Syrie: un religieux modéré élu chef de la Coalition de l’opposition


AlWatan-Doha/AFP Cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib, désormais président de la nouvelle Coalition nationale, le 11 novembre 2012 à Doha AlWatan-Doha/AFP
Un religieux modéré, cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib, a été élu dimanche soir à Doha président de la nouvelle Coalition nationale regroupant la plupart des composantes de l’oposition syrienne.

L’opposant Riad Seif, un ancien député à l’origine de l’initiative d’unification de l’opposition, et l’activiste Souheir Atassi, qui a joué un rôle dans la coordination du soulèvement à l’intérieur de la Syrie, ont été élus vice-présidents, selon le vote retransmis en direct par la chaîne satellitaire Al-Jazeera.

Originaire de Damas, cheikh Al-Khatib, 52 ans, a quitté la Syrie il y a environ trois mois, après avoir été arrêté à deux reprises depuis le déclenchement du soulèvement contre le régime du président Bachar Al-Assad en mars 2011.

Il est connu pour ses positions modérées sur le plan religieux.

Riad Seif, un ancien député de 66 ans, est quand à lui un des symboles du « printemps de Damas » réprimé en 2001 par le président Bachar al-Assad. Il a été emprisonné pendant huit ans, et s’est fait arrêter à deux reprises depuis le début du soulèvement, avant de quitter la Syrie.

Souheir Atassi a pour sa part quitté la Syrie après sept mois de vie en clandestinité au début du soulèvement, au cours desquels elle a joué un rôle clé dans la coordination des structures mises en place par l’opposition.

Al-Watan Doha/AFP © Al-Watan Doha/AFP

Le militant syrien des droits de l’Homme Haytham al-Maleh (G) félicite cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib, le 11 novembre 2012 à Doha

Leur élection est intervenue après que les composantes de l’opposition ont paraphé un accord créant une instance baptisée « Coalition nationale syrienne des forces de l’opposition et de la révolution » pour unifier leurs efforts dans la lutte contre le régime.

La formation de cette coalition est le fruit d’un compromis obtenu après de laborieuses négociations entre les partis d’opposition, dont le Conseil national syrien (CNS), qui bloquait son adoption, de peur d’être marginalisé.

Mais le CNS a été soumis à d’intenses pressions arabes et internationales samedi soir pour accepter une unification des composantes de l’opposition sous la houlette de la Coalition nationale afin de lutter de manière plus efficace contre le régime Assad.

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un conflit déclenché par la répression brutale d’une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad. Ce mouvement de contestation s’est militarisé au fil des mois, les violences ayant fait plus de 37.000 morts selon une ONG syrienne.

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