Syrie : Des sévices sexuels au-delà du réel


Syrie : Des sévices sexuels au-delà du réel

Publié par la rédaction Société, il y a 7 heures.
Dans le dossier Syrie

En Syrie, la cruauté du régime de Bachar-Al-Assad semble sans bornes. Viols collectifs, rat dans le vagin : les sévices sexuels sont aujourd’hui devenus de véritables armes de guerre.

Depuis le début de la guerre syrienne qui oppose l’actuel président Bachar-el-Assad au clan des rebelles, les atrocités commises par le régime vont crescendo. Il y a quelques mois, on apprenait que des bébés étaient torturés sous les yeux de leurs parents afin de les faire céder. Aujourd’hui, les sévices sexuels perpétrées sur les individus sont d’une inimaginable barbarie.

« Il a inséré un rat dans son vagin. Elle hurlait. Ensuite on a vu du sang sur le sol. Il lui a dit : “C’est assez pour toi ?” Ils se moquaient d’elle. C’était évident qu’elle agonisait. Nous pouvions la voir. Après cela, elle n’a plus bougé. » Ce témoignage, d’une cruauté sanglante, émane d’un journaliste de la BBC, Fergal Keane, qui est parti à la rencontre des prisonniers syriens.

Les hommes aussi sont victimes de ces atrocités sexuelles. Un jeune homme travaillant dans une association de défense des droits de l’homme raconte avoir été lui aussi victime d’un viol collectif : « Les trois hommes, ils étaient comme des animaux. J’ai essayé de me protéger, mais je suis juste un homme petit. Lorsqu’ils étaient en train de me violer, j’ai commencé à dire : “S’il vous plaît, ne faites pas ça… s’il vous plaît, ne faites pas ça.” »

Bien souvent, les victimes n’osent pas parler, se sentant humiliées par les sévices qu’elles ont subis. « Dans beaucoup de cas, les victimes ne veulent pas que leurs familles ou les autres membres de leur communauté sachent qu’elles ont été violées, à cause de la peur et de la honte. » , explique le journaliste qui cite un rapport de Human Right Watch. Pour l’heure, de telles exactions n’ont pas été rapportées dans le camp des rebelles.

Face à cette situation désastreuse, Navi Pillay, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’Homme, a martelé la nécessité de sanctionner ces crimes en les présentant à la Cour pénale internationale, comme ce fut le cas pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda. Malheureusement, pour l’heure, c’est plutôt la cacophonie qui émane du concert des Nations…

Crédit photos / vidéos : Sipa

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