Syrie.

Youtube estime que les vidéos diffusées par l’OSDH violent sa charte car elles sont « choquantes et peuvent offenser », rapporte l’organisation, déplorant que Youtube n’ait « pas conscience de la valeur de ces vidéos pour témoigner » des atrocités commises en Syrie, en proie depuis 21 mois à un conflit meurtrier.

L’Observatoire accuse des partisans du régime de signaler comme inappropriés, sur Youtube comme sur d’autres réseaux sociaux, les comptes et les pages créées pour dénoncer les exactions commises par les troupes syriennes.

L’OSDH, qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers la Syrie, affirme en outre signaler systématiquement les vidéos les plus violentes en y ajoutant « plus de 18 ans » ou « plus de 21 ans ».

Insoutenables

Alors que l’ONU a récemment dénoncé une « prolifération des crimes de guerre », les vidéos montrant les exactions en Syrie sont de plus en plus insoutenables.

Récemment, l’OSDH a mis en ligne un film montrant des hommes en treillis, des soldats du régime selon l’ONG, lacérant de coups de couteau deux prisonniers, avant de les assommer avec des blocs de béton.

Une autre vidéo, récupérée selon l’OSDH sur un téléphone portable trouvé sur un soldat tué durant des combats à Hama (centre), montre des hommes vêtus de tenues militaires torturant un homme, écorché et émasculé vivant.

L’OSDH recense les victimes du conflit depuis le début en mars 2011 des premières manifestations lancées dans le sillage du Printemps arabe.

Cette ONG basée en Grande-Bretagne s’est imposée comme une source majeure dans la couverture du conflit en Syrie, où les autorités restreignent drastiquement l’accès des médias internationaux. (afp/Newsnet)

Créé: 06.01.2013, 21h20

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