Un poète syrien : Abou Afach


Nazîh Abou Afach

ô temps étroit… ô vaste terre
Par hasard vivants


Nazîh Abou Afach est un des poètes syriens les plus représentatifs de sa génération : son écriture en perpétuel renouvellement est caractéristique d’une profonde liberté stylistique et de pensée. Né en 1946, Nazîh Abou Afach a été instituteur, lecteur de manuscrits au Ministère de la Culture puis aux éditions al-Madâ. Depuis 1968 il a publié une quinzaine de recueils. Parallèlement à l’écriture, il se consacre à la peinture et à la musique.

O temps étroit… ô vaste terre
poèmes traduits de l’arabe (Syrie) par Claude Krul

alidades, collection ’Création’,
12,5 x 21 cm, 40 pages, cahier, 5,00 €, ISBN 978-2-906266-51-3

La poésie de Nazîh Abou Afach, qui à ce jour n’a jamais été publiée en français, se caractérise par sa liberté de ton, son refus des carcans stylistiques, tout autant que par une fraîcheur d’écriture qui lui confère la force de la sincérité. Abou Afach, de toute évidence, plie son écriture à ce qui le travaille, manie tendresse, ironie, désabusement, espoir, révolte et sensualité avec une grande simplicité qui de fait le dispense de toute affectation poétique.

Cette verdure, sève généreuse de la vie,
je la connais :
vert de la désolation
vert du désir
vert des soupirs
vert sanglot
ruisselant, céleste,
sombre, sur la terre.

Par hasard vivants
poèmes traduits de l’arabe (Syrie) par Claude Krul

alidades, collection ’Création’,
12,5 x 21 cm, 44 pages, cahier, 5,50 €, ISBN 978-2-906266-90-2

Ce deuxième recueil publié par nos soins réunit des poèmes écrits entre 2003 et 2009, dont certains sont inédits en arabe. Nazîh Abou Afach y aborde les questions essentielles à ses yeux – l’âge et l’amour, la poésie, le sens des gestes quotidiens – mais aussi s’interroge sur son identité de chrétien. Le vers, ciselé, rythmé, précis, ample aussi parfois et lyrique sert autant l’élégie que l’ironie, le désenchantement et le doute que la colère. Cette poésie est assurément porteuse d’une rumination authentiquement humaine.

Creusez le tunnel…
bas, plus bas,
jusqu’au tréfonds de la terre,
au tréfonds de l’aventure,
du péché,
au tréfonds des prophéties et des croyances,
du germe des espèces premières :
l’homme fuit sa cage
et voudrait le secours de l’oubli.

« Nazîh Abou Afach (…) écrit de courts récits, des saynètes, adresses, fables et paraboles (contre-paraboles), autant de fragments d’une méditation très personnelle, morale, et politique à sa façon. » Jean-Charles Depaule, Cahier Critique de Poésie, n° 21.

Lien à Alidades : http://alidades.librairie.assoc.pagespro-orange.fr/abou_afach.html

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